Saturday, May 24, 2014

Le pape appelle à choisir la négociation plutôt que les armes en Syrie


Publié le samedi 24 mai 2014 à 19h55





Le pape François arrive au stade d'Amman pour la célébration d'une messe en plein air, le 24 mai 2014 - Photo de Khalil Mazraawi - AFP © 2014 AFP

Amman (AFP)

Le pape François a exhorté samedi à "revenir sur le chemin de la négociation" et à renoncer à la voie des armes pour résoudre le conflit en Syrie, lors d'une étape dans la Jordanie voisine, la première d'un voyage au Proche-Orient placé sous le signe du dialogue interconfessionnel.

Le souverain pontife
, attendu dimanche à Bethléem puis Jérusalem, a également insisté sur la nécessité d'une "solution juste au conflit palestino-israélien" et la légitimité dans la région de la présence déclinante des chrétiens, "citoyens à part entière au Proche-Orient".

A bord d'une Jeep ouverte blanche qui a fait le tour du stade d'Amman, souriant, il s'est prêté de bonne grâce à l'exercice du bain de foule, le premier des deux prévus au cours de ce voyage, prenant des bébés ou des enfants dans les bras.

François a célébré une messe dans le stade rempli de quelque 30.000 fidèles, pavoisé des drapeaux jaune et blanc du Vatican, avec une attention particulière pour "les nombreux chrétiens réfugiés de Palestine, de Syrie et d'Irak".

Le pape a ensuite martelé son "appel le plus pressant pour la paix en Syrie", souhaitant que "tous abandonnent la prétention de laisser aux armes la solution des problèmes et que l'on revienne sur le chemin de la négociation".

Il a également admonesté la communauté internationale pour faire plus face à "l'urgence humanitaire" de l'afflux des Syriens, au nombre de 2,7 millions, dont près de 600.000 en Jordanie, lors d'une rencontre avec des réfugiés syriens à Béthanie, sur le Jourdain, site présumé du baptême de Jésus, où il s'est recueilli.

Manifestement à l'aise, aussi bien avec les dignitaires politiques et religieux que parmi la foule, Jorge Bergoglio est arrivé du stade d'Amman en voiture de golf conduite par le roi Abdallah II en personne, qu'il a déjà vu deux fois au Vatican, et qui accueillait son troisième voyage papal.


- Messe à Bethléem -

"Nous avons fait toute la route, jeunes et vieux, enfants et femmes, pour voir le pape. Nous avons besoin de sa bénédiction", a confié une participante à la messe, Warda Khoury, 23 ans, venue de Mafraq (nord-est), avec un drapeau du Vatican dans une main et de Jordanie dans l'autre.

François a également prôné le respect de la liberté religieuse dans la région, en allusion à l'inquiétude du Vatican face à l'exode des chrétiens, dont 2 millions ont quitté le Moyen-Orient ces 10 dernières années, selon le Centre catholique jordanien.

Il égrènera au cours de ce pèlerinage de 55 heures dans le berceau du christianisme, où il est le quatrième pape à se rendre, après Paul VI en 1964, Jean Paul II en 2000 et Benoît XVI en 2009, 14 discours et une succession de cérémonies dans des lieux chargés de symboles.

Les sites de la tradition chrétienne d'abord, du baptême de Jésus, de sa naissance (Bethléem), où il sera accueilli par le président palestinien Mahmoud Abbas, avant une messe pour près de 10.000 fidèles, de son dernier repas (le Cénacle à Jérusalem), de sa mort et de sa résurrection (le Saint-Sépulcre).

Mais il visitera aussi l'esplanade des Mosquées et le Mur des Lamentations, lieux saints de l'islam et du judaïsme, ou encore le Mémorial de Yad Vashem pour la Shoah.

Pour incarner son appel au dialogue inter-religieux, François est accompagné d'un rabbin, Abraham Skorka, et d'un professeur musulman, Omar Abboud, vieux amis de Buenos Aires.

Surtout, il rencontrera le patriarche de Constantinople, Bartholomée, chef spirituel de l'Eglise orthodoxe, 50 ans après le sommet historique entre Paul VI et le chef de cette Eglise, Athénagoras.

Dans une région troublée, la visite de ce pape rétif au protocole et qui a refusé une "papamobile" blindée donne aussi des sueurs froides aux services de sécurité jordaniens, palestiniens et israéliens, qui ont mobilisé des milliers d'agents à chacune des trois étapes.l


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Saturday, May 17, 2014

Le repos dominical du dimanche, jour à la gloire de ''l'Éternel Dieu'' ou du ''dieu soleil''



Kenny Marguerite 



Published on Feb 5, 2014

Présentation du livre « Inquisitiô », qui sera disponible à partir du 17 Février 2014, en format papier, aux éditions Dieu t'aime, à l'adresse suivante : www.editiondieutaime.com

TRAVAIL DOMINICAL: LES VRAIES RAISONS DE SON INTERDICTION EN FRANCE

Jusqu'à présent, il est interdit de travailler en France le Dimanche, sauf dérogation spéciale. C'est devenu aujourd'hui un problème crucial pour l'économie, la bonne santé des entreprises et le pouvoir d'achat des salariés.
Strictement encadré par la loi, le travail dominical repose en fait sur une raison précise : respecter, dans le cadre de la tradition chrétienne et catholique, le Jour du Seigneur. Mais cet argument est faux : dans la tradition biblique, le véritable jour de repos est le samedi (le Sabbat), et non le dimanche, qui est une tradition qui nous vient du paganisme antique.

Un croyant peut donc travailler le dimanche, sans enfreindre aucun commandement. Cet argument devrait être repris par tous ceux qui aujourd'hui cherchent à dépasser cet archaïsme et réinjecter du dynamisme dans l'économie française, qui en a bien besoin.

Fennec.k, dans son livre "Inquisitiô", développe très largement l'argumentation autour de ce point crucial, dans un ouvrage qui, malgré une érudition impressionnante et un croisement des sources les plus fiables, reste accessible à tous, et permettra d'enrichir le débat.
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Wednesday, May 7, 2014

Dimanche, un jour pour être !





Hélène Bodenez

Published on Jan 17, 2014

On va très sûrement vers la généralisation du travail le dimanche... Ce qui n'est pas interdit ... est autorisé !

Déposé ce 18 janvier par la Fédération FO du commerce, les syndicats FO-Commerce de Paris, du Val-d'Oise, le Seci-Unsa et SUD-Commerce, un recours au Conseil d'État pour attaquer le décret autorisant les magasins de bricolage à déroger au repos dominical. http://www.francetvinfo.fr/economie/e...

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Monday, April 28, 2014

Paris : Les ouvertures dominicales vont-elles faire grimper les impôts ?



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C’est ce que craint la maire de Paris Anne Hidalgo après les déclarations du ministre en charge des Affaires Etrangères et du Tourisme Laurent Fabius en faveur du travail dominical dans la capitale.



Interrogée sur l’extension des ouvertures des magasins parisiens le dimanche, la maire de Paris Anne Hidalgo reste sur sa position : pendant la campagne des municipales, elle s’était démarquée de son prédécesseur Bertrand Delanoë, annonçant vouloir remettre sur la table le dispositif réglementaire encadrant le travail dominical « à condition que les discussions aillent dans le sens du dialogue et des nouvelles embauches ».

Selon Anne Hidalgo, le maintien des fermetures des grandes surfaces alimentaires « autour de Paris » a permis au petit commerce de centre-ville, très générateurs d’emplois, de résister à la concurrence. C’est pourquoi elle demande que le nouveau dispositif, qui sera sans doute votée dans un cadre parlementaire, s’accompagne sur le terrain de « négociations sociales et territoriales » avec tous « les acteurs concernés, riverains, associations et petits commerçants ».
 

Ouvertures sur le boulevard Haussmann ?

Elle met également le gouvernement en garde sur le risque qu’une telle mesure pourrait engendrer sur le niveau des impôts : « Si on ouvre les magasins le dimanche cela veut dire un service de propreté, de nettoyage. Payé par qui ? Par les contribuables parisiens » souligne la nouvelle maire qui s’est engagée, pendant la campagne, à ne pas augmenter la pression fiscale.

La réforme proposée par Bercy et le ministre des Affaires Etrangères Laurent Fabius viserait à modifier certains aspects de la Loi Maillé en procédant à l’extension des zones dites touristiques dans lesquelles les magasins sont autorisés à ouvrir leurs portes au public le dimanche. Aujourd’hui, l’un des principaux axes commerçants parisiens, le boulevard Haussmann, qui comprend les Galeries Lafayette et le Printemps, n’est inclut dans aucune des sept zones touristiques définies dans la capitale. Pour pouvoir ouvrir, ses enseignes doivent donc solliciter une autorisation auprès des services municipaux, mais la loi limite actuellement à cinq par an la délivrance de ce type de dérogations.

Publié le 28 avril 2014 par Jérôme Albert
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Saturday, April 26, 2014

Rome se prépare à son «dimanche des quatre papes»

Religion 18:44

Michèle Leridon et Laure Brumont / AFP


Des centaines de milliers de personnes, 98 délégations d’Etats ou d’organisations internationales, dont 24 chefs d’Etat et têtes couronnées, sont attendues dimanche sur la place Saint-Pierre. (AFP)


Rome connaîtra bien son «dimanche des quatre papes»: le pape émérite Benoît XVI et François célèbreront ensemble la messe de canonisation de leurs prédecesseurs Jean Paul II et Jean XXIII, un événement unique dans les 2000 ans d’histoire de l’Eglise catholique



Les liens

Editorial. Faut-il canoniser les papes?

Des centaines de milliers de personnes - peut-être plus d’un million -, 98 délégations d’Etats ou d’organisations internationales, dont 24 chefs d’Etat et têtes couronnées - du roi d’Espagne au président zimbabwéen Robert Mugabe -, sont attendues dimanche sur la place Saint-Pierre et à Rome pour l’événement au retentissement planétaire voulu par le pape François.

Parmi elles devait figurer le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk. Mais celui-ci a décidé d’écourter son voyage à Rome «en raison de la situation», a indiqué à l’AFP son porte-parole Olga Lappo, alors que le Premier ministre était reçu en audience par le pape François. La tension est à son comble en Ukraine sous la menace d’une intervention russe dans l’est.

A Rome, un défilé coloré de pèlerins, religieux de toutes nationalités et touristes attirés par l’évènement historique, continue d’affluer pour la double canonisation de Jean Paul II, le charismatique pape polonais, et du «bon pape» italien, Jean XXIII.

Samedi, le Vatican a confirmé la présence de Joseph Ratzinger, qui fut à la fois un proche collaborateur du pape polonais et l’un des participants au concile Vatican II, lancé par Jean XXIII.

Le pape émérite allemand, qui avait démissionné l’an dernier, ne se tiendra pas devant l’autel aux côtés de son successeur, car celà pourrait créer une ambiguité, «donner l’impression qu’il y a deux papes régnants», explique à l’AFP un religieux. Mais il concélèbrera la messe, ce qui signifie qu’il «participera pleinement à la cérémonie liturgique», avec 150 cardinaux et un millier d’évêques sur un côté du choeur.

«Un chouette moment»

Alors qu’une pluie fine a commencé à tomber sur la Ville éternelle, les veillées de prière ont commencé. A la basilique Saint Jean de Latran, où l’on prie en l’honneur de Jean XXIII, se sont retrouvés des groupes de jeunes, revêtus de ponchos en plastique de toutes les couleurs, venus de Berlin, de Bergame, ville originaire du «bon pape», qui se disent «amoureux de Jean XXIII, notre pape»...

«Ca va être un chouette moment la canonisation», commente une Française, Hélène, venue de Nantes pour Jean Paul II, «un Saint, un modèle pour nous».

D’autres «nuits blanches de prière» sont organisées dans maintes églises de Rome, en italien, polonais, anglais, allemand, français, arabe et même breton...

Devant la basilique Saint-Pierre, une foule de fidèles a commencé à s’installer, avec tapis de sols et pliants. Une fidèle nigériane, «dame Pauline», drapée dans un magnifique boubou jaune à l’effigie de Jean Paul II, raconte que celui-ci a «changé sa vie». Un groupe de Libanais se dit aussi très heureux de «rendre hommage à deux hommes qui se sont rendus sur leurs terres», l’un comme pape, l’autre comme nonce.

A la gare centrale Termini, trains et bus déversent des jeunes avec des sacs à dos «Jean Paul II». La protection civile, les carabiniers, les ambulances se déploient.

Les drapeaux polonais rouge et blanc fleurissent. De ce seul pays, où Karol Wojtyla fait l’objet d’un véritable culte, 1.700 bus, 58 vols charters et cinq trains spéciaux doivent arriver à Rome, selon la municipalité.

Au Vatican, les portraits des deux futurs saints ont déjà été déployés sur la façade de la basilique Saint-Pierre. Dans un magasin de souvenirs, une grande affiche représente déjà «Sanctus Paulus II» et «Sanctus Joannes XXIII» avec leur auréole.

En réalité, les deux hommes ne seront saints que dimanche, lorsque le pape argentin prononcera la formule qui les inscrira à jamais dans le registre céleste de ceux que tous les catholiques sont invités à prier pour les assister dans leur vie terrestre.

La canonisation de Jean XXIII, initiateur du Concile Vatican II (1962-1965) qui marqua l’ouverture de l’Eglise catholique à la société et autres religions, ne semble critiquée par personne, à part les traditionalistes.

Celle de Jean Paul II, même si nul ne conteste sa stature internationale et le rôle qu’il a joué dans la chute du communisme, compte des détracteurs. Ceux-ci lui reprochent notamment un aveuglement face aux crimes pédophiles et sa sévérité avec les théologiens dissidents, notamment ceux de la théologie de la libération. Des accusations rejetées vendredi par son ancien porte-parole, Joaquin Navarro-Valls.

«Sainteté ne veut pas dire perfection», a souligné le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, selon lequel la canonisation de Jean Paul II, seulement neuf ans après sa mort, est «sans doute la plus rapide» de l’histoire de l’Eglise catholique.
 

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Saturday, April 12, 2014

Éloigne-toi du chemin qui conduit chez elle, Et ne t'approche pas de la porte de sa maison


Mon fils, sois attentif à ma sagesse, Prête l'oreille à mon intelligence,

2 Afin que tu conserves la réflexion, Et que tes lèvres gardent la connaissance.

3 Car les lèvres de l'étrangère distillent le miel, Et son palais est plus doux que l'huile;

4 Mais à la fin elle est amère comme l'absinthe, Aiguë comme un glaive à deux tranchants.

5 Ses pieds descendent vers la mort, Ses pas atteignent le séjour des morts.

6 Afin de ne pas considérer le chemin de la vie, Elle est errante dans ses voies, elle ne sait où elle va.

7 Et maintenant, mes fils, écoutez-moi, Et ne vous écartez pas des paroles de ma bouche.

8 Éloigne-toi du chemin qui conduit chez elle, Et ne t'approche pas de la porte de sa maison,

9 De peur que tu ne livres ta vigueur à d'autres, Et tes années à un homme cruel;

10 De peur que des étrangers ne se rassasient de ton bien, Et du produit de ton travail dans la maison d'autrui;

11 De peur que tu ne gémisses, près de ta fin, Quand ta chair et ton corps se consumeront,

12 Et que tu ne dises: Comment donc ai-je pu haïr la correction, Et comment mon coeur a-t-il dédaigné la réprimande?

13 Comment ai-je pu ne pas écouter la voix de mes maîtres, Ne pas prêter l'oreille à ceux qui m'instruisaient?

14 Peu s'en est fallu que je n'aie éprouvé tous les malheurs Au milieu du peuple et de l'assemblée.

15 Bois les eaux de ta citerne, Les eaux qui sortent de ton puits.

16 Tes sources doivent-elles se répandre au dehors? Tes ruisseaux doivent ils couler sur les places publiques?

17 Qu'ils soient pour toi seul, Et non pour des étrangers avec toi.

18 Que ta source soit bénie, Et fais ta joie de la femme de ta jeunesse,

19 Biche des amours, gazelle pleine de grâce: Sois en tout temps enivré de ses charmes, Sans cesse épris de son amour.

20 Et pourquoi, mon fils, serais-tu épris d'une étrangère, Et embrasserais-tu le sein d'une inconnue?

21 Car les voies de l'homme sont devant les yeux de l'Éternel, Qui observe tous ses sentiers.

22 Le méchant est pris dans ses propres iniquités, Il est saisi par les liens de son péché.

23 Il mourra faute d'instruction, Il chancellera par l'excès de sa folie.

Proverbes 5
Louis Segond (LSG)

Wednesday, April 2, 2014

Il se fait tatouer... la facture du salon de tatouage


Publié le 02 avril 2014 à 11h33 | Mis à jour à 11h33





Photo Lionel Bonaventure, archives AFP


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Agence France-Presse
Oslo

Un adolescent norvégien qui avait défrayé la chronique en se faisant tatouer une facture de McDonald's sur le bras, vient de récidiver en... se faisant tatouer la facture du salon de tatouage.

Mis au défi par des camarades, Stian Ytterdahl, 18 ans, s'était fait tatouer la copie conforme d'une addition de 143 couronnes (17 euros) - dégustation sur place - sur l'avant-bras droit la semaine dernière, une initiative farfelue qui avait recueilli un certain écho médiatique.

Mardi, il a récidivé en se faisant tatouer cette fois sur l'avant-bras gauche la facture de 2000 couronnes du salon de tatouage.

«Si je le regretterai un jour ? Non. Ce sont des souvenirs», a-t-il dit, filmé par les caméras de VGTV, le site internet vidéo du tabloïd VG.

Le salon a donc reproduit à l'identique la première facture donnée au jeune homme, y compris la faute d'orthographe dans le nom de la localité (Lillestoem au lieu de Lillestroem).

«On a essayé de lui déconseiller de le faire», a déclaré le tatoueur Joergen Andresen à VGTV. «Mais on ne peut pas être des gardiens de la morale. C'est un adulte», a-t-il ajouté.


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Thursday, March 20, 2014

Les yeux de l'Éternel sont sur les justes


 De David. Lorsqu'il contrefit l'insensé en présence d'Abimélec, et qu'il s'en alla chassé par lui. 


Je bénirai l'Éternel en tout temps; Sa louange sera toujours dans ma bouche.

2 (34:3) Que mon âme se glorifie en l'Éternel! Que les malheureux écoutent et se réjouissent!

3 (34:4) Exaltez avec moi l'Éternel! Célébrons tous son nom!

4 (34:5) J'ai cherché l'Éternel, et il m'a répondu; Il m'a délivré de toutes mes frayeurs.

5 (34:6) Quand on tourne vers lui les regards, on est rayonnant de joie, Et le visage ne se couvre pas de honte.

6 (34:7) Quand un malheureux crie, l'Éternel entend, Et il le sauve de toutes ses détresses.

7 (34:8) L'ange de l'Éternel campe autour de ceux qui le craignent, Et il les arrache au danger.

8 (34:9) Sentez et voyez combien l'Éternel est bon! Heureux l'homme qui cherche en lui son refuge!

9 (34:10) Craignez l'Éternel, vous ses saints! Car rien ne manque à ceux qui le craignent.

10 (34:11) Les lionceaux éprouvent la disette et la faim, Mais ceux qui cherchent l'Éternel ne sont privés d'aucun bien.

11 (34:12) Venez, mes fils, écoutez-moi! Je vous enseignerai la crainte de l'Éternel.

12 (34:13) Quel est l'homme qui aime la vie, Qui désire la prolonger pour jouir du bonheur?

13 (34:14) Préserve ta langue du mal, Et tes lèvres des paroles trompeuses;

14 (34:15) Éloigne-toi du mal, et fais le bien; Recherche et poursuis la paix.

15 (34:16) Les yeux de l'Éternel sont sur les justes, Et ses oreilles sont attentives à leurs cris.

16 (34:17) L'Éternel tourne sa face contre les méchants, Pour retrancher de la terre leur souvenir.

17 (34:18) Quand les justes crient, l'Éternel entend, Et il les délivre de toutes leurs détresses;

18 (34:19) L'Éternel est près de ceux qui ont le coeur brisé, Et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement.

19 (34:20) Le malheur atteint souvent le juste, Mais l'Éternel l'en délivre toujours.

20 (34:21) Il garde tous ses os, Aucun d'eux n'est brisé.

21 (34:22) Le malheur tue le méchant, Et les ennemis du juste sont châtiés.

22 (34:23) L'Éternel délivre l'âme de ses serviteurs, Et tous ceux qui l'ont pour refuge échappent au châtiment.


Psaumes 34 (Louis Segond)
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Tuesday, March 11, 2014

VIDEO. Pour Barack Obama, un troisième mandat serait aussi mauvais que Very Bad Trip 3



Créé le 11/03/2014 à 15h12 -- Mis à jour le 11/03/2014 à 16h30




Barack Obama lors d'un entretien avec l'acteur Zach Galifianakis, le 10 mars 2014 Capture d'écran/20minutes


MONDE - Il évoque son avenir lors d'une interview avec l'acteur Zach Galifianakis...

Barack Obama a catégoriquement écarté l'idée d'un troisième mandat à la tête des Etats-Unis, que lui interdit de toute façon la Constitution, estimant qu'il serait aussi mauvais que le troisième film de la franchise «Very bad trip». Dans un entretien avec le comédien Zach Galifianakis mis en ligne mardi sur le site internet humoristique « FunnyOrDie.com », M. Obama s'est vu demander ce que cela faisait d'être « le dernier président noir des Etats-Unis ».

« Et ça fait quoi, de parler à un président pour la dernière fois? », a rétorqué M. Obama. « Ca doit craindre, de ne pas pouvoir être candidat une troisième fois » à la présidence, a alors hasardé M. Galifianakis. Le 22e Amendement à la Constitution américaine, adopté en 1947, limite à deux le nombre de mandats présidentiels...


L'interview hilarante d'Obama par Galifianakis by 20Minutes .
L'interview hilarante d'Obama par Galifianakis by 20Minutes



Fan de Bradley Cooper

« Non, je pense que c'est une bonne idée », a répondu M. Obama, sans se départir de son sérieux. « Une troisième fois, ce serait comme faire un troisième "Very bad trip". Ca n'a pas tellement marché, si? », a-t-il ajouté. Zach Galifianakis est l'un des héros de cette franchise de comédies, inaugurée en 2009 et qui a connu deux suites, en 2011 et 2013.

Or, « Very bad trip 3 » a constitué l'une des grandes déceptions au box-office nord-américain l'année dernière. Il est à peine rentré dans ses frais de production et ne recueille que 19% des suffrages sur le site « RottenTomatoes.com » qui compile les jugements des critiques de cinéma. M. Obama a aussi estimé, dans le but évident d'énerver M. Galifianakis, que le succès de « Very bad trip » devait tout à Bradley Cooper.


avec AFP

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Monday, March 3, 2014

Seigneur, je te suivrai partout où tu iras



56 Car le Fils de l'homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Et ils allèrent dans un autre bourg.

57 Pendant qu'ils étaient en chemin, un homme lui dit: Seigneur, je te suivrai partout où tu iras.

58 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids: mais le Fils de l'homme n'a pas un lieu où il puisse reposer sa tête.

59 Il dit à un autre: Suis-moi. Et il répondit: Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père.

60 Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu.

61 Un autre dit: Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'aller d'abord prendre congé de ceux de ma maison.

62 Jésus lui répondit: Quiconque met la main à la charrue, et regarde en arrière, n'est pas propre au royaume de Dieu.


Luc 9:56-62
Louis Segond (LSG)
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Saturday, February 22, 2014

Travail le dimanche : Rebondissements en cascade



Le décret du 30 décembre 2013 est considéré non recevable par le Conseil d'Etat.

2014-02-22 19:20:00


Le 30 décembre dernier, un décret était publié pour permettre aux enseignes de bricolage d'ouvrir le dimanche jusqu'au 1er juillet 2015. Mais le Conseil d'Etat en a décidé autrement et dans la foulée, le Gouvernement a annoncé la publication prochaine d'un nouveau décret rectificatif.



Décidément, l'ouverture le dimanche des enseignes du bricolage n'a rien d'un long fleuve tranquille ! En effet, après une bataille féroce entre ces enseignes et le Gouvernement, à coup d'ouverture guérilla pendant l'automne dernier on s'en souvient, le Ministère du Travail a finalement cédé en fin d'année dernière, ou plutôt concédé, une autorisation d'ouverture dominicale temporaire jusqu'au 1er juillet 2015. Ce décret publié dans l'urgence avait le mérite de statuer provisoirement sur la question et de faire cesser le bras de fer...


le Conseil d'Etat Las, il y a quelques jours, le 12 février plus précisément, le Conseil d'Etat a statué que ce fameux décret du 30 décembre 2013, n'était pas recevable en l'état, en conséquence de quoi, il a purement et simplement été suspendu !


Pour bien comprendre, il convient de revenir à la source du conflit. Depuis plusieurs années, les grandes surfaces de bricolage bataillent pour obtenir une dérogation à la règle du repos dominical. Après avoir été plusieurs fois retoquée, la demande s'est faite plus pressente. Voyant que rien n'avançait, les grandes surfaces de bricolage d'Ile-de-France ont décidé d'organiser la fronde. A l'automne 2013, bon nombre d'entre elles ont ainsi décidé de braver l'interdiction au risque d'écoper d'amendes rondelettes. Le Gouvernement pris en tenaille a choisi d'apaiser le conflit en promulguant, dans l'urgence, un décret permettant de façon temporaire aux magasins de vente au détail d'articles de bricolage, de déroger au principe du repos dominical.


Ce décret publié le 30 décembre 2013, s'inscrivait dans le cadre de l'article L. 3132-12 du code du travail qui permet au Gouvernement de déterminer les catégories d’établissements qui peuvent de droit déroger à la règle du repos dominical. L'article en question concerne généralement les établissements dont le fonctionnement ou l’ouverture est rendu nécessaire par les contraintes de la production, de l’activité ou les besoins du public (services de santé, restauration...). Ainsi, le décret n° 2013-1306 du 30 décembre 2013 a inscrit temporairement les établissements de commerce en détail du bricolage sur la liste des établissements pouvant déroger à la règle du repos dominical. La dérogation accordée était provisoire, jusqu'au 1er juillet 2015.


En réaction à la promulgation de ce décret, plusieurs organisations syndicales ont décidé de saisir le Conseil d’État d’une demande d’annulation. Elles ont ainsi demandé au juge des référés de suspendre l’exécution du décret dans l’attente du jugement au fond. Ce type de procédure qui permet au juge des référés de suspendre l’exécution d’une décision administrative ayant fait l'objet d'un recours est utilisée lorsque deux conditions cumulatives sont remplies : une situation d’urgence, et l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.


Selon la décision du juge des référés, les deux conditions précédentes sont bien réunies dans le cadre du décret du 30 décembre 2013. Le fait que le décret soit temporaire a été retenu comme un motif de doute sérieux quant à la légalité de la décision. En effet, soit la dérogation répond à un vrai besoin pérenne du public et dans ce cas, ce besoin continue d'exister après la date butoir du 1er juillet 2015, soit il ne répond pas à un besoin du public, et donc n'a pas lieu d'être. De plus, les organisations syndicales ont argumenté sur le fait que la dérogation au travail dominical est de nature à porter une atteinte grave et immédiate aux intérêts qu'elles défendent. A ce titre, un caractère d'urgence a été retenu. Les deux conditions étant réunies, la suspension a donc été prononcée.


En réaction à cette suspension, le ministre du Travail, Michel Sapin, a fait savoir qu'il allait publier dans la foulée un nouveau décret rectificatif qui devrait lever le délai butoir au 1er juillet 2015 pour une application illimitée.

Dominique André-Chaigneau, Toute la Franchise ©


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Thursday, February 13, 2014

Belgique : l’euthanasie sans âge minimum




13/02 21:45 CET


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Pionnière, la Belgique dit oui à l’euthanasie pour les enfants


La Belgique est devenue ce jeudi le premier pays au monde à autoriser l’euthanasie pour les mineurs, sans fixer d‘âge minimum.

12 ans après l’avoir légalisée pour les adultes, les députés ont toutefois pris soin d’inclure des conditions strictes dans la loi. 73% des Belges y étaient favorables.

La nouvelle loi dit que l’enfant doit avoir une “capacité de discernement” et être conscient au moment de la demande. Il doit aussi être dans une situation médicale désespérée qui causera la mort à court terme. La consultation de médecins et de psychiatres est aussi obligatoire, tout comme le consentement parental.

“Ce qui vient de se passer permet d’aller au bout de la démarche d’humanité par rapport à ces patients, ces jeunes patients pour lesquels il n’y a plus rien à faire,” approuve le sénateur socialiste Philippe Mahoux.

Déjà voté en décembre par le Sénat, le texte a été adopté à la chambre basse par 86 “pour”, 44 “contre” et 12 abstentions. Ses opposants estiment que cette loi n’est pas adaptée à la réalité.

“Chez un tout petit il n’y a évidemment pas de capacité de discernement de l’enfant, argumente Catherine Fonck, chef du groupe chrétien-démocrate à la chambre basse, et chez un adolescent les pédopsychiatres spécialisés pour les adolescents nous disent eux-mêmes qu’il est extrêmement difficile, parce que les enfants, les adolescents à cet âge ne se rendent pas toujours compte que la mort signifie qu’ils ne reviendront jamais.”

Jusque là, seuls les Pays-Bas autorisaient l’euthanasie pour les enfants, mais seulement à partir de 12 ans. En 2012, 1432 adultes ont choisi l’euthanasie en Belgique, 25% de plus qu’en 2011. L’Eglise catholique belge, de son côté, dit redouter sa banalisation.

La loi autorisant l’euthanasie pour les mineurs entrera en vigueur en Belgique dans les prochaines semaines.

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Tuesday, February 4, 2014

Défendre le repos dominical, enjeu électoral



dernière mise à jour: 2014-01-25 16:08:32


(RV) Entretien - A l’approche des élections européennes, l’Alliance européenne pour le dimanche a lancé cette semaine un appel aux députés, sous la forme d’un texte d’engagement. En signant ce texte, les membres actuels du Parlement européen et les candidats aux prochaines élections, s’engagent notamment à défendre le repos le dimanche, comme l’explique Johanna Touzel, porte-parole de l’Alliance pour le dimanche

Des propos recueillis par Audrey Radondy.

Cette campagne européenne pour la dignité du travail et le respect du dimanche a déjà reçu le soutien des salésiens de Belgique. Une centaine d’ONG et syndicat font partie de ce collectif. Dans un contexte d’austérité, de libéralisation, de flexibilité et de chomage, certains principes de base sont ignorés. Les salésiens reconnaissent que la compétitivité est nécessaire pour surmonter la crise mais cela ne doit pas se faire au détriment des travailleurs.


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Saturday, January 25, 2014

Bricolage : « On limite le travail du dimanche à 178 magasins »




Le Monde.fr | 23.01.2014 à 16h33 • Mis à jour le 23.01.2014 à 17h19



Les fédérations du commerce CFDT et CFTC ont annoncé, jeudi 23 janvier, qu'elles allaient signer l'accord sur les contreparties au travail dominical dans le secteur du bricolage, assurant ainsi la validation du texte.

Le décret autorisant les magasins de bricolage à déroger au repos dominical jusqu'au 1er juillet 2015 avait été publié fin décembre 2013. La Fédération des magasins de bricolage s'était engagée auprès du gouvernement à proposer des garanties aux salariés.

Celles-ci ont fait l'objet de négociations entre les partenaires sociaux. Pour qu'un accord soit conclu, les propositions devaient recueillir l'aval des syndicats représentant au moins 30 % des voix aux élections professionnelles - et que ceux réalisant au moins 50 % ne s'y opposent pas.

Jusque-là, seules la CFDT (24,2 % des voix) et la CFE-CGC (4 %) s'étaient déjà prononcées en faveur de l'accord, tandis que la CGT et FO avaient prévenu qu'ils ne signeraient pas. C'est la décision de la CFTC (24,8 % des voix), qui devait donc faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre.

Patrick Ertz, président de la fédération CFTC du commerce - qui était restée mesurée à l'issue des négociations qui se sont terminées lundi 20 janvier -, explique pourquoi il a dit « oui ».

Pourquoi avez-vous finalement décidé de signer l'accord ?

Nous n'étions pas signataires à l'issue des négociations, car nous avions besoin de trois garanties supplémentaires. Première garantie : le strict respect de la liste des magasins concernés par une ouverture le dimanche. Il y en a 178, principalement en Ile-de-France, ce qui permet de régler un problème qui était avant tout francilien.

D'autre part, nous avons obtenu un engagement écrit quant à la formation en matière de sécurité pour les salariés qui travaillent en fin de semaine. Ils auront également la priorité en cas d'ouverture d'un poste permanent en semaine.

Enfin, il s'agit d'un accord pérenne qui va au-delà du 1er juillet 2015, date auparavant fixée par le décret du 30 décembre 2013. L'accord est étendu à toutes les entreprises de la branche.

Quelles contreparties avez-vous pu obtenir de la Fédération des magasins de bricolage ?

Les négociations avaient déjà permis de garantir le principe de volontariat « réel » pour travailler le dimanche, ainsi que sa réversibilité. Un salarié qui était auparavant volontaire pourra donc renoncer au travail dominical, moyennant un délai de prévenance.

Nous avons également exigé que l'équilibre entre vie professionnelle et vie privée soit respecté. Les salariés concernés par le travail dominical auront droit à douze dimanches de repos par an, soit un par mois.

Pour ce qui est des majorations salariales, elles seront au minimum de 100 % le dimanche.

Des recours ont déjà été déposés devant le Conseil d'Etat pour demander l'annulation du décret autorisant le travail dominical, notamment par FO, la CGT et SUD. Constituent-ils une menace pour l'accord ?

L'accord que nous avons décidé de signer et le décret pris le 30 décembre 2013 sont deux choses différentes. Nous avons été particulièrement choqués par la méthode : on ne fait pas un décret avant de négocier. Nous avons été mis devant le fait accompli. Le décret couvrait toute la France, alors qu'il s'agissait de régler un conflit en cours en région parisienne.

L'accord qui va être validé n'est pas attaché au décret. Il permet de limiter la dérogation aux 178 magasins de la liste retenue.

Propos recueillis par Brice Alves


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Saturday, January 18, 2014

Paix! paix! disent-ils. Et il n'y a point de paix.



En ce temps-là, dit l'Éternel, on tirera de leurs sépulcres les os des rois de Juda, les os de ses chefs, les os des sacrificateurs, les os des prophètes, et les os des habitants de Jérusalem.

2 On les étendra devant le soleil, devant la lune, et devant toute l'armée des cieux, qu'ils ont aimés, qu'ils ont servis, qu'ils ont suivis, qu'ils ont recherchés, et devant lesquels ils se sont prosternés; on ne les recueillera point, on ne les enterrera point, et ils seront comme du fumier sur la terre.

3 La mort sera préférable à la vie pour tous ceux qui resteront de cette race méchante, dans tous les lieux où je les aurai chassés, dit l'Éternel des armées.

4 Dis-leur: Ainsi parle l'Éternel: Est-ce que l'on tombe sans se relever? Ou se détourne-t-on sans revenir?

5 Pourquoi donc ce peuple de Jérusalem s'abandonne-t-il A de perpétuels égarements? Ils persistent dans la tromperie, Ils refusent de se convertir.

6 Je suis attentif, et j'écoute: Ils ne parlent pas comme ils devraient; Aucun ne se repent de sa méchanceté, Et ne dit: Qu'ai-je fait? Tous reprennent leur course, Comme un cheval qui s'élance au combat.

7 Même la cigogne connaît dans les cieux sa saison; La tourterelle, l'hirondelle et la grue Observent le temps de leur arrivée; Mais mon peuple ne connaît pas la loi de l'Éternel.

8 Comment pouvez-vous dire: Nous sommes sages, La loi de l'Éternel est avec nous? C'est bien en vain que s'est mise à l'oeuvre La plume mensongère des scribes.

9 Les sages sont confondus, Ils sont consternés, ils sont pris; Voici, ils ont méprisé la parole de l'Éternel, Et quelle sagesse ont-ils?

10 C'est pourquoi je donnerai leurs femmes à d'autres, Et leurs champs à ceux qui les déposséderont. Car depuis le plus petit jusqu'au plus grand, Tous sont avides de gain; Depuis le prophète jusqu'au sacrificateur, Tous usent de tromperie.

11 Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple: Paix! paix! disent-ils. Et il n'y a point de paix.

12 Ils seront confus, car ils commettent des abominations; Ils ne rougissent pas, ils ne connaissent pas la honte; C'est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent, Ils seront renversés quand je les châtierai, Dit l'Éternel.

13 Je veux en finir avec eux, dit l'Éternel; Il n'y aura plus de raisins à la vigne, Plus de figues au figuier, Et les feuilles se flétriront; Ce que je leur avais donné leur échappera. -

14 Pourquoi restons-nous assis? Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes, Pour y périr! Car l'Éternel, notre Dieu, nous destine à la mort, Il nous fait boire des eaux empoisonnées, Parce que nous avons péché contre l'Éternel.

15 Nous espérions la paix, et il n'arrive rien d'heureux; Un temps de guérison, et voici la terreur! -

16 Le hennissement de ses chevaux se fait entendre du côté de Dan, Et au bruit de leur hennissement toute la terre tremble; Ils viennent, ils dévorent le pays et ce qu'il renferme, La ville et ceux qui l'habitent.

17 Car j'envoie parmi vous des serpents, des basilics, Contre lesquels il n'y a point d'enchantement; Ils vous mordront, dit l'Éternel.

18 Je voudrais soulager ma douleur; Mon coeur souffre au dedans de moi.

19 Voici les cris de la fille de mon peuple Retentissent sur la terre lointaine: L'Éternel n'est-il plus à Sion? N'a-t-elle plus son roi au milieu d'elle? -Pourquoi m'ont-ils irrité par leurs images taillées, Par des idoles étrangères? -

20 La moisson est passée, l'été est fini, Et nous ne sommes pas sauvés!

21 Je suis brisé par la douleur de la fille de mon peuple, Je suis dans la tristesse, l'épouvante me saisit.

22 N'y a-t-il point de baume en Galaad? N'y a-t-il point de médecin? Pourquoi donc la guérison de la fille de mon peuple ne s'opère-t-elle pas?


Jérémie 8
Louis Segond (LSG)
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Thursday, January 2, 2014

Le nouveau maire de New York rêve d'une ville plus juste




Home ACTUALITE International

Par Maurin Picard
Publié le 02/01/2014 à 19:01



Entré en fonction le 1er janvier, le très progressiste Bill de Blasio se veut le défenseur des « petites gens ».

Avec ses airs dégingandés et son «double mètre», un surnom qu'il partage outre-Atlantique avec le général de Gaulle, Bill de Blasio ne ressemble guère au lapin d'Alice. Et pourtant, comme lui, il est en retard. Toujours en retard! Ce trait de caractère du nouveau maire de New York, élu triomphalement à la succession de Michael Bloomberg le 5 novembre dernier, est si marqué qu'il est même devenu un sujet de galéjade sur les réseaux sociaux. Un compte Twitter lui est même dédié, dressant la liste quasi quotidienne des retards du nouveau «mayor-elect» démocrate depuis qu'il a avoué «des pannes de réveil» durant la campagne.

Le 1er janvier pourtant, lorsque les douze coups de minuit ont sonné dans Big Apple en liesse, Bill de Blasio, 52 ans, visage bonhomme et carrure de déménageur, était pile à l'heure: à minuit une, très exactement, pour prêter serment sur une Bible ayant appartenu à Franklin Delano Roosevelt et tendue par l'ancien président démocrate Bill Clinton, accompagné de sa femme, Hillary, devenant ainsi le premier maire démocrate de la ville depuis vingt ans.


L'édile veut lourdement taxer les revenus annuels supérieurs à 500.000 dollars, notamment pour financer la construction de crèches pour tous

Originaire de Brooklyn, précédé d'une sérieuse réputation de bon vivant, l'ex-avocat public passé par la campagne sénatoriale de Hillary Clinton en 2000 et défenseur autoproclamé des «petites gens», a prononcé devant 5 000 New-Yorkais transis de froid un discours d'investiture conforme aux promesses d'une campagne parfois un brin populiste: «Nous sommes appelés à mettre un terme aux inégalités économiques et sociales qui menacent de défaire la ville que nous aimons. Nous nous engageons donc aujourd'hui dans une nouvelle voie progressiste à New York. Et ce même instinct progressiste a écrit l'histoire de notre ville. Il est dans notre ADN.»

À des années-lumière de son prédécesseur, le «roi Mike», milliardaire, fondateur de l'empire financier Bloomberg, tout à la fois protecteur de Wall Street et généreux mécène parfois éloigné des réalités de sa ville, de Blasio, lui, a promis d'être «à 100 %», «24 heures sur 24», pour réconcilier cette «cité à deux vitesses», antienne empruntée à Charles Dickens et martelée à longueur de discours, censée décrire le gouffre croissant entre masures délabrées des faubourgs et «condos» cinq étoiles du cœur de Manhattan. «Je pense ce que j'ai dit, et nous allons le faire, vous allez voir», a-t-il déclaré mercredi.

La liste des dossiers prioritaires, fiscaux, sociaux et structurels, paraît longue comme le bras: mettre un terme aux opérations de «stop-and-frisk (contrôles intempestifs et fouilles au corps) du NYPD, jugées discriminatoires mais à l'efficacité éprouvée en termes de lutte contre la criminalité ; limiter l'inflation immobilière galopante qui pénalise les foyers à faibles revenus et garantir un logement pour tous (dans cette mégapole de 8,3 millions d'habitants) ; dompter Wall Street et ses légions de spéculateurs irresponsables».


Ses prédécesseurs Rudy Giuliani et Michael Bloomberg l'accusent d'«attiser une lutte des classes» et des « tensions raciales » exagérées

Comment? En taxant lourdement les revenus annuels supérieurs à 500 000 dollars, notamment pour financer la construction de crèches pour tous et la dotation des écoles publiques des cinq boroughs («districts») de la ville. De quoi s'aliéner Wall Street, tout en s'assurant une extrême popularité dans les quartiers les plus défavorisés du Bronx ou du Queens. Et ce, même si la mesure pourrait être retoquée par le législateur de l'État de New York, à Albany, lorsqu'elle lui sera soumise. «Nous savons que ce à quoi nous nous attelons sera très long et très difficile à accomplir», reconnaît de Blasio dans un murmure. Ce programme très «libéral» (extrême gauche, dans le jargon américain) a valu au 109e maire de New York les remontrances de glorieux anciens, Rudy Giuliani et Bloomberg lui-même, tous deux l'accusant d'«attiser une lutte des classes» et des «tensions raciales» exagérées.

Plus sûre que jamais, avec un taux de criminalité historiquement bas, New York a su se redresser économiquement après la tragédie des attentats du 11 septembre 2001, pansant ses plaies pour redevenir le havre de la finance et des affaires… et du tourisme. Mais la crise financière de 2008, en précarisant de nombreux foyers et en incitant la municipalité à tailler dans ses dépenses, a réveillé de vieux démons exploités un peu inconsidérément par le candidat démocrate. Toutes ces réformes «ne peuvent pas attendre, et nous allons nous y atteler sans délai», a-t-il répété lors de son investiture, avec sa femme, Chirlane, ses enfants, Dante et Chiara, à ses côtés, comme pour convaincre du sérieux de ses intentions. Cette fois, de Blasio a promis, il comblera le retard.
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Thursday, December 19, 2013

Gaia en route vers les étoiles



Par: rédaction
19/12/13 - 10h53 Source: Belga



 © epa.




Une fusée Soyouz emportant le télescope spatial européen Gaia a décollé jeudi matin du Centre spatial guyanais à Kourou, selon une retransmission via internet diffusée par la société Arianespace.

Le lanceur a décollé à 9H12 GMT (06H12 heure de Guyane, 10H12 heure de Paris). Le satellite Gaia, qui mesurera avec une précision inégalée la distance d'un milliard d'étoiles de notre galaxie, doit se séparer de l'étage supérieur de la fusée après 41 minutes et 59 secondes de vol. Avant la séparation, le satellite enverra un premier signal radio à la station de Perth (Australie) de l'Agence spatiale européenne (ESA). Mais les contrôleurs de mission du Centre des opérations de l'ESA (Esoc) à Darmstadt (Allemagne) vivront encore de longues minutes de suspense.

"Après la séparation, Gaia doit encore effectuer une séquence automatisée critique, qui comprend la pressurisation de ses propulseurs de contrôle d'attitude et le déploiement de sa jupe pare-soleil, une étape très délicate", a expliqué Dave Milligan, responsable des opérations pour Gaia. "Pendant environ 17 minutes, nous risquons de perdre le contact radio", a-t-il précisé dans un communiqué de l'ESA, ajoutant que ces minutes seraient "très longues et tendues" dans la salle de contrôle.

Si tout va bien, Gaia sera positionné à environ 1,5 million de kilomètres de la Terre, sur un emplacement privilégié, le point de Lagrange 2. Sa mission doit durer cinq années au total -voire six- pendant lesquelles le satellite localisera un milliard d'étoiles, chacune étant observée environ 70 fois. Plus de 99% d'entre elles n'ont jamais eu leur distance mesurée avec précision.


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Wednesday, December 11, 2013

Selfie d'Obama : beaucoup de bruit pour rien ?



Publié le 11-12-2013 à 16h08 - Mis à jour à 17h12



Par Cyril Bonnet

La polémique provoquée par l'autoportrait des trois dirigeants n'est pas justifiée, affirme le photographe qui a assisté à toute la scène.


Barack Obama s'est également plié à l'exercice du (AFP PHOTO / ROBERTO SCHMIDT) 


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"L’air sérieux de Michelle Obama sur ma photo n’est que le pur fruit du hasard." En quelques mots, le photographe de l'AFP Roberto Schmidt dégonfle le soufflé médiatique engendré par le selfie de Barack Obama, David Cameron et la Première ministre danoise, Helle Thorning-Schmidt.

Les faits. Mardi 10 décembre, lors de l'hommage rendu à Nelson Mandela à Soweto, le trio de dirigeants est photographié alors qu'il réalise un selfie, autoportrait pris au moyen d'un téléphone portable. A priori anodin, le cliché trouve en Twitter une gigantesque caisse de résonance. Certains internautes pointent un manque de décence des dirigeants en cet instant solennel, d'autres croient voir dans l'isolement apparent de Michelle Obama les germes d'une scène de ménage chez le couple présidentiel américain.


Dans les pas de la twittosphère, les médias s'emparent du sujet et mercredi matin, l'affaire fait la une de nombreuses publications britanniques.



La vérité sur cette instant est pourtant moins sulfureuse, affirme mercredi le photojournaliste Roberto Schmidt, responsable de l'AFP photo en Asie du sud, sur le blog Making-of de l'agence. Équipé d'un méga-téléobjectif 600 mm et d'un multiplicateur x2, il a scruté sans relâche le président des États-Unis et assisté à toute la scène. La moue de Michelle Obama ? Une simple coïncidence.
Les photos peuvent mentir. En réalité, quelques secondes plus tôt, la Première dame des Etats-Unis riait et plaisantait elle aussi avec tous ceux qui l’entouraient, Cameron et Schmidt compris. L’air sérieux qu’elle a l’air de prendre sur ma photo n’est que le pur fruit du hasard."

Quant au comportement affiché par Obama, Cameron et Thorning-Schmidt, l'auteur du cliché polémique l'inscrit dans le contexte festif des adieux à Mandela faits mardi au stade FNB de Soweto, où l'heure était moins aux mines affligées qu'aux sourires.
Au bout de deux heures dans ce stade, au milieu de dizaines de milliers de gens qui festoyaient, plus personne, fût-ce le président des États-Unis, n’était capable de rester raide comme un piquet et la mine grave… Pour moi, le comportement de ces dirigeants qui prennent ce 'selfie' est parfaitement naturel. Je ne vois rien à leur reprocher."

Si ces photos prises "au naturel" ont créé un tel boucan médiatique, c'est peut-être parce qu'elles détonnent dans la communication habituellement verrouillée des grands dirigeants politiques, note le photographe. "Si on nous permettait plus souvent de voir les chefs d'État comme des êtres humains, une telle image n’aurait jamais causé un tel buzz."

Ce "buzz", Roberto Schmidt le regrette. D'abord parce qu'il éclipse les centaines de photos fournies ce jour par les photographes de l'agence filaire pour saisir "les vrais sentiments des Sud-Africains" au moment de rendre hommage à leur héros national. Ensuite parce qu'il se fait le reflet d'une époque où l'on se focalise "sur les aspects les plus triviaux du quotidien, au lieu de voir les choses essentielles".




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Monday, December 2, 2013

L’Évêque et les Jésuites se disputent l’Université


1622 - Angoulême (16) : l’Évêque et les Jésuites se disputent l’Université - 1ère partie


Créée par François Ier (voir l’Edit de création du 27 décembre 1516), l’Université d’Angoulême végète depuis un siècle. Cela n’empêche pas les raids des prédateurs. Les Jésuites tentent un coup de force, et l’évêque Antoine de la Rochefoucault réplique en les excommuniant. Des Jésuites excommuniés ? cela ne se voit pas tous les jours. Découvrez cette sombre affaire ...

Source : Annales de la Société des soi-disans Jésuites, ou Recueil historique-chronologique de tous les actes [&c.] contre la doctrine, l’enseignement, & les forfaits des soi-disans Jésuites depuis 1552 jusqu’en 1763 - Jean Antoine Gazaignes - Paris - 1765 - Books Google.

Nota : Comme le titre du livre l’indique, il s’agit d’un recueil pamphlétaire sur les Jésuites de France, Compagnie dont l’histoire connut de nombreux soubresauts.

Cet article, en raison de sa taille, est présenté en deux parties. Voir la deuxième partie

Décret, sentences et ordonnances de M. de La Rochefoucault évêque d’Angoulême, contre les Jésuites, qui sur un contrat simoniaque & attentatoire aux droits & privilèges des Universités du Royaume, & par des attentats scandaleux & multipliés, voulaient s’établir à Angoulême, au grand mépris de la Jurisdiction Épiscopale.

Ensemble l’Arrêt du Conseil qui déclare nul & résolu le Contrat des soi-disans avec le Maire  d’Angoulême.




Illustration de ce livre et légendeIgnem veni mittere in terram, et quid volo nisi ut accendatur ? Luc, 10, 49. Je suis venu pour jetter le feu dans le terre, et que désirai-je, sinon qu’il s’allume ? Les Jésuites ont eu l’impiété d’usurper ces paroles de l’Evangile pour les appliquer à leur Chef. Pouvoient-ils ignorer, ces impudens, que ce feu dont l’Ecriture parle, c’est le Saint-Esprit, et ne savoient-ils pas que c’est le droit incommunicable de Jésus-Christ de l’envoyer ? O excès d’orgueil et de vanité !

Personne n’ignore que l’exécrable attentat de Jean Châtel procura à la Société des Soi-disans Jésuites l’honneur & l’avantage d’avoir à la Cour de France un de ses Suppôts en otage de sa fidélité à nos Rois, & que le fameux Père Cotton n’approcha le premier de la Personne sacrée d’Henri le Grand qu’en qualité de garant public de tous les déportemens de sa Société. Mais que ne fit point ce rusé Jésuite pour effacer ce caractère indélébile de leur infamie ? Il chercha par toute sorte de moyens, le plus souvent illicites, non à mériter, mais à surprendre la confiance de ce grand Roi, qui ayant la foiblesse de craindre les Jésuites, sans avoir eu jamais celle de les aimer, choisit malheureusement un des plus perfides d’entr’eux (le P. Cotton) pour être son Confesseur. Ce Jésuite se mêla, donc en 1604 [& il continua jusqu’en 1617] de gouverner la conscience de nos Rois, & par-là de disposer arbitrairement de tout dans le Royaume. Devenu Provincial de Guyenne, il voulut servir sa Société comme il l’avoit fait pendant qu’il était à la Cour.

L’Évêque d’Angoulême [Antoine de la Rochefoucault] étant à Paris en 1622 pour les affaires de son Diocèse, le Père Cotton profita de son absence & se transporta à Angoulême, où il manœuvra si bien qu’il fit donner à la Société, à l’insçu de l’Évêque & de ses Grands-Vicaires, le Collège de cette Ville avec titre d’Université. Dans l’intention de se procurer ce Collège, les Jésuites avoient commencé par se faire donner le 7 Février même année, la somme de trois mille livres que leur légua la nommée Marie de la Geard, veuve de Pierre Gaudillard, Conseiller au Présidial d’Angoulême ; cette somme fut léguée à la charge d’établir un Collège de leur Société en ladite Ville.

Le 10 Mai 1622, LOUIS XIII, à l’instante recommandation du Duc d’Espernon, & à l’importune sollicitation du Père Cotton, accorda un Brevet portant que, « désirant traiter favorablement les Maire, Échevins & Habitans de la Ville d’Angoulême, suivant les louables desseins du feu Roi FRANÇOIS I, qui y a fondé & établi une Université .... & à l’instante prière & supplication qu’en a faite à Sa Majesté M. le Duc d’Espernon, Gouverneur dudit Pays, elle a accordé auxdits Maire, Echevins & Habitans de ladite Ville d’Angoulême, qu’ils puissent établir dans ladite Ville un Collège des Pères Jésuites ».

Le 20 du même mois ce Brevet fut enregistré dans le Cahier des Conclusions du Chapitre & le lendemain il fut publié à l’Audience de la Sénéchaussée. Le 11 Juin suivant il fut passé un Traité (Pièce justificative n° 1) entre les Officiers Municipaux & le Père Cotton. Par cet Acte le Provincial de la Province de Guyenne, en satisfaisant au vouloir & intention du Roi ... recommandation du Duc d’Espernon … au désir de Monseigneur l’Évêque d’Angoulême, (qui ignoroit leurs démarches) sous l’aveu et autorité du très-Révérendissime Père Mutio Viteleschi, Général de leur Compagnie, duquel il se fait fort & promet de fournir les Lettres d’acceptation & ratification, s’oblige de fournir des Régens pour commencer le Collège & exercice de l’Université établie en cette Ville ... & de leurs parts les Maire & Échevins accordoient & délaissoient la Maison de leur Collège, qui seroit nommée désormais le Collège de Saint Louis. De plus, lesdits Maire & Echevins entendoient que les Jésuites eussent la direction sur ladite Université & sur toutes les Écoles de Pédagogies qui seroient en ladite Ville, sans qu’aucuns pussent ériger Écoles & Classes, ni instruire, sans exprès consentement des Révérends Pères.

Le Maire & deux de ses Associés engagèrent la Ville à fournir aux Soi-disans dix-huit cens livres de revenu, soit par union de Bénéfices, soit autrement. Ils promirent même déjà la Prébende Préceptoriale, qui ne dépendait pas d’eux ; & le Père Cotton par complaisance s’engageoit, (Foi de Jésuite) en cas que le revenu vînt à augmenter, soit par des bienfaits, soit par industrie desdits Révérends Pères, à augmenter le nombre des Régens, & pour sûreté, les Maire & ses Associés obligeoient & hypotéquoient le revenu temporel de l’Hôtel de Ville d’Angoulême. La surprise de l’Évêque fut extrême, lorsqu’il apprit à Paris qu’on avait déjà pris tous ces arrangemens sans les lui avoir communiqués, & surtout de ce qu’on avait mis dans l’Acte que c’était selon son désir.

Mais il fut encore bien plus étonné, lorsqu’arrivé à Angoulême le 10 Septembre même année il apprit que les Jésuites n’avaient pas perdu de temps, qu’ils s’étaient emparés du Collège, & qu’ils y faisoient travailler à force. Ce Prélat demanda d’abord communication du Contrat, sans pouvoir l’obtenir. Il se transporta plusieurs fois au Collège, où il trouva les Jésuites, Pères & Frères, qui travailloient sans interruption, & avec toute l’activité dont on les connaît capables, à la construction de la Chapelle, dont ils avoient déjà fait fondre les Cloches. Ce fut inutilement que ce Prélat les pria & les somma même de se retirer. Les Bénits Pères prétexterent que, s’ils le faisoient, il en pourroit arriver quelque émotion du Peuple ou quelque rumeur. Le Prélat se vit donc forcé, après avoir fait dresser des Procès-verbaux de leurs entreprises & de leurs manœuvres (Pièce justificative n° 2 - 2 documents), de prononcer contre les Jésuites un interdit & une suspense à Divinis. L’Ordonnance de ce Prélat, datée du 24 Septembre 1622 (Pièce justificative n° 11), fut publiée aux Prônes, & cependant l’Évêque & le Chapitre traitèrent avec un Prêtre Séculier pour lui donner la direction du Collège. Les Jésuites appellerent de son Ordonnance au Métropolitain (le Cardinal de Sourdis, Archevêque de Bourdeaux).

Dans leur Requête, pleine de faussetés & d’insolence, les Jésuites se plaignoient, entr’autres choses, de ce que l’Évêque, au lieu d’accueillir bénignement lesdits Pères, comme des gens qui venoient travailler & suer pour lui & les Diocésains, sans espérance d’autre récompense que celle du Ciel (DE LEUR PERE POMEY) leur enjoignoit de sortir de la Ville & de son Diocèse, quoiqu’il n’y ait que le Roi seul, disoient-ils, qui puisse avoir le droit en France de faire sortir & chasser des Villes ceux qui y sont.

Les conclusions de cette Requête que les Jésuites supprimerent, & à laquelle ils substituerent le Discours ci-dessous (Pièce justificative n° 3 - 2 documents), mérite toute l’attention de nos Lecteurs. Le Père Bosquet qui se qualifioit de Syndic du Collège d’Angoulême, n’y proteste pas au nom de la Société de porter honneur, respect & obéissance à l’Évêque d’Angoulême, mais « il proteste qu’ils ont rendu & rendront toujours obéissance, respect & honneur, audit Seigneur Évêque, comme ils le rendent journellement à tous les autres Prélats des Villes où ils ont des Collèges ». Le Cardinal de Sourdis surpris d’abord par ces trompeurs, rendit une Ordonnance datée du 28 Septembre 1622, par laquelle il leva les Censures prononcées contre les Soi-disans, & fit défenses d’exécuter l’Ordonnance de l’Évêque d’Angoulême ; il ordonna de plus que son Ordonnance seroit publiée aux Prônes, si celle de l’Évêque d’Angoulême l’avoit été.

L’Ordonnance du Cardinal de Sourdis fut signifiée le 2 d’Octobre, jour de Dimanche, à l’Évêque d’Angoulême & aux Curés de cette Ville, pour qu’ils eussent à s’y conformer ; elle fut même publiée à son de trompe par la Ville. Le même jour l’Evêque d’Angoulême appella comme d’abus, & fit signifier son Appel au Père Corlieu, Jésuite, lequel répondit qu’il le ferait sçavoir au Père Bosquet, sous le nom duquel toute la procédure se faisoit. Pendant que l’on faisoit cette signification au Père Corlieu, celui-ci faisoit dresser Procès-verbal de la publication faite la veille, de l’Ordonnance du Cardinal de Sourdis, & constater que quelques Curés ne s’y étoient pas conformés. En conséquence ces Pasteurs furent en même temps sommés de publier l’Ordonnance le Dimanche suivant, ce qu’ils refusèrent, sous le prétexte que la veille au soir l’Évêque d’Angoulême les avait fait venir en son Palais, & leur avait notifié son Appel comme d’abus.

Le quatre Octobre même année, le Père Corlieu, au lieu de se transporter, pour célébrer la sainte Messe, dans les Églises des Curés qui avaient lu à leurs Prônes l’Ordonnance du Cardinal de Sourdis, se présenta dans celles des deux Pasteurs qui ne l’avoient pas publiée, & ceux-ci refusant de le laisser célébrer, le Recteur du Collège en fit sur le champ dresser Acte. Les Jésuites, au préjudice & au mépris de l’Interdit que leur avait fait signifier l’Évêque d’Angoulême, demeurèrent dans le Collège, ainsi que nous l’apprend un des Officiers Royaux de la Ville d’Angoulême (Pièce justificative n° 4) ; ils y firent ouverture des Classes, le premier de leurs Régens y harangua publiquement en latin & en français, & il eut l’insolence de parler contre l’Évêque, lequel voyant le mépris notoire qu’ils faisoient de sa dignité, rendit une Ordonnance le 20 Octobre 1622, par laquelle il excommunioit non-seulement les Jésuites, mais il défendoit encore à tous les Habitans d’Angoulême de fréquenter ces Pères, sur peine d’encourir les mêmes Censures.

Quelques jours avant cette Ordonnance, le Père Cotton dans une Lettre qu’il écrivit à un des Grands-Vicaires de M. d’Angoulême, se plaignoit amèrement de la conduite de M. de la Rochefoucault à leur égard. Nous sçavons, lui disoit ce Jésuite endurer pour Dieu jusqu’au dernier point, mais quand la patience, l’humilité, la soumission & la modestie tournent à préjudicier à la gloire de Dieu, nous le sçavons très-bien défendre, voire jusqu’à la mort. (Pièce justificative n° 5)

Le Cardinal de Sourdis plus sagement conseillé, sur une nouvelle Requête que les Jésuites lui présentèrent, & où ils marquoient qu’ils vouloient bien ne se pas servir des privilèges & concessions accordées à leur Compagnie par Paul III & Grégoire XIII, rendit une seconde Ordonnance en date du 8 Décembre 1622 (Pièce justificative n° 6), par laquelle il déclara rétablissement des Jésuites à Angoulême, & ce qui s’en étoit ensuivi, nul, & de nul effet & valeur, sauf toutefois à eux & aux Habitans de se pourvoir devant M. l’Évêque par Requête, aux fins d’y être établis.

Il est à présumer que les Jésuites, & la Lettre du Père Cotton l’indique assez, se servirent du Cardinal de la Rochefoucault pour désarmer l’Évêque d’Angoulême. Rien en effet de plus naturel que de prendre un pareil Conciliateur. L’Évêque ne pouvoit le refuser, puisqu’ils étoient de la même Maison, & même cousins issus de germain. D’un autre côté, les Jésuites étaient sûrs du suffrage de ce Cardinal, qui étoit Jésuite & qui s’étoit obligé par vœu d’obéir aveuglément à deux Pères de la Société. La médiation de ce Jésuite mitré eut tout le succès possible. L’Évêque d’Angoulême se rendit enfin ; il donna le 10 Décembre 1622 (Pièce justificative n° 7) son consentement à ce que les Jésuites vinssent en la Ville d’Angoulême ériger & bâtir un Collège, à la charge néanmoins qu’ils ne pourroient prêcher, confesser, ni faire aucunes fonctions spirituelles envers son Peuple & ses Diocésains, sans son autorité & permission expresse.

La concorde ne régna pas long-temps entre M. de la Rochefoucault & les Jésuites ; cet Évêque se crut obligé de prendre le 20 Septembre 1624. des Lettres de relief d’Appel (Pièce justificative n° 8) contre l’union au Collège de la Société de la Prébende Préceptoriale ; il fit signifier ces Lettres aux Maire & Échevins par Exploit du 17 Octobre suivant. Dans l’intervalle de l’obtention à la signification des Lettres-Patentes, l’Évêque d’Angoulême instruit que les Jésuites travailloient à convertir un lieu indécent en une Église, rendit le 27 Septembre 1624. une Ordonnance qui leur défendoit de continuer leurs travaux, & il la leur fit signifier le même jour.

Le lendemain les Soi-disans lui firent signifier un Acte d’appel à la Primatie ; mais malgré cet Acte ils discontinuèrent leur ouvrage. Ils ne vouloient pas probablement plaider en même temps contre l’Université de Paris & contre leur Évêque. Ces Pères ne s’occupèrent donc alors que du Procès que l’Université de Paris leur faisoit, ainsi qu’aux Maire & Échevins, pour empêcher l’établissement d’une Université à Angoulême. En vain les Soi-disans traduisirent l’Université au Grand-Conseil (Pièce justificative n° 9), le Recteur Tarin y parla, en personne selon son droit, & par un Jugement rendu le 19 Septembre 1625, le Contrat du 11 Juin 1622 fut déclaré nul & résolu, sans qu’à l’avenir lesdits Maire & Échevins pussent prétendre droit d’Université.

La Sorbone consultée sur ce Contrat, avoit déjà décidé le 30 Août précédent QU’IL ÉTOIT ILLICITE ET VICIEUX, ET NE POUVOIT SE FAIRE EN CONSCIENCE (Pièce justificative n° 10). Ce Procès terminé, les Bénits Pères reprirent leurs travaux pour la construction d’une Eglise ; alors l’Évêque d’Angoulême rendit le 23 Janvier 1626, sur la Requête de son Promoteur, une seconde Ordonnance pour arrêter leur entreprise. Cette Ordonnance leur fut signifiée le lendemain 24, & comme ils n’y déférèrent pas, le Prélat en rendit une troisième le 30 du même mois, & la leur fît signifier le même jour. Cette troisième Ordonnance ne fit pas plus d’effet que les précédentes, les Jésuites continuèrent toujours leurs travaux.

L’Evêque d’Angoulême, pour venger son autorité, se vit forcé de nouveau d’employer contr’eux les Censures de l’Église. Son Ordonnance est du 12 Février 1626. Elle contient une Requête du Promoteur expositive que les Jésuites continuent de bâtir leur Chapelle, nonobstant les défenses qui leur ont été faites : que pour justifier leur conduite, ils avoient présenté à l’Evêque certaines Remontrances le 7 du même mois, portant : Qu’ils n’entendoient pas demander sa licence ; QUE PAR DROIT COMMUN ILS POUVOIENT BATIR DES EGLISES ET ÉRIGER DES AUTELS SANS LA VOLONTÉ DES ÉVÊQUES, SUIVANT LEURS PRIVILEGES (#), ET QU’ILS N’ÉTOIENT POINT TENUS D’OBSERVER LE CONCILE DE TRENTE, pour ce regard seulement, & avoient fait plusieurs Copies de leur Remontrance pour abuser le Peuple.

Après cet exposé, le Promoteur établit que les Loix divines & humaines proscrivent la prétention des Soi-disans, notamment l’Édit de leur rétablissement en ce Royaume l’an 1603, fait à la prière de N. S. Père le Pape, vérifié en la Cour, & dont les articles 7 & 8 portent expressément que les Jésuites seront en tout & partout sujets aux Loix de ce Royaume., & justiciables des Officiers du Roi, & ne pourront entreprendre aucunes choses, soit au spirituel, soit au temporel, au préjudice des Évêques, Curés ni Universités, ains se conformeront au Droit commun. Conséquemment, qu’il n’est plus question de privilèges, puisqu’ils y ont renoncé du consentement du Pape, & ne sont & ne vivent en France qu’à cette condition. Sur cette Requête l’Évêque d’Angoulême rendit son Ordonnance pour enjoindre aux Jésuites du Collège de sa Ville de non bâtir Église, ni convertir en Église le Bâtiment qu’ils ont naguères parachevé, ni d’ériger aucun Autel ; comme pareillement de non publier ni soutenir qu’ils peuvent bâtir Églises & ériger Autels SANS LA LICENCE DES ÉVÊQUES, POUR AUTANT QUE CELA EST REMPLI D’IMPIÉTÉ ET D’ERREUR ; & en cas de contravention, NOUS AVONS (porte l’Ordonnance) EXCOMMUNIÉ lesdits Jésuites dudit Collège, ET LES EXCOMMUNIONS PAR CES PRÉSENTES ; en outre mettons en Interdit ledit lieu & prétendue Église.

L’Évêque finit par enjoindre aux Curés de la Ville de publier aux Prônes son Ordonnance. Elle fut signifiée aux Soi-disans le lendemain 13 Février ; & dès le 14 du même mois ces Pères firent signifier au Promoteur un Appel devant le Cardinal de Sourdis. Dans cet Acte adressé à l’Official, les Jésuites adhérent à leur Appel interjetté le 21 Septembre 1624, & ils ajoutent : « Et partant que nonobstant ledit Appel vous voulussiez passer outre, au mépris de l’autorité dudit sieur Cardinal, comme vous avez fait ci-devant, vous déclarent les Pères Jésuites qu’ils sont appellans desdites inhibitions , & de tout ce qui se pourroit faire ensuite d’icelles, à Notre Saint Père le Pape, où ils protestent de se pourvoir toutefois & quantes, tant contre vous que contre ledit Seigneur Évêque & tous autres : VOUS ENJOIGNENT DE L’AUTORITÉ DU SAINT SIÈGE faire scavoir lesdites Appellations, & le contenu en ces Présentes, à icelui Seigneur Evêque, afin qu’il n’en puisse prétendre cause d’ignorance ». Nous ne sçaurions donner aucunes raisons du progrès & de la fin de cette contestation. M. le Président Rolland dans son Compte rendu aux Chambres assemblées le 14 Juin 1763, leur déclare que ni les Pièces trouvées dans le Collège d’Angoulême, ni celles imprimées à Paris en 1626 chez Pierre Durand, en vertu d’un Mandement du Recteur de l’Université, ne fournirent aucun éclaircissement à ce sujet ; Peut-être, dit ce Magistrat, les Lettres-Patentes accordées par Louis XIII en 1627, engagèrent l’Évêque d’Angoulême de ne plus inquiéter les ci-devant Soi-disans Jésuites.


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Monday, November 25, 2013

Car rien n'est impossible à Dieu.


26 Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27 auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.

28 L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.

29 Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.

30 L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu.

31 Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.

32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.

33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.

34 Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?

35 L'ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

36 Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.

37 Car rien n'est impossible à Dieu.

38 Marie dit: Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole! Et l'ange la quitta.


Luc 1:26-38.
(Louis Segond) 
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Friday, November 15, 2013

Jovanovic et la démission de Benoit XVI








KontreKulture

Published on Mar 14, 2013

Entretien avec Pierre Jovanovic. Les causes et conséquences de la démission de Benoit XVI.
www.kontrekulture.com
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Thursday, November 7, 2013

Les Anges de Mons, la légende en texte et en images



SOCIETE | jeudi 7 novembre 2013 à 12h11




Images

 

Les Anges de Mons, la légende en texte et en images - © Tous droits réservés

Mots clés
Mons,
Guerre 14-18 


Les "Anges de Mons", c'est ainsi que l'on désigne une légende très populaire en Grande-Bretagne mais mal connue à Mons et a fortiori en Belgique. L’histoire a comme cadre la guerre 14-18 et cela a inspiré l’écrivain Xavier Hanotte et le dessinateur Claude Renard.


Ils ont réalisé un récit illustré qui nous plonge dans deux moments clés de la Grande Guerre: le premier et le dernier combat de l'armée britannique, deux moments forts qui se sont déroulés à Mons. Mais revenons à cette légende qui donne son titre au récit, celle des anges.

Nous sommes le 23 août 1914. Une date clé dans l'histoire de la Grande-Bretagne. A Mons, ce jour-là, l'armée britannique, à peine engagée dans la guerre affronte pour la première fois l'armée allemande. Un choc meurtrier, disproportionné. Les Allemands sont beaucoup plus nombreux... Les Britanniques vont pourtant réussir à organiser leur retraite. Cela va inspirer une légende outre-Manche, comme l’explique Xavier Hanotte.

"La légende veut que des anges se soient interposés entre l’armée allemande et l’armée britannique et aient permis à cette armée britannique de se retirer en bon ordre. La source de cette légende est disputée. On parle beaucoup d’une nouvelle écrite par l’auteur fantastique Arthur Machen mais lui-même prétend qu’il s’est inspiré de la rumeur. Alors on ne sait pas d’où elle vient et c’est très bien pour une légende finalement..."

On raconte qu'un soldat a invoqué Saint-Georges, le saint patron de l'armée britannique... mais aussi le héros des Montois. Ceux-ci pourtant connaissent mal la légende alors qu'en Grande-Bretagne, l'histoire est reprise dans les manuels scolaires. Le récit illustré signé Claude Renard et Xavier Hanotte ne s’attache pas à cette seule apparition. Il évoque aussi le dernier jour de la guerre, le 11 novembre 1918, puisque c’est encore à Mons que tombe le dernier soldat du Commonwealth.

Pour le dessinateur, Claude Renard, cette histoire du "first and the las " a été un véritable défi. Celui-ci de dessiner les uniformes de différentes époques, celui surtout de représenter des anges. "Je n’avais pas de modèle, j’ai fait mes anges ". Le résultat ravira les amateurs de bande dessinée et d’histoire mais aussi tous ceux qui apprécient le patrimoine montois et qui retrouveront en toile de fond le décor de la ville. Ce livre enfin devrait permettre enfin aux Montois et à tous de comprendre l’expression anglaise "Angels of Mons".

Les Anges de Mons, Xavier Hanotte, Claude Renard, édité par la Fondation Mons 2015

RTBF


Source
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Thursday, October 31, 2013

Car beaucoup sont appelés, mais peu d'élus.


Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne.

2 Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne.

3 Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire.

4 Il leur dit: Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui sera raisonnable.

5 Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième, et il fit de même.

6 Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit: Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire?

7 Ils lui répondirent: C'est que personne ne nous a loués. Allez aussi à ma vigne, leur dit-il.

8 Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.

9 Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier.

10 Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier.

11 En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison,

12 et dirent: Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traites à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur.

13 Il répondit à l'un d'eux: Mon ami, je ne te fais pas tort; n'es-tu pas convenu avec moi d'un denier?

14 Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi.

15 Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux? Ou vois-tu de mauvais oeil que je sois bon?

16 Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers.


Matthieu 20:1-16 
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