Sunday, April 16, 2017

Corée du Nord : Vers un conflit imminent avec les États-Unis ? La Chine s’y prépare…



Monde


Par nickraven
Publié Il y a 1 jour





Voilà une hypothèse des plus terrifiantes. Ainsi, s’exprimant lors d’une conférence de presse vendredi, Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, a émis la possibilité qu’un conflit « pourrait éclater à tout moment » entre la Corée du Nord et les Etats-Unis. Une perspective prise de plus en plus au sérieux par la Chine !

A lire : Corée du Nord : Faut-il craindre une Troisième Guerre mondiale ?




Depuis quelques jours, les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis se sont intensifiées. Une situation survenue après que Donald Trump ait pris la décision d’envoyer un porte-avions au large de la péninsule nord-coréenne. Le but ? Dissuader Pyongyang de procéder à des nouveaux tests nucléaires.

Seulement voilà, du côté de la Chine, on observe ce conflit de près. Et pour cause, pour Wang Yi, le ministre chinois des Affaires étrangères, la guerre entre les deux pays n’a jamais été aussi proche…
« PERSONNE NE SORTIRA VAINQUEUR »

En effet, interrogé vendredi 14 avril sur la question, le haut diplomate n’y est pas allé avec le dos de la cuillère sur la perspective d’un conflit armé entre la Corée du Nord et les États-Unis. Celui-ci a notamment déclaré :


Le dialogue est la seule issue. Quiconque provoquerait un conflit dans la péninsule coréenne “devra assumer une responsabilité historique et en payer le prix (…) Le vainqueur ne sera pas celui qui tient les propos les plus durs ou qui montre le plus ses muscles. Si une guerre a lieu, le résultat sera une situation dont personne ne sortira vainqueur.

Et d’ajouter :


On a le sentiment qu’un conflit pourrait éclater à tout moment. Je pense que toutes les parties concernées doivent être hautement vigilantes vis-à-vis de cette situation.



Ce n’est un secret pour personne : la Chine figure toujours actuellement comme le grand allié de la Corée du Nord. Une alliance toutefois mise à rude épreuve. Et pour cause, les autorités chinoises ne voient pas d’un très bon œil les essais nucléaires du régime de Kim Jong-Un.

Depuis l’annonce de l’envoi du porte-avions Carl Vinson vers la Corée du Nord, les autorités américaines ont depuis communiqué sur l’affrètement d’une « armada ». Celle-ci comprendrait notamment des sous-marins. Pour de nombreux analystes, cette guerre éventuelle pourrait mener à une Troisième Guerre mondiale.


Article publié le samedi 15 avril 2017 à 13:48, modifications samedi 15 avril 2017 à 13:14




Saturday, April 15, 2017

Assistants parlementaires: les juges demandent la levée de l'immunité de Marine Le Pen




Mis à jour le 14/04/2017 à 15:47



Les juges d'instruction, en charge de l'enquête sur les soupçons d'emploi fictif de plusieurs assistants FN auprès d'eurodéputés, demandent la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, selon Europe 1 et France Inter. Une demande similaire a été formulée pour une autre députée européenne, Marie-Christine Boutonnet.

» Lire aussi - Les juges demandent la levée de l'immunité parlementaire de Marine Le Pen


L'enquête française avait été ouverte en mars 2015, suite à un signalement du Parlement européen. Les deux femmes sont soupçonnées d'avoir versé des salaires à des assistants parlementaires, sur des fonds européens, alors que ces derniers se consacraient en réalité à la gestion du parti d'extrême droite.

Marine Le Pen a été convoquée par la police fin février dans le cadre d'une audition libre. Mais elle a refusé de s'y rendre, protégée par son immunité parlementaire. Une deuxième fois, début mars, les juges d'instruction ont voulu l'entendre et n'ont pas réussi à la faire venir. Si l'immunité est levée par le Parlement européen, Le Pen sera par contre contrainte de se présenter aux convocations.




Saturday, April 1, 2017

Le pape noir des Jésuites, Amoris Laetitia et la réinterprétation de la parole de Jésus




dans Religion Catholique — par Francesca de Villasmundo — 1 avril 2017



Le 18 février dernier, le père vénézuélien Arturo Sosa Abascal, le nouveau Supérieur général de la Compagnie de Jésus et grand ami de l’actuel pape François, jésuite et sud-américain lui-aussi, a accordé un entretien au vaticaniste suisse Giuseppe Rusconi pour le blog Rossoporpora .

Cette longue entrevue, qui expose une doctrine nouvelle concernant l’indissolubilité du mariage et les paroles de Jésus sur la question, fait parler d‘elle particulièrement aujourd’hui : un prêtre italien, don Bertacchini, bibliste renommé et archevêque émérite de Lanciano-Ortona, a courageusement pris sa plume et rédigé un « promemoria » contre le pape noir des Jésuites adressé au pape François et dans lequel il réfute les thèses erronées du père Abascal.

Friday, March 24, 2017

Le pape François trace à l’Europe un chemin d’espérance


Nicolas Senèze, à Rome, le 24/03/2017 à 20h12


Les dirigeants de 27 États de l’Union européenne ont été reçus vendredi soir 24 mars au Vatican par le pape François qui leur a livré une exigeante « leçon d’Europe », soulignant son espérance dans l’avenir de la construction européenne




Le pape François accueille les dirigeants de 27 États de l’Union européenne au Vatican, le 24 mars 2017. / HO/AFP

Le pape François a livré aux dirigeants européens une véritable « leçon d’Europe », vendredi 24 mars. Les recevant en début de soirée au Vatican, à la veille de leur réunion de commémoration du soixantième anniversaire de la signature des traités fondateurs de la construction européenne, il les a exhortés à l’espérance d’une « nouvelle jeunesse ».

Sous les fresques de la Salle Royale du Palais apostolique, qui rappellent les grands événements de l’histoire de l’Église, François a commencé par rappeler les fondamentaux de la construction européenne. S’appuyant longuement sur les paroles des pères fondateurs, il en a souligné « l’esprit de service, uni à la passion politique et à la conscience qu’"à l’origine de [cette] civilisation européenne se trouve le christianisme" ».

À LIRE : François, ce pape latino qui bouscule l’Europe
« Comme on a peiné pour faire tomber ce mur ! »

Pour le pape, l’Europe est un projet civilisationnel. « Elle est une vie, une manière de concevoir l’homme à partir de sa dignité transcendante et inaliénable, et non pas seulement comme un ensemble de droits à défendre, ou de prétentions à revendiquer », a-t-il insisté, citant l’Italien Alcide De Gasperri.

L’Europe doit rester fidèle à cet esprit de solidarité, « d’autant plus nécessaire aujourd’hui devant les poussées centrifuges comme aussi devant la tentation de réduire les idéaux fondateurs de l’Union aux nécessités productives, économiques et financières ».

François a rappelé les crises que traverse l’Europe : « crise économique », « crise de la famille et des modèles sociaux consolidés », « crise des institutions », « crise des migrants » : « beaucoup de crises, qui cachent la peur et le désarroi profond de l’homme contemporain, qui demande une nouvelle herméneutique pour l’avenir ».
« Il revient à celui qui gouverne de discerner les voies de l’espérance »

Pour le pape, cependant, « le terme “crise” n’a pas en soi une connotation négative » mais indique « un temps de discernement ». Et « il revient à celui qui gouverne de discerner les voies de l’espérance, d’identifier les parcours concrets pour faire en sorte que les pas significatifs accomplis jusqu’ici ne se perdent pas, mais soient le gage d’un long et fructueux chemin ».
« Ne pas s’enfermer dans la peur et de fausses sécurités »

François s’est alors lancé dans une ample tirade pleine de souffle, invitant l’Europe à « retrouver l’espérance ». « L’Europe retrouve l’espérance lorsque l’homme est le centre et le cœur de ses institutions », a-t-il assuré appelant à dépasser le « décrochage affectif » entre les citoyens et les institutions en retrouvant un « esprit de famille », d’une « famille de peuples », cette « communauté » des débuts.

« L’Europe retrouve l’espérance dans la solidarité qui est aussi le plus efficace antidote contre les populismes modernes », qui « prospèrent précisément à partir de l’égoïsme », a-t-il aussi affirmé. Il a appelé à « recommencer à penser de manière européenne, pour conjurer le danger opposé d’une uniformité grise, c’est-à-dire le triomphe des particularismes ».
« Quelle culture propose l’Europe aujourd’hui ? »

« L’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle ne s’enferme pas dans la peur et dans de fausses sécurités », a-t-il encore martelé, revenant sur la question migratoire dont il a rappelé qu’elle n’était pas « un problème numérique, économique ou de sécurité », mais posait « un problème plus profond, qui est d’abord culturel ».

« Quelle culture propose l’Europe aujourd’hui ? » s’est-il alors interrogé. « La peur, souvent visible, trouve, en effet, dans la perte d’idéaux sa plus radicale cause. Sans une vraie perspective d’idéaux, on finit par être dominé par la crainte que l’autre nous arrache à nos habitudes consolidées, nous prive des conforts acquis, mette en quelque sorte en cause un style de vie trop souvent fait uniquement de bien-être matériel. »
« Je pense que l’Europe mérite d’être construite »

Évoquant une Europe « qui, depuis l’Oural arrive à l’Atlantique », François l’a exhorté à être « un patrimoine d’idéaux et de spiritualité unique au monde, qui mérite d’être proposé à nouveau avec passion et avec une fraîcheur renouvelée ». C’est « le meilleur antidote contre le vide de valeurs de notre temps, terrain fertile pour toute forme d’extrémisme », a-t-il assuré.

Enfin, « l’Europe retrouve l’espérance lorsqu’elle s’ouvre à l’avenir », a-t-il conclu. « Lorsqu’elle s’ouvre aux jeunes, en leur offrant de sérieuses perspectives d’éducation, de réelles possibilités d’insertion dans le monde du travail. Lorsqu’elle investit dans la famille, qui est la première et fondamentale cellule de la société. Lorsqu’elle respecte la conscience et les idéaux de ses citoyens. Lorsqu’elle garantit la possibilité d’avoir des enfants, sans la peur de ne pas pouvoir les entretenir. Lorsqu’elle défend la vie dans toute sa sacralité. » C’est à cette « nouvelle jeunesse » que le pape du Nouveau Continent a appelé cette Vieille Europe dont il croit qu’elle « mérite d’être construite ».

« Son succès dépendra de la volonté de travailler une fois encore ensemble et de la volonté de parier sur l’avenir », a-t-il insisté, renvoyant, encore une fois, les dirigeants européens à leurs responsabilités. « Cela signifie ne pas avoir peur de prendre des décisions efficaces, en mesure de répondre aux problèmes réels des personnes et de résister à l’épreuve du temps ».

Les dirigeants européens signeront justement samedi 25 mars une déclaration commune sur l’avenir de l’Europe – sans la Grande-Bretagne, qui devrait enclencher le 29 mars la procédure du Brexit.
Nicolas Senèze, à Rome




A Rome, une déclaration commune mais pas de recette miracle



Par : Aline Robert | EURACTIV.fr

Mar 23, 2017



La Sala Regia, où le Pape doit recevoir les 27 chefs d'Etat de l'UE le 24 mars


Langues : English


La déclaration commune pour les 60 ans du traité de Rome peine à mettre tout le monde d’accord. Son objectif est de « convaincre que l’UE est la bonne réponse », un objectif pour lequel il n’y pas « pas de potion magique » selon un diplomate.

Réunis à Rome pour les 60 ans du traité fondateur de l’UE, les 27 chefs d’État, sans le Royaume-Uni, doivent signer le 25 mars une déclaration commune. Un exercice d’équilibriste, dont les termes ont été soigneusement choisis : après un dernier conseil houleux, durant lequel la Pologne avait pris ses distances en refusant de s’associer aux conclusions, la solidarité du groupe que les pays fondateurs souhaitent mettre en avant après le Brexit semble bien fragile.

Une fierté fragile et beaucoup de défis

Le texte de la déclaration finale, qui sera publiée vendredi, réaffirme la fierté de ce qui a été réalisé depuis 60 ans. Non pas pour fanfaronner, mais « parce que personne ne le fera à notre place, et que 60 ans de paix et de prospérité sont une vraie source de fierté » assure une source française. Mais c’est bien sûr les défis que rencontre l’UE qui compliquent l’exercice.


Tuesday, March 14, 2017

Les ravages des anti-douleurs aux États-Unis: ils sont la cause de l'épidémie d'héroïne



Publié le 14 mars 2017


Les États-Unis sont touchés par une épidémie de drogues sans précédent, les médecins prescrivent rapidement et facilement des antidouleurs tels que l'opioïde (similaire à l'opium) pour des raisons diverses: douleurs physiques, malaises mentaux.

Ces antidouleurs sont des médicaments reconnus pour leurs forts effets additifs, c'est pour cela que le Center for Disease Control and Prevention, (CDC) impose aux médecins de ne pas prescrire ce genre d'antidouleurs pour plus de trois jours. Cependant, plus d'un milliard de pilules à base d'opioïde ont été vendues en 2016.



L' opioïde est présent dans ce genre de médicaments sur le marché pharmaceutique américain: Aniléridine, Buprénorphin, Butorphanol, Carfentanil, Codéine, Diamorphine (héroïne), Dextropropoxyphène, Enképhalines, Endorphines, Fentanyl, Hydrocodone, Hydromorphone, Lopéramide, Méthadone, Morphine, Nalbuphine, Oxycodone, Oxymorphone, Pentazocine, Péthidine (mépéridine), Propoxyphène, Rémifentanil Sufentanil ,Tramadol.

Les médecins prescrivent plus que ce qu'ils ne devraient

Cependant, les médecins prescrivent régulièrement ces pilules pour 30 jours renouvelables. "L' opioïde ne tue pas la douleur, elle tue les gens" explique Dr. Donald Teater, un Conseiller médical au Conseil de Sécurité. "Les intentions des médecins sont bonnes et ils veulent aider les patients, mais cette épidémie prouve que nous avons besoin de plus de connaissances si on veut traiter la douleur des patients et la guérir", explique-t-il.
Lorsque les médecins refusent de prescrire de plus fortes doses, ou décident tout simplement d'arrêter de prescrire de genre de pilules, il n'y a aucune aide pour les patients maintenant dépendants à ce genre de drogues.


L'opioïde est considérée comme un médicament aux Etats-Unis, mais peut-être considérée comme une drogue dure dans d'autres. Cette drogue touche les Américains de tous bords sociaux.
Ce reportage de Frontline, de la chaîne de télévision publique Américaine PBS explique que "la plupart des utilisateurs étaient des hommes et des femmes blanches, vivant dans de riches banlieues".

Le reportage raconte le combat de Carrie, une mère au foyer, qui avait été prescrite de la vicodin après la naissance de son second enfant. Lorsque son ordonnance s'est arrêtée, elle est allée avoir un autre médecin, mentant sur sa condition pour avoir plus de pilules, augmentant à chaque fois la dose.
Elle allait dans différentes villes, différentes pharmacies pour ne jamais se faire repérer et sans réaliser après quelques années, que son addiction était en train de la détruire, "je prenais entre 300 et 400 pilules par mois," explique-t-elle dans le reportage.
Ce qui a commencé par de simples antidouleurs après un accouchement s'est rapidement transformée en addiction aux drogues dures, lorsque les pilules n'étaient plus suffisantes.
Pendant des années, sa famille ne s'est rendu compte de rien, alors qu'elle consumait entre 40 et 50 pilules par jour. "Personne ne m'a jamais dit que ça allait me rendre malade le jour où j'ai essayé d'arrêter ces médicaments" dit-elle. Carrie était dépendante et avait tous les symptômes d'un junkie essayant d'arrêter la cocaïne ou l'héroïne, prouvant à quel point l'opioïde peut être additif.

Son seul but était devenu de trouver de quoi la faire sentir mieux, antidouleurs ou pas. C'est comme cela que Carrie a commencé les drogues dures, cela lui donnait les mêmes effets que les médicaments.



Carrie, Frontline

"L'opioïde est comme l'école maternelle de l'héroïne, c'est comme ça que ça commence" explique Dr. Tom Maclellan, Directeur Adjoint de la Politique Nationale de contrôle des drogues.
Sans s'en rendre compte, Carrie a commencé à utiliser de la cocaïne, de l'héroïne au quotidien, perdant la garde de ses enfants, perdant sa maison, son mari, ses amis... jusqu'au jour où elle a pris la dose d'héroïne de trop.

Avec du temps et beaucoup d'aide Carrie s'en sont sortie, mais ce n'est pas le cas des 50 000 Américains décédés des suites d'une overdose en 2016 selon le Death Statistics at The Center for Disease contrôle and Prévention. 73% d'entre eux sont mort à cause d'une overdose d'opioïde.



Overdose d'opioide - Photo/YIPA

L'épidémie d'opioïde a mené le pays à une épidémie d'héroïne sans précédente. Environ 2 millions d'Américains sont aujourd'hui dépendants à l'héroïne.

Quel-est le rôle du gouvernement?

Le National Institute on Drug Abuse (NIDA) travaille avec des agences fédérales "pour préserver la santé publique du challenge de l'abus des ordonnances d'opioïde dans le pays" explique leur site internet.

Le dernier changement que le gouvernement a établi pour gérer cette crise d'héroïne était le 19 septembre 2016 lorsque Barack Obama a annoncé une "opioid and Heroin Epidemic Awareness week."
Il a également demandé en urgence au Congrès un budget spécial de plus d'un milliard de dollars pour trouver un nouveau traitement contre ce genre d'addiction.


“Pendant Opioid and Heroin Epidemic Awareness week, nous devons nous souvenir de ceux que nous avons perdus à cause de l'utilisation de l'opioïde, et nous devons de soutenir les personnes courageuses qui veulent s'en sortir, et nous reconnaissons l'importance de cette épidémie" a expliqué la Maison-Blanche ce jour-là.

Clementine Boyer Duroselle




Friday, March 10, 2017

Voices of Faith : les femmes donnent de la voix au Vatican



Publié le 10 mars 2017




La Rwandaise Mireille Twayigira est aujourd’hui médecin au Malawi.

A l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, le 8 mars 2017, le Vatican a accueilli, pour la quatrième année consécutive, une manifestation intitulée « Voices of Faith » (Voix de Foi). « Remuer les eaux. Rendre possible l’impossible », c’était le thème choisi cette année par les trois entités organisatrices : la Fondation Fidel Götz, le Service Jésuite des Réfugiés (JRS) et Caritas Internationalis. La rencontre s’est déroulée dans un des lieux les plus prestigieux et élégants du petit Etat, la « Casina Pio IV », siège de l’Académie pontificale des Sciences et trésor de l’architecture du XVI° siècle, situé dans les jardins du Vatican. Romilda Ferrauto a assisté à la manifestation.

Mireille avait trois ans à l’époque du génocide rwandais, en 1994. Sa famille a été décimée. Aujourd’hui, elle est médecin au Malawi. Le 8 mars, au Vatican, elle a raconté son histoire devant un parterre de diplomates et de journalistes, mais surtout de femmes engagées, laïques et religieuses. De sa voix douce et posée, elle a retracé la succession des deuils, les longues marches, pieds nus, sur l’asphalte brûlant, ses déplacements d’un pays à l’autre – RDC, Angola, Zambie, Malawi…- à la recherche d’un refuge ; elle a décrit la faim, les viols, les bêtes sauvages, le manque d’eau potable. Elle se dit certaine que si Dieu l’a maintenue en vie, ce n’est pas que pour elle-même, mais pour qu’elle aide les autres. « Voilà mon histoire, mais il y a beaucoup d’autres Mireille », a-t-elle assuré.

Saturday, December 24, 2016

Attentat à Berlin. La droite veut des explications sur l'itinéraire d'Amri




Un billet de train retrouvé sur Anis Amri montre qu'il a effectué un trajet entre la France et Turin.

Modifié le 23/12/2016 à 21:11 | Publié le 23/12/2016 à 17:36


Le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, a appelé à prendre avec "la plus grande prudence" pour retracer l'itinéraire du terroriste. Mais après l’annonce de la mort à Milan du principal suspect de l’attentat de Berlin, qui aurait traversé la France en train pour se rendre en Italie, la droite demande des explications au gouvernement.

En Allemagne une polémique sur les dysfonctionnements des autorités allemandes a pris de l’ampleur depuis l’attaque du marché de Noël et que la droite populiste gagne du terrain. En France, c’est le parcours d’Anis Amri, qui aurait traversé la France en train, qui provoque la colère de l’opposition.

« J'appelle à la plus grande prudence concernant les informations qui circulent actuellement et je le répète, seuls les enquêtes permettront d'établir précisément les faits », a nuancé le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, lors d'une courte déclaration à la presse. La police italienne a simplement confirmé qu'il était arrivé de France en train. Le jeune homme a ensuite pris un train régional pour se rendre dans la banlieue de Milan. Selon des médias italiens, le billet mentionnait un départ de Chambéry (Savoie).

La Police judiciaire de Chambéry a par ailleurs procédé à la saisie des images de vidéosurveillance de la gare de Chambéry et des alentours, selon la même source. Bruno Le Roux, qui a « salué »l'intervention de la police transalpine, a affirmé « travailler » avec ses collègues italien et allemand pour « envisager avec eux les suites que le développement » des enquêtes « pourrait appeler ».
Chambéry - Turin en train

Mais le billet de train retrouvé sur Anis Amri laisse penser qu'il a effectué un trajet entre la France et Turin. Ce qui provoque la colère de l'opposition de droite, qui a demandé au gouvernement de s'expliquer.

Pour Thierry Solère, porte-parole de François Fillon, candidat de la droite et du centre à la présidentielle, le ministre de l’Intérieur Bruno Le Roux « doit s’expliquer ». « État d’urgence et un terroriste arrive à rentrer en France puis à en ressortir sans être interpellé », dénonce-t-il sur son compte Twitter. « Cela montre une défaillance de notre système de sécurité », a-t-il précisé sur BFMTV.


Le député Les Républicains (LR) Guillaume Larrivé demande également au ministre de l’Intérieur de s’expliquer. Son collègue Eric Ciotti, chargé des questions de sécurité, s’étonne que le principal suspect de l’attaque au camion de Berlin ait pu franchir les frontières européennes et appelle à de profondes réformes.

« Cela démontre que nous n’avons pas un contrôle suffisamment efficace et protecteur et qu’il faudra être beaucoup moins naïf », écrit-il sur Twitter. « Cela appelle à des réformes profondes et à des moyens supplémentaires pour mieux contrôler nos frontières, d’abord les frontières externes de l’Europe et ensuite les frontières internes », a-t-il précisé sur BFMTV.

Quant à Marine Le Pen et à la plupart des dirigeants du Front national, ils jugent « l’escapade » d’Anis Amri dans « deux ou trois pays a minima symptomatique de la catastrophe sécuritaire totale que représente l’espace Schengen ».

Bruno Le Roux, qui a « salué » l'intervention de la police transalpine, a affirmé « travailler » avec ses collègues italien et allemand pour « envisager avec eux les suites que le développement » des enquêtes « pourrait appeler ». « Dès le soir de l'attentat de Berlin, nous avons pris les dispositions pour adapter nos dispositifs de sécurité. Le contrôle aux frontières a été renforcé au soir même du 19 décembre sur les vecteurs routiers et ferroviaires de la frontière franco-allemande mais aussi luxembourgeoise et suisse », a dit Bruno Le Roux.

Par ailleurs, le procureur de la République de Paris a ouvert une enquête pour déterminer l'itinéraire du principal suspect de l'attentat de Berlin.




Sunday, December 4, 2016

SERVICE JESUITE DES REFUGIES - ACCOMPAGNER, SERVIR, DEFENDRE

Santé. Les vaccins pour les enfants seront-ils bientôt obligatoires (mais gratuits) ?



Le comité de « la concertation citoyenne » sur la vaccination a proposé de rendre gratuits et obligatoires les vaccins pour les jeunes enfants. Objectif ? Redonner confiance.

Mise à jour : 01/12/2016 à 15:36 par La Rédaction



Les vaccins recommandés pour les jeunes enfants pourraient devenir obligatoires et gratuits. (©AFP/Archives/Mychele Daniau)

Voilà une suggestion qui pourrait faire grand bruit. Les vaccins destinés aux enfants de moins de deux ans (coqueluche, rougeole, hépatite B…) pourraient devenir gratuits et obligatoires de façon temporaire. C’est une proposition suggérée par le comité de « la concertation citoyenne » sur la vaccination. Le but ? Restaurer la confiance face aux doutes des Français sur le bien-fondé es vaccins.
Redonner confiance

Les conclusions du comité sont issus d’une synthèse d’un grand débat de plusieurs mois, voulu par le gouvernement et auquel ont notamment contribué plus de 10 000 internautes et deux jurys (grand public et professionnels de santé). Le but est d’« améliorer la confiance dans la vaccination » et d’émettre des recommandations pour « améliorer la couverture vaccinale ».

Dans le contexte actuel de perte de confiance et de baisse de la couverture vaccinale, il apparaît nécessaire de réaffirmer le bien-fondé de la vaccination », affirme le comité, qui vient de rendre ses conclusions à la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

D’où cette idée d’agir en deux temps : d’abord élargir l’obligation vaccinale, en prévoyant une possibilité de refus des parents. Puis, à terme, supprimer l’obligation vaccinale comme ailleurs en Europe. Mais, « les conditions ne sont pas réunies » aujourd’hui pour lever l’obligation qui existe déjà en France pour trois maladies (Diphtérie-Tétanos-Polio – DTP), estime le comité présidé par le professeur Alain Fischer et Claude Rambaud du CISS (Collectif d’associations santé).

En levant maintenant l’obligation, « on peut craindre qu’une fraction non négligeable de la population renonce aux vaccins y compris aux trois vaccins obligatoires de base », explique Alain Fischer à l’AFP.

« La gratuité des vaccins serait un signal très fort donné par les pouvoirs publics sur l’importance qu’ils accordent à la vaccination », souligne-t-il. « Le système actuel ne tient pas la route » avec « trois vaccins obligatoires (DTP) et des vaccins recommandés qui sont aussi importants », ajoute le professeur. D’où la recommandation « pour une phase transitoire, d’élargir la vaccination obligatoire des enfants pour les vaccins administrés avant l’âge de 2 ans », poursuit-il.
Une clause de refus

Cette « mesure temporaire » consisterait à rendre obligatoires « 11 vaccins (pas 11 piqûres, mais une protection contre 11 maladies), plus les rappels », avec, tout de même, « une clause d’exception comme cela se fait aux États-Unis ».

Ainsi, les parents réfractaires signeraient un document « pour leur faire prendre conscience qu’ils prennent une responsabilité, une prise de risque pour leur enfant et pour la communauté des gens qui vivent autour d’eux et qu’ils prennent aussi le risque que leur enfant puisse être refusé par une directrice de crèche », ajoute le médecin.

Toutefois, en cas de situation de menace d’infection, s’il y avait trop de refus de la vaccination, cette possibilité d’exemption pourrait être supprimée comme cela s’est passé en Californie pour la rougeole, ajoute le professeur Fischer.

En parallèle, le comité préconise toute une série de mesures pour rétablir la confiance : facilitation de la vaccination, entre autres, dans les écoles, information et formation des professionnels de santé, site internet unique consacré à la vaccination, faire de la vaccination une grande cause nationale…

La mise en place d’un carnet de vaccination électronique permettrait à chacun de savoir où il en est et aussi « un meilleur recensement de la couverture vaccinale », relève Claude Rambaud.
La France, réticente aux vaccins

Selon une enquête parue en septembre 2016 dans la revue EBioMedicine, la France est le pays européen qui a le plus de réticences face aux vaccins, avec un Français sur quatre qui émet des doutes sur la sécurité des vaccins tandis que 17% doutent de leur efficacité.

Les réactions négatives n’ont pas tardé : E3M (Association aluminium dans les adjuvants) dénonce « un simulacre de démocratie » et pour Michèle Rivasi, députée européenne écologiste, « les conclusions de la concertation sur la vaccination sont une véritable provocation ».

Marisol Touraine a demandé à ses services et à l’agence Santé publique France d’étudier ces propositions qui seront également évaluées sur le plan juridique et financier avant qu’elle ne dévoile les mesures qu’elle entend prendre.

AFP