Wednesday, June 21, 2017

Satan existe-t-il vraiment? La question divise l'Eglise catholique





Le pape François et Arturo Sosa, le supérieur général des jésuites, lors d'une rencontre au Vatican. - Observato Romano - AFP




Le diable n'est pas qu'une vue de l'esprit, pour le pape Français. Pour le nouveau supérieur général de l'ordre des jésuites, il ne s'agit au contraire que d'une figure symbolique inventée par les hommes.


Si Dieu existe, alors pourquoi pas le Mal? Pourquoi les guerres, pourquoi les génocides? Lorsque ces questions réapparaissent dans les débats internes à l'Eglise catholique, note Le Figaro, la controverse ne passe pas inaperçue. Surtout quand elle oppose le père Arturo Sosa, nouveau supérieur général des jésuites et le pape François, lui-même issu de cet ordre.

Dans une interview accordée le 31 mai au quotidien espagnol El Mundo, le prêtre vénézuélien ne voit en Satan qu'une figure symbolique.


"Nous, les chrétiens, nous croyons que nous sommes faits à l'image de Dieu, parce que Dieu est libre. (...) Nous avons créé des figures symboliques, comme le diable, pour exprimer le mal", affirme ainsi Arturo Sosa, le nouveau supérieur général de la Compagnie de Jésus.

Pour lui, l'idée du diable est la question du libre arbitre. "De mon point de vue, le mal fait partie du mystère de la liberté. Si l'être humain est libre, il peut choisir entre le bien et le mal. Nous, les chrétiens, nous croyons que nous sommes faits à l'image et à la ressemblance de Dieu, parce que Dieu est libre, mais Dieu choisit toujours de faire le bien parce qu'il est toute bonté. Nous avons créé des figures symboliques, comme le diable, pour exprimer le mal", insiste Arturo Sosa.
Le pape sur une ligne radicalement différente

François, et l'opposition entre les deux est d'autant plus symboliquement importante qu'il est le premier pape jésuite de l'histoire, est d'un avis opposé. Elu en 2013, il lançait le 30 octobre 2014: "À cette génération, et tant d'autres, on a fait croire que le diable est un mythe, une image, une idée, l'idée du mal. Mais le diable existe et nous devons lutter contre lui. C'est ce que dit Saint-Paul, ce n'est pas moi qui le dis! La parole de Dieu le dit. Mais pourtant, nous n'en sommes pas vraiment convaincus."

La position papale semble plus conforme à la tradition jésuite, en référence au débat qui les opposa aux jansénistes sur la question de la grâce. Mais surtout le "pape noir" comme est traditionnellement nommé le chef des jésuites, est connu pour son engagement politique à gauche.




Sunday, May 7, 2017

Le Pape François recevra Donald Trump mercredi 24 mai au Vatican




François \ Activités



Le Pape François rencontrera le président des États-Unis Donald Trump le mercredi 24 mai 2017 au Vatican. - REUTERS
04/05/2017 18:24


(RV) Le Pape François recevra le président des États-Unis Donald Trump mercredi 24 mai 2017 au Vatican, a confirmé ce jeudi 4 mai la Salle de presse du Saint-Siège dans un communiqué. Il précise que Donald Trump rencontrera ensuite le cardinal secrétaire d’État du Saint-Siège Pietro Parolin, ainsi que Mgr Paul Gallagher, secrétaire pour les Rapports avec les États. Il s’agira de la première rencontre entre le Pape et le nouveau président américain. Elle se déroulera après des voyages en Arabie saoudite et Israël, ses premiers à l'étrangers, et un déplacement à Bruxelles le 25 mai puis à Taormina (Sicile) pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 les 26 et 26 mai.

Lors de la prestation de serment de Donald Trump, le 20 janvier, le pape avait prié pour que ses décisions soient «guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques» du peuple américain, avec une «préoccupation pour les pauvres et les exclus». Donald Trump s'était dit impatient de rencontrer le pape à l'occasion de son voyage à Taormina.

(SBL)



Megastructures de légende - Le colisée (HD)

Sunday, April 16, 2017

Corée du Nord : Vers un conflit imminent avec les États-Unis ? La Chine s’y prépare…



Monde


Par nickraven
Publié Il y a 1 jour





Voilà une hypothèse des plus terrifiantes. Ainsi, s’exprimant lors d’une conférence de presse vendredi, Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a émis la possibilité qu’un conflit « pourrait éclater à tout moment » entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Une perspective prise de plus en plus au sérieux par la Chine !

A lire : Corée du Nord : Faut-il craindre une Troisième Guerre mondiale ?




Depuis quelques jours, les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis se sont intensifiées. Une situation survenue après que Donald Trump ait pris la décision d’envoyer un porte-avions au large de la péninsule nord-coréenne. Le but ? Dissuader Pyongyang de procéder à des nouveaux tests nucléaires.

Seulement voilà, du côté de la Chine, on observe ce conflit de près. Et pour cause, pour Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, la guerre entre les deux pays n’a jamais été aussi proche…
« PERSONNE NE SORTIRA VAINQUEUR »

En effet, interrogé vendredi 14 avril sur la question, le haut diplomate n’y est pas allé avec le dos de la cuillère sur la perspective d’un conflit armé entre la Corée du Nord et les États-Unis. Celui-ci a notamment déclaré :


Le dialogue est la seule issue. Quiconque provoquerait un conflit dans la péninsule coréenne “devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix (…) Le vainqueur ne sera pas celui qui tient les propos les plus durs ou qui montre le plus ses muscles. Si une guerre a lieu, le résultat sera une situation dont personne ne sortira vainqueur.

Et d’ajouter :


On a le sentiment qu’un conflit pourrait éclater à tout moment. Je pense que toutes les parties concernées doivent être hautement vigilantes vis-à-vis de cette situation.



Ce n’est un secret pour personne : la Chine figure toujours actuellement comme le grand allié de la Corée du Nord. Une alliance toutefois mise à rude épreuve. Et pour cause, les autorités chinoises ne voient pas d’un très bon œil les essais nucléaires du régime de Kim Jong-Un.

Depuis l’annonce de l’envoi du porte-avions Carl Vinson vers la Corée du Nord, les autorités américaines ont depuis communiqué sur l’affrètement d’une « armada ». Celle-ci comprendrait notamment des sous-marins. Pour de nombreux analystes, cette guerre éventuelle pourrait mener à une Troisième Guerre mondiale.


Article publié le samedi 15 avril 2017 à 13:48, modifications samedi 15 avril 2017 à 13:14




Saturday, April 15, 2017

Assistants parlementaires: les juges demandent la levée de l'immunité de Marine Le Pen




Mis à jour le 14/04/2017 à 15:47



Les juges d'instruction, en charge de l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif de plusieurs assistants FN auprès d'eurodéputés, demandent la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, selon Europe 1 et France Inter. Une demande similaire a été formulée pour une autre députée européenne, Marie-Christine Boutonnet.

» Lire aussi - Les juges demandent la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen


L'enquête française avait été ouverte en mars 2015, suite à un signalement du Parlement européen. Les deux femmes sont soupçonnées d'avoir versé des salaires à des assistants parlementaires, sur des fonds européens, alors que ces derniers se consacraient en réalité à la gestion du parti d'extrême droite.

Marine Le Pen a été convoquée par la police fin février dans le cadre d'une audition libre. Mais elle a refusé de s'y rendre, protégée par son immunité parlementaire. Une deuxième fois, début mars, les juges d'instruction ont voulu l'entendre et n'ont pas réussi à la faire venir. Si l'immunité est levée par le Parlement européen, Le Pen sera par contre contrainte de se présenter aux convocations.




Saturday, April 1, 2017

Le pape noir des Jésuites, Amoris Laetitia et la réinterprétation de la parole de Jésus




dans Religion Catholique — par Francesca de Villasmundo — 1 avril 2017



Le 18 février dernier, le père vénézuélien Arturo Sosa Abascal, le nouveau Supérieur général de la Compagnie de Jésus et grand ami de l’actuel pape François, jésuite et sud-américain lui-aussi, a accordé un entretien au vaticaniste suisse Giuseppe Rusconi pour le blog Rossoporpora .

Cette longue entrevue, qui expose une doctrine nouvelle concernant l’indissolubilité du mariage et les paroles de Jésus sur la question, fait parler d‘elle particulièrement aujourd’hui : un prêtre italien, don Bertacchini, bibliste renommé et archevêque émérite de Lanciano-Ortona, a courageusement pris sa plume et rédigé un « promemoria » contre le pape noir des Jésuites adressé au pape François et dans lequel il réfute les thèses erronées du père Abascal.

Friday, March 24, 2017

Le pape François trace à l’Europe un chemin d’espérance


Nicolas Senèze, à Rome, le 24/03/2017 à 20h12


Les dirigeants de 27 États de l’Union européenne ont été reçus vendredi soir 24 mars au Vatican par le pape François qui leur a livré une exigeante « leçon d’Europe », soulignant son espérance dans l’avenir de la construction européenne




Le pape François accueille les dirigeants de 27 États de l’Union européenne au Vatican, le 24 mars 2017. / HO/AFP

Le pape François a livré aux dirigeants européens une véritable « leçon d’Europe », vendredi 24 mars. Les recevant en début de soirée au Vatican, à la veille de leur réunion de commémoration du soixantième anniversaire de la signature des traités fondateurs de la construction européenne, il les a exhortés à l’espérance d’une « nouvelle jeunesse ».

Sous les fresques de la Salle Royale du Palais apostolique, qui rappellent les grands événements de l’histoire de l’Église, François a commencé par rappeler les fondamentaux de la construction européenne. S’appuyant longuement sur les paroles des pères fondateurs, il en a souligné « l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’"à l’origine de [cette] civilisation européenne se trouve le christianisme" ».

À LIRE : François, ce pape latino qui bouscule l’Europe
« Comme on a peiné pour faire tomber ce mur ! »

Pour le pape, l’Europe est un projet civilisationnel. « Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable, et non pas seulement comme un ensemble de droits à défendre, ou de prétentions à revendiquer », a-t-il insisté, citant l’Italien Alcide De Gasperri.

L’Europe doit rester fidèle à cet esprit de solidarité, « d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières ».

François a rappelé les crises que traverse l’Europe : « crise économique », « crise de la famille et des modèles sociaux consolidés », « crise des institutions », « crise des migrants » : « beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain, qui demande une nouvelle herméneutique pour l’avenir ».
« Il revient à celui qui gouverne de discerner les voies de l’espérance »

Pour le pape, cependant, « le terme “crise” n’a pas en soi une connotation négative » mais indique « un temps de discernement ». Et « il revient à celui qui gouverne de discerner les voies de l’espérance, d’identifier les parcours concrets pour faire en sorte que les pas significatifs accomplis jusqu’ici ne se perdent pas, mais soient le gage d’un long et fructueux chemin ».
« Ne pas s’enfermer dans la peur et de fausses sécurités »

François s’est alors lancé dans une ample tirade pleine de souffle, invitant l’Europe à « retrouver l’espérance ». « L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions », a-t-il assuré appelant à dépasser le « décrochage affectif » entre les citoyens et les institutions en retrouvant un « esprit de famille », d’une « famille de peuples », cette « communauté » des débuts.

« L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes », qui « prospèrent précisément à partir de l’égoïsme », a-t-il aussi affirmé. Il a appelé à « recommencer à penser de manière européenne, pour conjurer le danger opposé d’une uniformité grise, c’est-à-dire le triomphe des particularismes ».
« Quelle culture propose l’Europe aujourd’hui ? »

« L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités », a-t-il encore martelé, revenant sur la question migratoire dont il a rappelé qu’elle n’était pas « un problème numérique, économique ou de sécurité », mais posait « un problème plus profond, qui est d’abord culturel ».

« Quelle culture propose l’Europe aujourd’hui ? » s’est-il alors interrogé. « La peur, souvent visible, trouve, en effet, dans la perte d’idéaux sa plus radicale cause. Sans une vraie perspective d’idéaux, on finit par être dominé par la crainte que l’autre nous arrache à nos habitudes consolidées, nous prive des conforts acquis, mette en quelque sorte en cause un style de vie trop souvent fait uniquement de bien-être matériel. »
« Je pense que l’Europe mérite d’être construite »

Évoquant une Europe « qui, depuis l’Oural arrive à l’Atlantique », François l’a exhorté à être « un patrimoine d’idéaux et de spiritualité unique au monde, qui mérite d’être proposé à nouveau avec passion et avec une fraîcheur renouvelée ». C’est « le meilleur antidote contre le vide de valeurs de notre temps, terrain fertile pour toute forme d’extrémisme », a-t-il assuré.

Enfin, « l’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle s’ouvre à l’avenir », a-t-il conclu. « Lorsqu’elle s’ouvre aux jeunes, en leur offrant de sérieuses perspectives d’éducation, de réelles possibilités d’insertion dans le monde du travail. Lorsqu’elle investit dans la famille, qui est la première et fondamentale cellule de la société. Lorsqu’elle respecte la conscience et les idéaux de ses citoyens. Lorsqu’elle garantit la possibilité d’avoir des enfants, sans la peur de ne pas pouvoir les entretenir. Lorsqu’elle défend la vie dans toute sa sacralité. » C’est à cette « nouvelle jeunesse » que le pape du Nouveau Continent a appelé cette Vieille Europe dont il croit qu’elle « mérite d’être construite ».

« Son succès dépendra de la volonté de travailler une fois encore ensemble et de la volonté de parier sur l’avenir », a-t-il insisté, renvoyant, encore une fois, les dirigeants européens à leurs responsabilités. « Cela signifie ne pas avoir peur de prendre des décisions efficaces, en mesure de répondre aux problèmes réels des personnes et de résister à l’épreuve du temps ».

Les dirigeants européens signeront justement samedi 25 mars une déclaration commune sur l’avenir de l’Europe – sans la Grande-Bretagne, qui devrait enclencher le 29 mars la procédure du Brexit.
Nicolas Senèze, à Rome




A Rome, une déclaration commune mais pas de recette miracle



Par : Aline Robert | EURACTIV.fr

Mar 23, 2017



La Sala Regia, où le Pape doit recevoir les 27 chefs d'Etat de l'UE le 24 mars


Langues : English


La déclaration commune pour les 60 ans du traité de Rome peine à mettre tout le monde d’accord. Son objectif est de « convaincre que l’UE est la bonne réponse », un objectif pour lequel il n’y pas « pas de potion magique » selon un diplomate.

Réunis à Rome pour les 60 ans du traité fondateur de l’UE, les 27 chefs d’État, sans le Royaume-Uni, doivent signer le 25 mars une déclaration commune. Un exercice d’équilibriste, dont les termes ont été soigneusement choisis : après un dernier conseil houleux, durant lequel la Pologne avait pris ses distances en refusant de s’associer aux conclusions, la solidarité du groupe que les pays fondateurs souhaitent mettre en avant après le Brexit semble bien fragile.

Une fierté fragile et beaucoup de défis

Le texte de la déclaration finale, qui sera publiée vendredi, réaffirme la fierté de ce qui a été réalisé depuis 60 ans. Non pas pour fanfaronner, mais « parce que personne ne le fera à notre place, et que 60 ans de paix et de prospérité sont une vraie source de fierté » assure une source française. Mais c’est bien sûr les défis que rencontre l’UE qui compliquent l’exercice.


Tuesday, March 14, 2017

Les ravages des anti-douleurs aux États-Unis: ils sont la cause de l'épidémie d'héroïne



Publié le 14 mars 2017


Les États-Unis sont touchés par une épidémie de drogues sans précédent, les médecins prescrivent rapidement et facilement des antidouleurs tels que l'opioïde (similaire à l'opium) pour des raisons diverses: douleurs physiques, malaises mentaux.

Ces antidouleurs sont des médicaments reconnus pour leurs forts effets additifs, c'est pour cela que le Center for Disease Control and Prevention, (CDC) impose aux médecins de ne pas prescrire ce genre d'antidouleurs pour plus de trois jours. Cependant, plus d'un milliard de pilules à base d'opioïde ont été vendues en 2016.



L' opioïde est présent dans ce genre de médicaments sur le marché pharmaceutique américain: Aniléridine, Buprénorphin, Butorphanol, Carfentanil, Codéine, Diamorphine (héroïne), Dextropropoxyphène, Enképhalines, Endorphines, Fentanyl, Hydrocodone, Hydromorphone, Lopéramide, Méthadone, Morphine, Nalbuphine, Oxycodone, Oxymorphone, Pentazocine, Péthidine (mépéridine), Propoxyphène, Rémifentanil Sufentanil ,Tramadol.

Les médecins prescrivent plus que ce qu'ils ne devraient

Cependant, les médecins prescrivent régulièrement ces pilules pour 30 jours renouvelables. "L' opioïde ne tue pas la douleur, elle tue les gens" explique Dr. Donald Teater, un Conseiller médical au Conseil de Sécurité. "Les intentions des médecins sont bonnes et ils veulent aider les patients, mais cette épidémie prouve que nous avons besoin de plus de connaissances si on veut traiter la douleur des patients et la guérir", explique-t-il.
Lorsque les médecins refusent de prescrire de plus fortes doses, ou décident tout simplement d'arrêter de prescrire de genre de pilules, il n'y a aucune aide pour les patients maintenant dépendants à ce genre de drogues.


L'opioïde est considérée comme un médicament aux Etats-Unis, mais peut-être considérée comme une drogue dure dans d'autres. Cette drogue touche les Américains de tous bords sociaux.
Ce reportage de Frontline, de la chaîne de télévision publique Américaine PBS explique que "la plupart des utilisateurs étaient des hommes et des femmes blanches, vivant dans de riches banlieues".

Le reportage raconte le combat de Carrie, une mère au foyer, qui avait été prescrite de la vicodin après la naissance de son second enfant. Lorsque son ordonnance s'est arrêtée, elle est allée avoir un autre médecin, mentant sur sa condition pour avoir plus de pilules, augmentant à chaque fois la dose.
Elle allait dans différentes villes, différentes pharmacies pour ne jamais se faire repérer et sans réaliser après quelques années, que son addiction était en train de la détruire, "je prenais entre 300 et 400 pilules par mois," explique-t-elle dans le reportage.
Ce qui a commencé par de simples antidouleurs après un accouchement s'est rapidement transformée en addiction aux drogues dures, lorsque les pilules n'étaient plus suffisantes.
Pendant des années, sa famille ne s'est rendu compte de rien, alors qu'elle consumait entre 40 et 50 pilules par jour. "Personne ne m'a jamais dit que ça allait me rendre malade le jour où j'ai essayé d'arrêter ces médicaments" dit-elle. Carrie était dépendante et avait tous les symptômes d'un junkie essayant d'arrêter la cocaïne ou l'héroïne, prouvant à quel point l'opioïde peut être additif.

Son seul but était devenu de trouver de quoi la faire sentir mieux, antidouleurs ou pas. C'est comme cela que Carrie a commencé les drogues dures, cela lui donnait les mêmes effets que les médicaments.



Carrie, Frontline

"L'opioïde est comme l'école maternelle de l'héroïne, c'est comme ça que ça commence" explique Dr. Tom Maclellan, Directeur Adjoint de la Politique Nationale de contrôle des drogues.
Sans s'en rendre compte, Carrie a commencé à utiliser de la cocaïne, de l'héroïne au quotidien, perdant la garde de ses enfants, perdant sa maison, son mari, ses amis... jusqu'au jour où elle a pris la dose d'héroïne de trop.

Avec du temps et beaucoup d'aide Carrie s'en sont sortie, mais ce n'est pas le cas des 50 000 Américains décédés des suites d'une overdose en 2016 selon le Death Statistics at The Center for Disease contrôle and Prévention. 73% d'entre eux sont mort à cause d'une overdose d'opioïde.



Overdose d'opioide - Photo/YIPA

L'épidémie d'opioïde a mené le pays à une épidémie d'héroïne sans précédente. Environ 2 millions d'Américains sont aujourd'hui dépendants à l'héroïne.

Quel-est le rôle du gouvernement?

Le National Institute on Drug Abuse (NIDA) travaille avec des agences fédérales "pour préserver la santé publique du challenge de l'abus des ordonnances d'opioïde dans le pays" explique leur site internet.

Le dernier changement que le gouvernement a établi pour gérer cette crise d'héroïne était le 19 septembre 2016 lorsque Barack Obama a annoncé une "opioid and Heroin Epidemic Awareness week."
Il a également demandé en urgence au Congrès un budget spécial de plus d'un milliard de dollars pour trouver un nouveau traitement contre ce genre d'addiction.


“Pendant Opioid and Heroin Epidemic Awareness week, nous devons nous souvenir de ceux que nous avons perdus à cause de l'utilisation de l'opioïde, et nous devons de soutenir les personnes courageuses qui veulent s'en sortir, et nous reconnaissons l'importance de cette épidémie" a expliqué la Maison-Blanche ce jour-là.

Clementine Boyer Duroselle




Friday, March 10, 2017

Voices of Faith : les femmes donnent de la voix au Vatican



Publié le 10 mars 2017




La Rwandaise Mireille Twayigira est aujourd’hui médecin au Malawi.

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2017, le Vatican a accueilli, pour la quatrième année consécutive, une manifestation intitulée « Voices of Faith » (Voix de Foi). « Remuer les eaux. Rendre possible l’impossible », c’était le thème choisi cette année par les trois entités organisatrices : la Fondation Fidel Götz, le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) et Caritas Internationalis. La rencontre s’est déroulée dans un des lieux les plus prestigieux et élégants du petit Etat, la « Casina Pio IV », siège de l’Académie pontificale des Sciences et trésor de l’architecture du XVI° siècle, situé dans les jardins du Vatican. Romilda Ferrauto a assisté à la manifestation.

Mireille avait trois ans à l’époque du génocide rwandais, en 1994. Sa famille a été décimée. Aujourd’hui, elle est médecin au Malawi. Le 8 mars, au Vatican, elle a raconté son histoire devant un parterre de diplomates et de journalistes, mais surtout de femmes engagées, laïques et religieuses. De sa voix douce et posée, elle a retracé la succession des deuils, les longues marches, pieds nus, sur l’asphalte brûlant, ses déplacements d’un pays à l’autre – RDC, Angola, Zambie, Malawi…- à la recherche d’un refuge ; elle a décrit la faim, les viols, les bêtes sauvages, le manque d’eau potable. Elle se dit certaine que si Dieu l’a maintenue en vie, ce n’est pas que pour elle-même, mais pour qu’elle aide les autres. « Voilà mon histoire, mais il y a beaucoup d’autres Mireille », a-t-elle assuré.