Saturday, March 31, 2018

Le pape François a-t-il vraiment pu dire que l’enfer n’existe pas?



Repéré par Léa Marie — 31 mars 2018 à 14h19 — mis à jour le 31 mars 2018 à 14h19

Si le souverain pontife aborde assez peu la question, l'Église catholique est catégorique.



Le Pape François lors d'une messe au Vatican, le 29 mars 2018, par Marco Bertorello via AFP


Temps de lecture: 2 min

«L'enfer n'existe pas, ce qui existe c'est la disparition des âmes pécheresses», aurait déclaré le pape François dans un entretien avec Eugenio Scalfari, fondateur du journal italien La Repubblica, paru jeudi dernier. Des propos immédiatement réfutés par le Vatican dans un communiqué du Saint-Siège accusant le journaliste d’avoir mal retranscrit les propos du souverain pontife.

Cette déclaration ne serait, selon l’autorité religieuse, que le «fruit de la reconstruction de [Scalfari]» qui, soulignent certains observateurs, est un athée de 93 ans ayant lui-même confié ne pas prendre de notes durant ses interviews. Et de conclure «qu’aucune des citations en question ne peut être considérée comme une fidèle retranscription des paroles du Pape».

Alors, à quel saint se vouer? Dans un article intitulé «Tout le monde se calme, le Vatican assure que le Pape n’a jamais dit que l’enfer n’existait pas», Buzzfeed rappelle que ce dernier a, par le passé, fait quelques (rares) références à la notion d'enfer.

En 2014, lors d’une veillée en hommage aux victimes de la Mafia italienne, le Pape avait ainsi demandé à ses membres de «se repentir ou de s’exposer à une damnation éternelle». «Il est encore temps de ne pas finir en enfer», avait-il ajouté, «ce qui vous attend si vous continuez sur ce chemin».

L’an dernier, lors d’une visite au Sanctuaire de Notre-Dame de Fátima au Portugal, François avait également assuré que mener une vie sans Dieu comportait «des risques de mener en enfer».

Quoi qu’il en soit, tranche Buzzfeed, les écrits saints sont, eux, on ne peut plus clairs. Le Catéchisme de l’Église Catholique reconnait ainsi sans ambiguïté «l’existence de l’enfer et de son éternité»:

«Les âmes de ceux qui meurent en état de péché mortel descendent immédiatement après la mort dans les enfers, où elles souffrent les peines de l’enfer, le feu éternel.»



Saturday, March 17, 2018

Mayotte annonce des mesures pour la sécurité et contre l’immigration illégale



Publié Le 12.03.2018 à 16h41

Mayotte : la ministre des outre-mer, Annick Girardin, annonce des mesures pour la sécurité et contre l’immigration illégale

Alors que les manifestants expriment un sentiment d’abandon de la part de l’Etat, la ministre a tenté de les rassurer au cours de son déplacement sur l’île.

LE MONDE avec AFP
Temps de lecture : 2 min


Annick Girardin à son arrivée à Mayotte, le 12 mars. ORNELLA LAMBERTI / AFP

Face à un mouvement de contestation populaire qui se poursuit à Mayotte depuis plus de trois semaines, la ministre des outre-mer, Annick Girardin, a dévoilé plusieurs mesures, lundi 12 mars, pour lutter contre l’insécurité et l’immigration irrégulière dans le département.

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Mayotte : la ministre des outre-mer en visite dans un département au bord de l’explosion

Alors que les manifestants expriment un sentiment d’abandon de la part de l’Etat, Mme Girard a tenté de les rassurer. « Le 101e département français reste Mayotte, Mayotte reste un département français », a-t-elle lancé à Dzaoudzi au cours d’une conférence de presse, promettant de revenir à Mayotte « avant le 15 avril ». Parmi les annonces faites par Mme Girardin :

Un renforcement des forces de l’ordre dans l’île : 60 gendarmes mobiles arrivés début mars resteront jusqu’à la fin de l’année scolaire ; une brigade de gendarmerie nationale est créée à Koungou ; augmentation des effectifs de la réserve territoriale de la gendarmerie.

Tuesday, March 6, 2018

Le rosaire, plus puissant que la bombe atomique (?)

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Isabelle Cousturié | 28 février 2018


© Pixabay


En 1945, grâce à leurs prières, et notamment celle du rosaire, un groupe de jésuites est épargné de toute contamination et destruction provoquées par l’explosion d’Hiroshima, scénario qui se reproduit, trois jours plus tard, à Nagasaki, chez les franciscains.

Le 6 août 1945, quatre pères jésuites, Hugo Lasalle, Hubert Schiffer, Wilhelm Kleinsorge et Hubert Cieslik, se trouvent dans le presbytère de l’église Notre-Dame de l’Assomption, à Hiroshima. « Il est 8h15 », raconte père Schiffer. Ce dernier vient de terminer la messe, et prend son petit-déjeuner au presbytère. Tout à coup, un flash lumineux attire son attention. « Ce doit être une explosion dans le port », pense-t-il. Puis autre explosion, terrible cette fois, avec un coup de tonnerre emplit l’air. Le jésuite se sent alors soulevé de sa chaise comme par une force invisible, secoué, battu comme « une feuille dans une rafale de vent, en automne ». Puis c’est l’obscurité.
Lire aussi : Le rosaire est une arme spirituelle puissante

« Ce fut l’expérience la plus effrayante de toutes », témoigne-t-il. Pendant trois jours, les missionnaires vivent dans un enfer de feu et de fumée. Autour d’eux, à l’exception du presbytère, il n’existe plus rien. Tous les bâtiments sont rasés au sol. 80 000 personnes ont été tuées sur le coup. Les pères sont secourus et examinés. On les prévient que leurs corps commenceront à se détériorer à cause des radiations. Mais à la stupeur générale, leurs corps ne renferment aucun mauvais effet de la bombe, contrairement aux 130 000 personnes tuées à petit feu les années suivantes. Et « les scientifiques n’ont toujours rien compris », ne cesse de commenter Hubert Fischer, un des missionnaires âgé de 30 ans au moment de l’explosion, interviewé plus de deux cents fois :

« Un bouclier protecteur »


Mais les quatre pères jésuites ont l’explication : la main de Marie. Ils attribuent leur survie à leur dévotion mariale, à leurs prières quotidiennes du rosaire de Fatima. Fischer sent que leur presbytère a reçu « un bouclier protecteur » de la Vierge contre tous les rayons et les mauvais effets. Et de fait, à Fatima, la Vierge Marie, l’avait promis à travers les petits bergers : le rosaire est une armure très puissante pour tous ceux qui prient le chapelet tous les jours. Et c’est ce que faisaient ces quatre missionnaires qui vivaient « d’après le message de Fatima » et priaient le rosaire chaque jour, comme ils expliquèrent, par la suite, devant des scientifiques incrédules. Les quatre missionnaires moururent bien des années plus tard après avoir vécu sans perte d’audition ou de vue quelconque dues aux radiations à long terme, ou de maladies inhérentes à l’explosion.
Lire aussi : Trois pistes pour prier le rosaire avec efficacité… et sans se lasser

Ce scénario s’est répété, trois jours plus tard, au couvent baptisé « Jardin de l’Immaculée », fondé par le franciscain Maximilien Kolbe (1894-1941) à Nagasaki. Là aussi, alors que la ville est détruite par la bombe atomique, le couvent est épargné ainsi que les frères qui se trouvent à l’intérieur. Eux aussi priaient le rosaire quotidiennement.

Sur l’efficacité particulière de la prière du rosaire dans les causes les plus difficiles, l’Église regorge de témoignages. C’est d’ailleurs pratiquement la seule prière que la Vierge Marie recommande dans toutes ses apparitions. Les papes encouragent vivement sa pratique. Comme Jean Paul II, dans sa Lettre apostolique Rosarium Virginis Mariae, où il écrit et exhorte : « Par le rosaire, le croyant puise d’abondantes grâces, les recevant presque des mains mêmes de la Mère du Rédempteur ; (…) C’est une prière qui s’écoule au rythme de la vie humaine (…) À la fois méditation et supplication, (… ) elle mérite vraiment d’être redécouverte par la communauté chrétienne ».






Friday, March 2, 2018

Semaine jésuite (5-9 mars) : les jésuites et l’engagement citoyen


Samedi 03 mars 2018


LIBAN


Semaine jésuite (5-9 mars) : les jésuites et l’engagement citoyen

03/03/2018


PRÉSENTATION

OLJ


La mission de l’USJ (fondée en 1875) s’inscrit directement dans celle de la Compagnie de Jésus et dans la spiritualité ignacienne, moteur et ressource première de cette institution. Or saint Ignace insiste sur l’engagement dans notre monde, perçu comme lieu de l’incarnation du Christ et théâtre de sa manifestation. C’est dans cet esprit que nombre de jésuites se sont donnés corps et âme au service de l’homme et des sociétés dans lesquelles ils vivaient, réalisant ainsi pleinement leur mission de chrétiens à la suite d’un Dieu qui aime, sert et sauve l’homme là où il est.
La semaine jésuite proposée veut mettre à l’honneur quelques-unes des nombreuses figures de jésuites qui ont ainsi exprimé leur appartenance au Christ. Elle présentera les vies des pères Nicolas Kluiters et Frans van der Lugt, qui ont vécu et ont accompli héroïquement leur mission l’un au Liban, l’autre en Syrie, de saint Alberto Hurtado, surnommé « le jésuite des pauvres », et enfin de Pedro Arrupe, ancien supérieur général de la Compagnie, et de l’impact de ces hommes sur la société, en particulier sur les hommes qui les ont entourés et ont travaillé avec eux. Le programme de la semaine est le suivant :

Lundi 5 mars (amphithéâtre Pierre Abou Khater, campus des sciences humaines, rue de Damas):
Nicolas Kluiters, prêtre jésuite, engrais d’une terre délaissée. 

19h30 : inauguration de l’exposition. Maître de cérémonie : Hiam Abou Chédid. Mots du P. Jad Chebly, aumônier général de l’USJ, du recteur Salim Daccache et du provincial de la Compagnie de Jésus, Dany Younès.

19h50 : projection d’un film documentaire sur Nicolas Kluiters et sur Barka ; 20h : témoignages du réalisateur Wassim Geagea, de Gloria Abdo, coordinatrice du service de la vie étudiante, et de Gabriel Chamoun, CEO de The Talkies.

20h45 : impact social – Nabil Whaibé, École libanaise de formation sociale (ELFS).

21h : vin d’honneur.

Mardi 6 mars (amphithéâtre Abou Khater) : Saint Alberto Hurtao, le jésuite des pauvres.

19h : Ciné-club : projection du film The Mission.

Mercredi 7 mars (salle polyvalente, campus des sciences humaines) : Frans van der Lugt, un jésuite dans la Homs assiégée.

19h : mot d’accueil du P. Jad Chebly, s.j. : Qui est Frans ? 

19h15 : témoignage du P. Nawras Sammour, directeur du JRS Proche-Orient.

19h30 : témoignage d’un groupe de Libanais en mission à Homs.

19h45 : mot de Melhem Khalaf, fondateur d’Offre Joie.

19h55 : ateliers – Nabil Whaibé, École libanaise de formation sociale.

20h25 : synthèse des ateliers.

Jeudi 8 mars

9h : visite au « Jesuit Refugee Service » (JRS) de Bourj Hammoud.
Vendredi 9 mars (amphithéâtre Abou Khater) : Pedo Arrupe, un jésuite à la tête de la Compagnie. 

19h : projection d’un documentaire sur Pedro Arrupe.

19h15 : JRS : Pourquoi les réfugiés? 

19h45 : mots de l’aumônier et du recteur de l’USJ.


Friday, February 16, 2018

Le pape François dit prier pour ceux qui le traitent d’hérétique



La rédaction d'Aleteia | 15 février 2018


Antoine Mekary I ALETEIA


Lors de son dernier voyage au Chili et au Pérou, le pape François s’est entretenu longuement avec des jésuites. Des échanges d’une grande richesse dont le journal italien Corriere Della Sera a publié quelques extraits. On y découvre notamment que le souverain pontife prie pour ceux qui l’accusent d’être un hérétique.

Du 15 au 21 janvier, le pape François s’est rendu au Chili et au Pérou. Un voyage au cours duquel il a pu dialoguer avec les jésuites des deux pays sur différents sujets tels que les joies et les peines de son pontificat, la solitude des personnes âgées, les abus sexuels et… les résistances qu’il rencontre, au quotidien. Le quotidien italien Corriere Della Sera en a publié quelques extraits ce mercredi.
Lire aussi : Pape François : « L’un de vous m’a dit que j’étais un peu fou »

Au sujet des oppositions auxquelles il doit faire face quotidiennement, le souverain pontife explique ainsi qu’il essaye de faire preuve de discernement et de prendre du recul car « il est facile de dire qu’il y a de la résistance sans se rendre compte que dans cette opposition, il peut aussi y avoir une once de vérité ».



Saturday, February 10, 2018

Cour des comptes: des propositions pour "renforcer la confiance" dans les vaccins



Par AFP , publié le 07/02/2018 à 15:44 , mis à jour à 15:44



Paris - L'augmentation du nombre de vaccins obligatoires pour les enfants était "nécessaire" mais doit s'accompagner d'autres mesures telles qu'offrir aux pharmaciens la possibilité de vacciner et impliquer davantage l'école, estime la Cour des comptes.

"La politique vaccinale: un enjeu de santé publique, une confiance à conforter" est l'un des volets du rapport de la Cour des comptes publié mercredi. De façon assez inhabituelle, ce chapitre ne s'intéresse pas au coût des mesures mais se propose d'évaluer la politique générale mise en oeuvre par l'Etat en matière de vaccination.

Le passage de 3 à 11 vaccins obligatoires pour les enfants nés à partir du 1er janvier est une "clarification nécessaire" mais "doit impérativement s'inscrire dans une stratégie d'ensemble plus large pour conforter durablement la confiance", juge la Cour, en formulant des recommandations.

D'abord, "généraliser le carnet de vaccination électronique" pour disposer d'un "outil informatisé de suivi du statut vaccinal".

Ensuite, "ouvrir plus largement aux professionnels de santé", aux infirmiers, aux pharmaciens, la possibilité de vacciner. La vaccination contre la grippe en pharmacie pour les personnes à risques est actuellement expérimentée dans deux régions (Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes).

La Cour préconise d'"impliquer activement la médecine scolaire dans la vaccination" et d'obliger les professionnels de santé à se vacciner contre la grippe.

Enfin, elle insiste sur la nécessité "d'une présence plus forte et plus réactive sur les réseaux sociaux". Le but: lutter contre un "climat anxiogène sur la vaccination" dû aux "rumeurs et polémiques (...) amplifiées par les médias sociaux et souvent accompagnées d'un discours +complotiste+". Elle suggère de confier cette mission à la Haute autorité de santé (HAS).

La Cour des comptes juge que par le passé, "la mobilisation des pouvoirs publics a manqué de réactivité et de force" pour contrer un phénomène d'"hésitation vaccinale" plus marqué en France qu'ailleurs.

"Les plans successifs visant à relancer la politique vaccinale n'ont débouché que sur des mesures partielles, mal coordonnées, insuffisantes pour renforcer suffisamment l'adhésion vaccinale", estime-t-elle.

L'argument premier du gouvernement pour augmenter le nombre de vaccinations obligatoires est la baisse du taux de couverture vaccinale et la réapparition de certaines maladies.

Les vaccins obligatoires sont pris en charge à 65% par l'assurance maladie (sauf l'un d'eux, le ROR, pris en charge à 100% pour les mineurs). Surcoût pour la Sécu: environ 12 millions d'euros.