Friday, February 16, 2018

Le pape François dit prier pour ceux qui le traitent d’hérétique



La rédaction d'Aleteia | 15 février 2018


Antoine Mekary I ALETEIA


Lors de son dernier voyage au Chili et au Pérou, le pape François s’est entretenu longuement avec des jésuites. Des échanges d’une grande richesse dont le journal italien Corriere Della Sera a publié quelques extraits. On y découvre notamment que le souverain pontife prie pour ceux qui l’accusent d’être un hérétique.

Du 15 au 21 janvier, le pape François s’est rendu au Chili et au Pérou. Un voyage au cours duquel il a pu dialoguer avec les jésuites des deux pays sur différents sujets tels que les joies et les peines de son pontificat, la solitude des personnes âgées, les abus sexuels et… les résistances qu’il rencontre, au quotidien. Le quotidien italien Corriere Della Sera en a publié quelques extraits ce mercredi.
Lire aussi : Pape François : « L’un de vous m’a dit que j’étais un peu fou »

Au sujet des oppositions auxquelles il doit faire face quotidiennement, le souverain pontife explique ainsi qu’il essaye de faire preuve de discernement et de prendre du recul car « il est facile de dire qu’il y a de la résistance sans se rendre compte que dans cette opposition, il peut aussi y avoir une once de vérité ».



Saturday, February 10, 2018

Cour des comptes: des propositions pour "renforcer la confiance" dans les vaccins



Par AFP , publié le 07/02/2018 à 15:44 , mis à jour à 15:44



Paris - L'augmentation du nombre de vaccins obligatoires pour les enfants était "nécessaire" mais doit s'accompagner d'autres mesures telles qu'offrir aux pharmaciens la possibilité de vacciner et impliquer davantage l'école, estime la Cour des comptes.

"La politique vaccinale: un enjeu de santé publique, une confiance à conforter" est l'un des volets du rapport de la Cour des comptes publié mercredi. De façon assez inhabituelle, ce chapitre ne s'intéresse pas au coût des mesures mais se propose d'évaluer la politique générale mise en oeuvre par l'Etat en matière de vaccination.

Le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier est une "clarification nécessaire" mais "doit impérativement s'inscrire dans une stratégie d'ensemble plus large pour conforter durablement la confiance", juge la Cour, en formulant des recommandations.

D'abord, "généraliser le carnet de vaccination électronique" pour disposer d'un "outil informatisé de suivi du statut vaccinal".

Ensuite, "ouvrir plus largement aux professionnels de santé", aux infirmiers, aux pharmaciens, la possibilité de vacciner. La vaccination contre la grippe en pharmacie pour les personnes à risques est actuellement expérimentée dans deux régions (Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes).

La Cour préconise d'"impliquer activement la médecine scolaire dans la vaccination" et d'obliger les professionnels de santé à se vacciner contre la grippe.

Enfin, elle insiste sur la nécessité "d'une présence plus forte et plus réactive sur les réseaux sociaux". Le but: lutter contre un "climat anxiogène sur la vaccination" dû aux "rumeurs et polémiques (...) amplifiées par les médias sociaux et souvent accompagnées d'un discours +complotiste+". Elle suggère de confier cette mission à la Haute autorité de santé (HAS).

La Cour des comptes juge que par le passé, "la mobilisation des pouvoirs publics a manqué de réactivité et de force" pour contrer un phénomène d'"hésitation vaccinale" plus marqué en France qu'ailleurs.

"Les plans successifs visant à relancer la politique vaccinale n'ont débouché que sur des mesures partielles, mal coordonnées, insuffisantes pour renforcer suffisamment l'adhésion vaccinale", estime-t-elle.

L'argument premier du gouvernement pour augmenter le nombre de vaccinations obligatoires est la baisse du taux de couverture vaccinale et la réapparition de certaines maladies.

Les vaccins obligatoires sont pris en charge à 65% par l'assurance maladie (sauf l'un d'eux, le ROR, pris en charge à 100% pour les mineurs). Surcoût pour la Sécu: environ 12 millions d'euros.

Sunday, January 28, 2018

Acheter éthique en 2018 - Fiche Ecojesuit n°15


Fiche Ecojesuit n°15 – Acheter éthique en 2018



Acheter éthique demande en premier lieu une attention à la manière dont le produit est fabriqué, dont les salariés et l’environnement sont respectés.


Qu’est-ce qu’un achat éthique ?

Les labels de références nous aident à nous repérer. Même quand on veut bien faire, il est difficile de savoir ce qu’il faut regarder lorsqu’on fait ses courses. Comme consommateurs, nous n’avons que les informations inscrites sur l’étiquette, qui présente souvent le produit à son avantage. De plus, il est très rare qu’un produit réponde parfaitement à tous les critères. A nous de choisir notre ordre de préférence. Rappelons-nous que le prix n’est pas tout, et que, parfois, payer un peu plus cher a du sens lorsqu’il s’agit de rendre éthique notre consommation (respect social, environnemental…). Acheter éthique c’est vouloir agir de manière juste. A commencer par les vêtements.
Des questions à nous poser avant d’acheter :

1 – Me demander d’où viennent les choses. Privilégier les produits fabriqués en France ou en Europe.

2 – Apprendre à reconnaître les labels sérieux. Imprimer la fiche www.eco-sapiens.com/pdf/labels-eco-consommation.pdf pour en disposer au moment des courses. Le savoir-faire pour acheter éthique s’acquiert dans le temps. Le plus important est de s’y mettre…

3 – Acheter d’occasion : c’est utile pour les livres (www.chasse-aux-livres.fr) et pour les vêtements

4 – Acheter moins et seulement ce dont j’ai besoin. Dépenser pour des articles de qualité qui dureront.
En communauté, nous laisser inspirer pour miser sur un autre style de vie

« Un changement dans les styles de vie pourrait réussir à exercer une pression saine sur ceux qui détiennent le pouvoir politique, économique et social. C’est ce qui arrive quand les mouvements de consommateurs obtiennent qu’on n’achète plus certains produits, et deviennent ainsi efficaces pour modifier le comportement des entreprises, en les forçant à considérer l’impact environnemental et les modèles de production. C’est un fait, quand les habitudes de la société affectent le gain des entreprises, celles-ci se trouvent contraintes à produire autrement. Cela nous rappelle la responsabilité sociale des consommateurs : « Acheter est non seulement un acte économique mais toujours aussi un acte moral. » C’est pourquoi, aujourd’hui « le thème de la dégradation environnementale met en cause les comportements de chacun de nous ». Laudato Si, §206
Des ressources pour aller plus loin

Il y a de nombreux sites en France et en Belgique, en voici 3 pour commencer, merci de partager les sites qui vous aurons aidé à acheter éthique
www.consommonssainement.com
www.littlegreenbee.be
www.eco-sapiens.com/infos-les-labels.php?famille=Textile – pour tout savoir sur les labels…
Une émission intéressante (2h) pour tout apprendre sur le coton et la fabrication de nos vêtements : « L’envers de nos tee-shirts – Cash Investigation (nov 2017) » : www.youtube.com/watch?v=_8dwxQGMgBw

> Télécharger la Fiche Ecojesuit n°15 – Acheter Ethique

> Consulter toutes les Fiches Ecojesuit

24 janvier 2018



Saturday, January 13, 2018

Frère Henri, « militant » dominicain


BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ - RELIGION

Dans le livre qu’il consacre aux ordres dominicains, jésuites et franciscains ("Au Nom de Dieu et des Hommes", Fayard), Jérôme Cordelier revient sur l’engagement social des frères Burin des Roziers et Raguénès. Deux figures qui ont marqué Besançon.

VU 122 FOIS
LE 13/01/2018 À 05:02
MIS À JOUR À 08:50



Journaliste au Point et spécialiste du fait religieux, Jérôme Cordelier montre à quel point les figures magnétiques de François d’Assise, Dominique de Guzman et Ignace de Loyola, fondateurs d’institutions parmi les plus anciennes au monde, continuent à parler à nos contemporains. Photo Nice Matin


Dans un livre passionnant, Jérôme Cordelier raconte la grande « saga » des franciscains, des jésuites et des dominicains. Créés au Moyen Âge ou à la Renaissance, ces « rocs de la chrétienté » sont toujours debout et continuent à marquer notre époque, même si leurs rangs se sont dangereusement clairsemés. Trois ordres, huit siècles d’histoire incarnés par des figures incroyables – grands mystiques, bâtisseurs, hommes de bien, souvent tout cela à la fois… – dont l’auteur brosse autant de portraits saisissants.

Parmi les religieux dont vous relatez l’aventure – car c’est souvent de cela dont il s’agit –, on croise la route du frère dominicain Henri Burin des Roziers, une figure du combat des Lip. Qui était-il ?

« Issu de l’aristocratie française, d’une lignée de grands résistants – l’un de ses oncles deviendra le secrétaire général de l’Élysée, sous De Gaulle –, Henri Burin des Roziers a passé sa vie à pourfendre et combattre l’injustice. Au Brésil, où il vécut 33 ans aux côtés des « Sans Terre », il partagea le destin des péons, ces ouvriers agricoles exploités comme des esclaves par les grands propriétaires terriens d’Amazonie. Agrégé de droit et avocat de formation, ce frère dominicain a tout lâché, en mai 1968, pour se ranger définitivement aux côtés des exclus et des opprimés. De ces événements de mai, il dira qu’ils furent pour lui « un rêve beau, biblique et évangélique » ! Les travailleurs pauvres, les bavures policières, le tiers-monde… Le frère Henri fut de tous les combats et s’il en avait eu la capacité physique, on l’aurait vu aux côtés des migrants, dont il dénonça jusqu’à son dernier souffle – il est mort il y a quelques semaines à l’âge de 87 ans – le sort qui leur est fait. Ce religieux hors-norme, qui refusait qu’on le définisse comme “missionnaire”, se présentait comme un “militant”. “Je n’ai voulu qu’une chose : lutter contre les injustices”, m’avait-il confié peu avant sa mort. »

Cette lutte l’avait conduit à Besançon au début des années 70…



Saturday, January 6, 2018

Le jour où la première messe solennelle a été célébrée sur le continent américain



 

ISABELLE COUSTURIÉ 

06 janvier 2018



Le 6 janvier 1494, jour de l'Épiphanie, frère Bernard Boyl, nommé vicaire apostolique du Nouveau Monde par le pape, débarquait avec Christophe Colomb sur l’ile des Caraïbes…


En 1492, le roi Ferdinand le Catholique charge un certain Bernard Boyl, son secrétaire, d’une mission délicate : faire partie de l’expédition des douze missionnaires que celui-ci a décidé d’envoyer aux côtés de Christophe Colomb à l’occasion de son deuxième voyage dans le Nouveau Monde. Investi par le pape Alexandre VI du titre de premier vicaire apostolique, c’est ce catalan, supérieur de tous les ermites et confesseurs des pèlerins de l’abbaye de Montserrat, en Espagne, qui célébrera la toute première messe solennelle sur le continent américain.

Lire aussi : Mutilé, décapité, scalpé : Isaac Jogues, missionnaire jésuite au Canada

Cela se passe, le jour de l’Épiphanie, à La Isabela. C’est là, quatre jours auparavant que le navigateur a décidé de fonder une deuxième colonie sur l’île des Caraïbes, l’actuelle République dominicaine. Cet établissement, destiné à favoriser la conquête par Christophe Colomb et de ses hommes va vite péricliter. Le site a été localisé près de la ville dominicaine de Puerto Plata où l’on trouve des vestiges de la première colonie européenne des Amériques. Une église moderne fut inaugurée en 1994, à l’occasion du 500e anniversaire de cette première messe.

Bernardo Boyl fut très attentif et critique face aux actions de conquête menées par Christophe Colomb. Et il eut avec lui plusieurs disputes sur la manière de traiter les indigènes. À tel point qu’en décembre 1494, le religieux décide de retourner en Espagne et demande au roi de ne plus l’envoyer dans le Nouveau Monde. Élu supérieur de l’abbaye Saint-Michel de Cuxa, qui dépendait de Montserrat, il regagnera définitivement l’Ordre bénédictin et le dirigera de 1498 jusqu’à sa mort, en 1520.

Arrivée des premiers missionnaires

Entre temps, en Amérique, l’arrivée des missionnaires se multiplie. Ils arrivent de plus en plus nombreux, posant les jalons de la diffusion de l’annonce évangélique sur son sol : les franciscains en 1502, puis les dominicains en 1510, les mercédaires (Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci) en 1519, les augustins en 1533, et enfin les jésuites en 1568, soit 31 ans après leur fondation pour former des prêtres de haut niveau destinés à l’enseignement et aux missions d’évangélisation.

Lire aussi : L’avant-bras de saint François Xavier va voyager en avion

Chaque ordre, peu à peu, se dote de provinces et règles. Ces premières missions espagnoles réussissent à imposer le catholicisme dans les territoires contrôlés par leur pays, faisant ériger des églises qui, comme les villes, sont des répliques de l’architecture espagnole. Par contre leur tentative de constituer un clergé indigène échoue et les séminaires créés sur place pour constituer le clergé local se remplissent d’espagnols des colonies.

La Vierge Marie trouve sa place

Moins de quarante ans après l’arrivée des Espagnols, la Vierge Marie trouve sa place dans la symbolique indigène, apparaissant à un indien aztèque en 1531, sous les traits d’une femme métissée, et lui livrant son message dans sa langue et non en espagnol : Notre-Dame de Guadalupe dont la dévotion constitue le cœur de la spiritualité latino-américaine. Son apparition a lieu le 9 décembre 1531, sur la colline de Tepeyac au nord de Mexico, quelques années après l’arrivée des missionnaires au Mexique pour évangéliser les millions d’autochtones du vieil empire aztèque.




Sunday, December 31, 2017

Quand le catholicisme (ultra) part en croisade en Pologne…


Sainte Vierge


Publié le 30 Décembre 2017





La Pologne est un beau pays. J'en reviens. La Pologne est couverte de merveilleuses églises baroques. J'en ai visité. Nombre d'entre elles – pas toutes heureusement – sont des copies ferventes de Saint-Nicolas-du-Chardonnet. A Poznań, à l'entrée de la Basilique dédiée à Saint Kazimierz une grande affiche avec ce gros titre en noir : "halte au génocide des bébés polonais !". En dessous, un texte vibrant qui dénonce l'avortement comme un "crime contre l'humanité" visant à vider la Pologne de ses enfants à naître.

Il y est question d'un "complot sataniste et mondialiste". Il n'est pas précisé s'il s'agit d'un complot maçonnique ou juif…

Des affiches comme celles-ci, il y en a dans plusieurs édifices religieux. Elles ont été apposées là avec la bénédiction de l'épiscopat. La hiérarchie religieuse polonaise a oublié toute prudence et toute circonspection. Des centaines de milliers de femmes polonaises se sont chargées de le lui rappeler en manifestant – victorieusement – contre un projet de loi gouvernemental abolissant de facto l'avortement.

Car l'épiscopat est le plus fidèle soutien du gouvernement. Le gouvernement, lui, est le plus fidèle soutien de l'épiscopat. Cette alliance, ce mélange des genres, provoquera un jour un retour de bâton. Et alors les curés polonais n'auront pas assez de larmes pour pleurer.

Sous le règne M. Kaczynski, un paranoïaque madré et retors, la Pologne est devenue un pays schizophrène. Sur toutes les chaines de télévision publiques on vitupère à longueur d'émission l'ennemi héréditaire russe. Mais en même temps on ne tarit pas d'éloge sur Poutine, un leader viril qui en a… Pas une heure ne se passe, sans que, sur les même chaines on insulte l'Union européenne coupable de vouloir sanctionner la Pologne, qui, selon elle, bafoue les libertés les plus élémentaires.

Mais quiconque se promène en Pologne y verra partout des panneaux : "cette route a été construite par l'Union européenne", " ce pont, etc.", "cette école, etc.". Les instances communautaires déversent en effet des milliards sur la Pologne. Mais pour ceux qui sont là-bas au pouvoir, c'est "prend l'oseille et tire-toi !" La Pologne est le plus grand et le plus fidèle pays catholique d'Europe. La fille aînée de l'Eglise, car la France a abandonné ce statut. Depuis le XVIIe siècle, la Vierge Marie est reine de Pologne. Aujourd'hui, quand elle regarde le pays dont elle est la souveraine, elle a un bandeau sur les yeux. Pour ne pas voir.




Wednesday, December 13, 2017

Audience générale du 13 décembre 2017 (L'importance du Repos Dominical)





Audience générale du 13 décembre 2017







KTOTV Published on Dec 13, 2017



Lors de l'audience générale du mercredi 13 décembre, le Saint-Père a rappelé que "le Seigneur vient à notre rencontre tous les dimanches dans la célébration de l´eucharistie" ajoutant "que nous avons besoin d´y participer pour recevoir sa grâce et aller à sa suite". Il aussi incité les nouveaux époux à donner "plus de place à la prière surtout en ce Temps d´Avent, pour que votre vie devienne un chemin de perfection chrétienne. »



Audience générale du 13/12/2017.



Thursday, December 7, 2017

Devant la Fédération luthérienne mondiale, le Pape loue «l’unité réconciliée» des chrétiens


François \ Activités



Le Pape avec le président de la Fédération luthérienne mondiale, Mgr Munib Younan, lors de la prière œcuménique à Lund, le 31 octobre 2016. - ANSA


07/12/2017 12:24



(RV) Le Pape François a reçu ce 7 décembre 2017 les dirigeants de la Fédération luthérienne mondiale (FLM). Devant la présidence de l’organisation luthérienne élue en mai dernier, le Saint-Père a loué «l’unité réconciliée» et le «patrimoine commun» de tous les chrétiens.

«Devant les oppositions, les différences et les blessures du passé, il y a en effet la réalité présente, commune, fondatrice et permanente de notre baptême. Par conséquent, nous ne pouvons jamais nous permettre d'être des adversaires ou des rivaux», a déclaré François, confiant repenser avec émotion à la prière œcuménique de Lund, le 31 octobre 2016, lors de son voyage apostolique en Suède, ainsi qu’à toutes celles qui ont jalonné cette année du 500ème anniversaire de la Réforme.

Un œcuménisme du sang

Pour le Pape, cette «unité réconciliée» qualifiée d’«œcuménisme du sang», est permise essentiellement grâce à la prière : «C'est seulement en priant que nous pouvons nous garder les uns les autres. La prière purifie, fortifie, illumine le chemin, avance. La prière est le carburant de notre voyage vers la pleine unité», car, avant toutes les oppositions, «les chrétiens partagent le baptême qui les rend frères».

La prière étant ainsi le point de départ commun, «nous pouvons regarder vers le passé et remercier Dieu que les divisions douloureuses qui nous ont tenus en conflit pendant des siècles nous ont amenés ces dernières décennies à un chemin de communion, le chemin de l'œcuménisme éveillé par l'Esprit Saint», a déclaré le Pape, se réjouissant de l’abandon simultané par les uns et les autres des préjugés sur l’Église catholique ou luthérienne. «L'unité réconciliée entre chrétiens est un élément indispensable de la proclamation de l’Évangile», a estimé François, poursuivant la ligne de dialogue entre la FLM et le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens engagée depuis 1967. En 2016, la FLM revendiquait l'affiliation de 145 Églises, réparties dans 98 pays et représentant plus de 74 millions de fidèles.

(DA)







Saturday, November 25, 2017

Des Jésuites expulsés de St-Domingue pour être en faveur des esclaves



ROSNY LADOUCEUR 


CREATED : 24 NOVEMBER 2017

ACTUALITES LOCALES


24 novembre 1763-24 novembre 2017 : 254 ans depuis que l’administration coloniale et les autorités politiques françaises ont expulsé les Jésuites, très présents à Saint-Domingue, pour leur engagement en faveur des esclaves.Quelles ont été les reproches adressés aux Jésuites ? « On leur reproche de prêcher et d'attrouper les Nègres et d'obliger en même temps les planteurs à retarder la marche des travaux ; de pousser les Nègres et Négresses vivant en concubinage à se marier légitimement, ce qui ôte au maître la faculté de diviser les esclaves, nuit au droit de propriété et compromet la soumission nécessaire ; d'instruire de la religion des Noirs hors de la présence des Blancs et de les instruire très particulièrement en leur révélant le sublime de leur être, la majesté de l'homme et ses espérances, au risque d'éveiller chez eux des idées subversives d'égalité. On va même jusqu'à incriminer certains jésuites de favoriser le marronnage et de protéger des esclaves coupables d'empoisonnement. »

« Mais surtout ces moines orgueilleux sont accusés de vouloir ruiner l'autorité domestique des maîtres sur les esclaves pour substituer leur domination personnelle en cherchant à organiser les Nègres en un corps de fidèles distincts avec ses propres chantres, bedeaux et marguilliers élus, et avec ses propres catéchistes, hommes de confiance chargés de relayer l'action missionnaire. En effet, s'attaquer à l'autorité domestique, entendue l'autorité sans partage du maître sur l'esclave, principe sacré aux yeux des propriétaires qui voient en lui le plus sûr garant de l'ordre esclavagiste. C'est bien là le grief majeur, maintes fois formulé contre la mission jésuite depuis son installation dans le nord de la colonie en 1704. »

Cette proximité avec les esclaves entraînera un climat conflictuel entre les Jésuites et le pouvoir politique colonial. Une Ordonnance du roi de France en date du 21 juillet 1763, suivie par l'Arrêt définitif du Conseil Supérieur du Cap-Français, le 24 novembre 1763, ordonnèrent l'expulsion de tous les jésuites de la colonie de Saint-Domingue.

Cette décision arriva donc 10 ans avant la suppression générale de l'Ordre des Jésuites par le Bref Dominus ac Redentor du Pape Clément XIV, le 16 août 1773, sous la pression des Etats colonialistes européens.

Fondée en 1540 par Ignace de Loyola, la Compagnie de Jésus (Jésuites) est l'une des plus importantes composantes de l'Eglise catholique. Cet ordre religieux est actuellement le deuxième pour ce qui est des effectifs, derrière les franciscains, et devant les dominicains, avec près de 19 000 membres à travers le monde. Les jésuites ont la réputation d'être des intellectuels au sein de l'Eglise. Ils le doivent à leur formation qui dure quinze ans, avec des cours de théologie, de philosophie, de sciences... A la fin de leur parcours scolastique, en plus des trois vœux habituels (pauvreté, chasteté et obéissance au supérieur), ses membres se distinguent en prononçant également un vœu d'obéissance absolue au pape et à Dieu. L'ordre n'accepte pas de femmes, ayant reçu dès sa fondation une dérogation en ce sens par le pape Paul III.

Leur devise est Ad majorem Dei gloriam (pour la plus grande gloire de Dieu), souvent abrégée en AMDG, alors que le sceau de la compagnie représente les trois lettres IHS (abréviation de Jésus en grec) qui surmontent trois clous, symboles de la crucifixion. Ils sont actuellement dirigés par le supérieur général Adolfo Nicolás.


Source


Friday, November 10, 2017

Un jésuite en terre d’islam, de Christian Reille


Vendredi 10 novembre 2017

LIBAN



10/11/2017



Le P. Christian Reille, un choix de vie.

SALON DU LIVRE

F. N. | OLJ


C'est en termes lumineux que le P. Christian Reille rend compte, dans son livre Un jésuite en terre d'islam*, de son enracinement dans la réalité algérienne. Jésuite de la province du Proche-Orient et du Maghreb, ce prêtre d'exception vit en Algérie depuis plus de 45 ans. Dans son ouvrage, récemment paru aux éditions Lessius, Christian Reille rend compte de ce choix de vie. La librairie Stephan a inscrit cet ouvrage au nombre de ceux dont elle assure la distribution au Salon du livre.

Trois lignes de force orientent cet ouvrage. La première piste s'ouvre de façon classique par l'éveil d'une vocation religieuse chez un jeune chrétien français des années 50, issu d'un milieu traditionnel et aisé. Il entre au noviciat des jésuites et fait son service militaire au Maroc. Là il découvre une convivialité possible avec des hommes d'une autre culture et d'une autre foi que la sienne. Au retour de ces 30 mois de service militaire, il demande à ses supérieurs de rejoindre une communauté de jésuites habitant en Algérie dans la vieille ville de Constantine.

La seconde ligne de force de l'ouvrage de Christian Reille est son approche, comme témoin, de cette indépendance nationale en devenir, d'abord avec les années Boumediene qui suivent 1962, puis dans les tourmentes soulevées par les courants salafistes des années 90, dites « années noires », au cours desquelles eut lieu la disparition des moines de Tibhirine. Près de 200 000 Algériens ont alors été tués, qui, comme les moines, avaient choisi, malgré les menaces dont ils étaient l'objet, de rester en Algérie pour construire leur pays. Aujourd'hui, l'Algérie est un pays qui a besoin de se retrouver, d'être écouté et de se réconcilier avec lui-même. Christian Reille ne cherche pas à faire œuvre d'historien ou de politologue, mais à faire découvrir comment les conflits, si féroces soient-ils, ne peuvent pas éteindre l'espérance de la convivialité, braise enfouie au cœur de chaque homme, ni la soif d'un vivre ensemble qui soit porteur de sens.
La troisième ligne de force du livre est l'expression d'une conviction. La mission du chrétien est une mission de réconciliation des hommes entre eux et de chacun avec lui-même. La préface à l'ouvrage par Mgr Teissier, archevêque émérite d'Alger, et la postface du théologien jésuite Joseph Moingt inscrivent cette conviction dans la tradition catholique.

L'écoute du message du P. Reille sera pour le lecteur libanais un témoignage de vie où le respect de l'autre dans son élan vers Dieu est reconnu, gratuitement, même si ce n'est pas dans la réciprocité. Il est une pierre pour la construction d'une humanité en marche vers un vivre-ensemble. Dieu est à l'œuvre partout où sa très chère humanité se construit dans un vivre-ensemble qu'il a mis en l'homme en le créant à son image.


*Librairie Stephan.




Tuesday, October 24, 2017

EL SALVADOR – La voie est ouverte à l’extradition vers l’Espagne d’un des assassins des jésuites de la UCA


24 octobre 2017

EL SALVADOR – La voie est ouverte à l’extradition vers l’Espagne d’un des assassins des jésuites de la UCA
Par Óscar Elizalde Prada



Le 19 novembre 1989 étaient assassinés par un peloton du bataillon Atlacatl de l’armée salvadorienne plusieurs prêtres jésuites occupant différentes fonctions importantes dans l’Université centroaméricaine (UCA), fondée en 1965 par la Compagnie de Jésus, ainsi que deux femmes, Elba Julia Ramos, travaillant dans la résidence de l’Université, et sa fille de 15 ans, Celina [1]. Ignacio Ellacuría avait été nommé recteur de l’université en 1979. Ignacio Martín-Baró était vice-recteur académique, Segundo Montes, directeur de l’Institut des droits humains, Juan Ramón Moreno était directeur de la Bibliothèque de théologie et Amando López, professeur de philosophie. Un autre jésuite qui se trouvait dans la résidence, Joaquín López y López fut assassiné aussi. Seul Jon Sobrino, alors absent du pays, échappa à la mort. En parallèle, un autre peloton, plus nombreux, était chargé de simuler un affrontement, incendiant un immeuble, mitraillant des voitures garées et peignant des mots d’ordre impliquant les guérilleros du Front Farabundo Martí pour la libération nationale (FMLN). Le FMLN avait en effet déclenché le 12 novembre une grande offensive lui permettant de s’emparer de plusieurs secteurs de la capitale, San Salvador.
28 ans après, la justice continuer à avancer, à pas de fourmi. Le 21 août 2017 marque une nouvelle petite avancée. Texte paru sur le site Vida Nueva digital le 28 août 2017.

Il s’agit de l’ex-colonel Montalvo qui purgeait une peine aux États-Unis lorsque l’Audience nationale d’Espagne a demandé son extradition. Cependant El Salvador freine la détention des autres militaires impliqués réclamés par le juge Eloy Velasco.

Presque trente ans ont passé depuis le massacre des six jésuites de l’Université centroaméricaine José Simeón Cañas (UCA) à San Salvador. Les Espagnols Ignacio Ellacuría, Segundo Montes, Ignacio Martín Baró, Juan Ramón Moreno et Amando López, ainsi que le Salvadorien Joaquín López López, ont été assassinés par les Escadrons de la mort au petit matin du 16 novembre 1989, en même temps que l’employée Elba Julia Ramos et sa fille Celina de 16 ans.

Depuis le 21 août, avec la décision de la justice états-unienne de ne plus faire obstruction à l’extradition vers l’Espagne de l’ex-colonel Inocente Orlando Montano, qui a aussi été vice-ministre de la sécurité publique d’El Salvador dans les années 80, la voie est ouverte pour rendre justice aux martyrs de la UCA.