Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites! Car le temps est proche. ...Apocalypse 1:3
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Thursday, October 20, 2016
Saturday, May 14, 2016
Signes prophétiques de la Bible et commencement des douleurs: mars – avril 2016

Published on May 13, 2016
AVIS UTILISATION: Cette vidéo peut contenir du matériel protégé. Ce matériel est mis à disposition à des fins éducatives. Cela constitue une «utilisation équitable» de tout matériel sous copyright comme prévu au titre 17 USC l'article 107 de la loi américaine sur le copyright.
Crédits à SOTT Média. Merci mon ami pour la production de ces vidéos basées sur les avertissements prophétiques du Christ Jésus le Roi sur la fin de cet âge.
Depuis quelques années, nous témoignons des événements météorologiques extrêmes et changements climatiques notamment les tremblements de terre massifs, des signes dans le soleil et la lune, des trombes d'eau (pluies massives), des ouragans, des cyclones et le décès d'animaux. Ces signs ont été témoins dans le monde entier. Ces signes sont annonciateurs des fléaux du Très-Haut, qui auront une incidence sur ceux qui ont rejeté Christ comme leur Sauveur et ses saints dix commandements.
Ces catastrophes naturelles pointent vers les prophéties du Christ en Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21:11, 25. Seuls les prophéties du Christ Jésus sont véridiques car Il est le Fils de Dieu et Lui seul est la Vérité.
En Marc 13:8, nous lisons, Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume; il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines. Ce ne sera que le commencement des douleurs.
Dans Luc 21:11, 25, on lit, , Christ dit, il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel. […] Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots.
Plus est encore à venir y compris un nouvel ordre mondial comprenant un gouvernement mondial et une religion mondiale qui verra le Vatican et les États-Unis unissant leurs efforts pour faire respecter l'observance du dimanche, qui sera la marque de la bête (Vatican). Dans la prophétie biblique, une bête représente une nation ou un royaume dirigé par une roi (Daniel 7:17, 23).
La bête du Vatican, la première bête d'Apocalypse 13, dit ce qui suit à propos de sa marque:
"Le dimanche est notre marque d’autorité [...] L'église est au-dessus de la Bible, et ce transfert de l'observance du sabbat est la preuve de ce fait". - Catholic Record, London, Ontario 1er septembre 1923.
La puce RFID n'est pas la marque de la bête mais plutôt sera la technologie qui sera utilisée pour faire respecter le repos dominical dans le monde entier lequel va directement contre le 7ème jour du sabbat de commandement du Très-Haut (Exode 20: 8-11). Si la puce RFID est la marque de la bête, alors qui est la bête de cette marque?
Il est maintenant temps de se tourner vers le Christ pour le salut de vos âmes. Tournez-vous vers le Christ et mettre votre foi complète en Lui, fuir la mondanité et garder ses saints dix commandements par l'Esprit Saint, qui représente son amour divin et caractère (Exode 20; Jean14:15; 1 Jean 5: 3; Apocalypse 14:12 ), et il vous délivrera. Seul Jésus-Christ (Yeshua) est la réponse!
Depuis Ses prophéties passent quotidiennement, tels qu'ils sont énumérés dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21, pourquoi refusez-vous de reconnaître Jésus comme le Fils de Dieu et votre Sauveur?
Si vous refusez d'accepter le Christ avant son retour inévitable, Il vous refusera aussi! Comme il est écrit dans Marc 8:38, Car quiconque aura honte de Moi et de Mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aura aussi honte de lui, quand Il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges.
Le choix est le vôtre (Josué 24:15).
Pour plus de renseignements et des vidéos sur les croyances et la prophétie chrétiennes, veuillez s'il-vous-plait consultez www.theseventhdayremnantchurch.org, www.remnantofgod.org, www.sdrministries.org et les chaînes YouTube de NicholasPoGM et cregen124.
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Monday, January 25, 2016
Le premier ministre français réaffirme le maintien des 35 heures
Publié le 25 janvier 2016 à 12h52 | Mis à jour à 12h52
Le premier ministre Manuel Valls
PHOTO ERIC FEFERBERG, AFP
Agence France-Presse
PARIS
Le premier ministre Manuel Valls a assuré lundi que la durée légale du travail en France serait inscrite dans une nouvelle réforme de la législation sur l'emploi, alors que son ministre de l'Économie multiplie les critiques à l'égard du plafond des 35 heures hebdomadaires.
Le chef du gouvernement socialiste a également exclu d'abandonner la majoration des heures supplémentaires : «Il faut que les heures supplémentaires soient majorées et elles seront toujours majorées», a déclaré Manuel Valls devant la presse. «Sinon, ce n'est pas la fin des 35 heures, c'est la fin de la durée légale», a-t-il souligné.
Présente à ses côtés, la ministre du Travail Myriam El Khomri a réaffirmé que le taux minimal de majoration de 10 % serait maintenu. M. Valls s'est montré plus évasif sur ce point.
Héritage du précédent gouvernement socialiste de Lionel Jospin (1997-2002), les «35 heures» sont depuis des années la cible des critiques du patronat et de l'opposition de droite, mais restent considérées à gauche comme une grande avancée sociale.
Le président François Hollande avait annoncé la semaine dernière que les accords d'entreprises permettraient à l'avenir de «fixer le taux de majoration ou le nombre d'heures supplémentaires».
En marge du Forum économique mondial de Davos (Suisse), le ministre de l'Économie Emmanuel Macron avait estimé vendredi que cela permettrait de remettre en cause la majoration de 10 % minimum des heures supplémentaires et signifierait «de facto» un terme aux 35 heures.
Depuis sa nomination au gouvernement fin août 2014, le ministre de l'Économie, un ancien banquier d'affaires âgé de 38 ans au profil libéral assumé, est un habitué des sorties polémiques pour critiquer, entre autres, les 35 heures ou le statut des fonctionnaires.
Deux jours avant ses propos à Davos, il s'était encore attiré les foudres d'une partie de la gauche en déclarant que «la vie d'un entrepreneur est souvent plus dure que celle d'un salarié».
La réforme à venir du Code du travail, dont les premières dispositions concrètes sont attendues courant mars, s'inscrit dans un contexte de reprise des mouvements sociaux en France, avec des grèves attendues mardi des fonctionnaires, des contrôleurs aériens et des taxis.
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Source
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Wednesday, January 6, 2016
L’état-major US dénonce l’influence des faucons libéraux sur la Maison-Blanche
par Thierry Meyssan
Les militaires peuvent-ils influencer les politiques ou doivent-ils se contenter de leur obéir, même lorsqu’ils constatent leurs erreurs ? C’était le thème d’un célèbre article du colonel James H. Baker, actuel stratège du Pentagone. C’est aussi le sens de l’article de Seymour Hersh sur la manière dont l’état-major n’a cessé de mettre en garde la Maison-Blanche à propos des opérations de la CIA en Syrie et en Ukraine. Depuis plusieurs mois, le complexe militaro-industriel, l’ancien directeur de la DIA, puis l’ancien chef d’état-major, et aujourd’hui l’ancien secrétaire à la Défense multiplient les critiques de la politique du président Obama.
RÉSEAU VOLTAIRE | DAMAS (SYRIE) | 28 DÉCEMBRE 2015
L’ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), Michael T. Flynn, et l’ancien président du Comité des chefs d’état-major (JCS), Martin Dempsey, et leurs épouses. Après avoir obéi en silence, ils ne ménagent plus leurs critiques de l’influence des faucons libéraux sur la Maison-Blanche. Selon eux, Washington doit agir en partenaire fiable de Moscou au lieu de multiplier les coups tordus en Syrie et en Ukraine.
Depuis la conférence de Genève, en juin 2012, les États-Unis accumulent les contradictions à la fois à propos de la Syrie et de l’Ukraine. Cependant, l’état-major a choisi de faire fuiter sa position de manière à influencer la Maison-Blanche.
Depuis la conférence de Genève, en juin 2012, les États-Unis accumulent les contradictions à la fois à propos de la Syrie et de l’Ukraine. Cependant, l’état-major a choisi de faire fuiter sa position de manière à influencer la Maison-Blanche.
Contradictions et hésitations de la Maison-Blanche
Durant les mandats de George W. Bush, la Maison-Blanche souhaitait renverser la République arabe syrienne et créer une zone de chaos en Ukraine comme elle y était parvenue en Irak. Il s’agissait d’une part de poursuivre le remodelage du « Moyen-Orient élargi » et d’autre part de couper les lignes de communication terrestre entre l’Occident d’un côté, la Russie et la Chine de l’autre.
Lorsque Barak Obama lui succéda, il était conseillé à la fois par le général Brent Scowcroft et par son propre mentor en politique, Zbignew Brzezinski. Les anciens conseillers en sécurité nationale de Jimmy Carter et de Bush père se méfiaient de la théorie straussienne du chaos. Pour eux, le monde devait être organisé selon le modèle de la Paix de Westphalie, c’est-à-dire autour d’États internationalement reconnus. Comme Henry Kissinger, ils préconisaient certes d’affaiblir les États pour qu’ils ne puissent pas s’opposer à l’hégémonie US, mais pas de les détruire ; par conséquent, ils utilisaient volontiers des groupes non-étatiques pour leurs basses œuvres, mais ils n’entendaient pas leur confier la gestion de territoires.
Lorsque les faucons libéraux, autour d’Hillary Clinton, de Jeffrey Feltman et de David Petraeus —un général de salon passé dans le civil—, sabotèrent l’accord que la Maison-Blanche venait de négocier avec le Kremlin et relancèrent la guerre en Syrie, en juillet 2012, Barack Obama ne réagit pas. La campagne électorale présidentielle battait son plein aux États-Unis et il ne pouvait pas se permettre de laisser apparaître au grand jour le désordre qui régnait au sein de son équipe. Il tendit donc un piège au général Petraeus qu’il fit arrêter, menottes au poignet, au lendemain de sa réélection, puis remercia Hillary Clinton et la remplaça par John Kerry. Ce dernier était en effet capable de recoller les morceaux avec le président el-Assad avec lequel il entretenait des relations cordiales. Feltman, quant à lui, était déjà à l’Onu, et il semblait délicat de le rappeler soudainement.
Quoi qu’il en soit, John Kerry se laissa d’abord persuader que c’était trop tard et que la République arabe syrienne n’en avait plus pour longtemps. La seule chose qu’il pouvait faire, c’était d’éviter au président el-Assad la fin tragique de Mouamar el-Kadhafi, sodomisé à la baïonnette. La Maison-Blanche et le département d’État étaient aveuglés par les mensonges de l’ère Bush. À l’époque, tous les fonctionnaires étaient mobilisés, non plus pour analyser et comprendre le monde, mais pour justifier à l’avance les crimes de Washington. En 2006, le premier secrétaire de l’ambassade US à Damas, William Roebuck, avait rédigé un rapport qui faisait foi : la Syrie n’était pas une république baassiste, mais une dictature alaouite. L’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie pouvaient légitimement soutenir la majorité sunnite de la population pour apporter la « démocratie de marché » [1].
Le président Obama laissa donc la CIA poursuivre son opération de renversement du régime syrien, sous couvert de soutien aux « rebelles modérés ». De vastes trafics d’armes furent organisés, d’abord depuis la Libye post-Kadhafi, puis depuis la Bulgarie de Rossen Plevneliev et Boïko Borissov [2], et plus tard depuis l’Ukraine post-Ianoukovytch [3]. Simultanément, des bureaux de recrutement sont ouverts dans tout le monde musulman pour envoyer des combattants sauver les sunnites syriens écrasés par la dictature alaouite.
Las, il faudra bien admettre que la République arabe syrienne résiste à la plus gigantesque coalition de l’Histoire (114 États et 16 organisations internationales réunies au sein des « Amis de la Syrie »). Elle y parvient simplement parce qu’elle n’a jamais été une dictature alaouite, mais bien un régime laïque et socialiste ; que les sunnites n’y sont pas massacrés par l’armée, mais qu’ils constituent la majorité des soldats qui défendent le pays face à l’agression étrangère.
Lorsque les néo-conservateurs, autour de Victoria Nuland, parvinrent à renverser le régime à Kiev à coup de milliards de dollars, en février 2014, le président Obama y vit le résultat mérité de longues années d’efforts. Il ne mesura pas tout de suite les conséquences de cette opération. Puis, il se trouva face à un dilemme : soit laisser le pays sans gouvernement, comme un trou béant entre l’Union européenne et la Russie, soit mettre au pouvoir les petits soldats de la CIA, des nazis et quelques islamistes. Il choisit la seconde option, pensant que ses services trouveraient parmi ces mercenaires des individus capables de se respectabiliser. La suite des événements a montré qu’il n’en fut rien. En définitive, alors que le régime de Viktor Ianoukovytch était certes corrompu —mais pas plus que ceux de Moldavie, de Bulgarie ou de Géorgie, pour ne citer que ceux là—, le pouvoir actuel de Kiev incarne tout ce contre quoi Franklin D. Roosevelt se battit.
Seymour Hersh a révélé aussi bien le massacre de My Lay durant la guerre du Vietnam que les tortures de la prison d’Abu Ghraib durant celle d’Irak. Après avoir travaillé au New York Times, puis au New Yorker, il ne parvient plus à se faire publier dans son propre pays et collabore à la London Review of Books.
Ce que veulent les militaires US
Alors que la Maison-Blanche et le Kremlin viennent de conclure un second accord pour la paix au Proche-Orient, le journaliste Seymour Hersh publie, dans la London Review of Books, une longue enquête sur la manière dont l’état-major interarmes états-unien, sous la présidence du général Martin Dempsey, résista aux illusions de Barack Obama [4]. Selon lui, les militaires tentèrent de conserver le contact avec leurs homologues russes, malgré la gestion politique de la crise ukrainienne. Ils transmirent des informations cruciales à certains de leurs alliés, en espérant que ceux-ci les donnent aux Syriens, mais ils s’abstinrent de toute aide directe à Damas. Seymour Hersh déplore qu’il en soit aujourd’hui différemment depuis que le général Joseph Dunford a pris la présidence de l’état-major.
Dans cet article, il affirme que la politique de la Maison-Blanche n’a jamais varié sur quatre points, tous plus absurdes les uns que les autres selon les militaires :
l’insistance sur le départ du président el-Assad ;
l’impossibilité de créer une coalition anti-Daesh avec la Russie ;
le fait que la Turquie est un allié stable dans la guerre contre le terrorisme ;
et le fait qu’il existerait réellement des forces d’opposition modérée apte au soutien US.
On se souvient que le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, fut limogé en février 2014 pour avoir questionné cette politique [5]. Il a été remplacé par Ashton Carter, un haut-fonctionnaire —ancien collaborateur de Condoleezza Rice— connu pour son sens des affaires [6].
Par la suite, en octobre 2014, la Rand Corporation, principal think tank du complexe militaro-industriel, prit officiellement position en faveur du président el-Assad. Elle souligna que sa défaite serait immanquablement suivie d’une prise de pouvoir par les jihadistes, tandis que sa victoire permettrait de stabiliser la région [7].
En août 2015, c’était au tour du général Michel T. Flynn, ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), de révéler à Al-Jazeera ses efforts pour mettre en garde la Maison-Blanche sur les opérations planifiées par la CIA et des alliés de Washington avec les jihadistes. Il commentait un de ses rapports récemment déclassifiés [8] annonçant la création de Daesh [9].
Enfin, en décembre 2015, l’ancien secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, déclarait que la position de la Maison-Blanche sur la Syrie décrédibilisait le président Obama [10].
Alors que la Maison-Blanche et le Kremlin viennent de conclure un second accord pour la paix au Proche-Orient, le journaliste Seymour Hersh publie, dans la London Review of Books, une longue enquête sur la manière dont l’état-major interarmes états-unien, sous la présidence du général Martin Dempsey, résista aux illusions de Barack Obama [4]. Selon lui, les militaires tentèrent de conserver le contact avec leurs homologues russes, malgré la gestion politique de la crise ukrainienne. Ils transmirent des informations cruciales à certains de leurs alliés, en espérant que ceux-ci les donnent aux Syriens, mais ils s’abstinrent de toute aide directe à Damas. Seymour Hersh déplore qu’il en soit aujourd’hui différemment depuis que le général Joseph Dunford a pris la présidence de l’état-major.
Dans cet article, il affirme que la politique de la Maison-Blanche n’a jamais varié sur quatre points, tous plus absurdes les uns que les autres selon les militaires :
On se souvient que le secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, fut limogé en février 2014 pour avoir questionné cette politique [5]. Il a été remplacé par Ashton Carter, un haut-fonctionnaire —ancien collaborateur de Condoleezza Rice— connu pour son sens des affaires [6].
Par la suite, en octobre 2014, la Rand Corporation, principal think tank du complexe militaro-industriel, prit officiellement position en faveur du président el-Assad. Elle souligna que sa défaite serait immanquablement suivie d’une prise de pouvoir par les jihadistes, tandis que sa victoire permettrait de stabiliser la région [7].
En août 2015, c’était au tour du général Michel T. Flynn, ancien directeur de la Defense Intelligence Agency (DIA), de révéler à Al-Jazeera ses efforts pour mettre en garde la Maison-Blanche sur les opérations planifiées par la CIA et des alliés de Washington avec les jihadistes. Il commentait un de ses rapports récemment déclassifiés [8] annonçant la création de Daesh [9].
Enfin, en décembre 2015, l’ancien secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, déclarait que la position de la Maison-Blanche sur la Syrie décrédibilisait le président Obama [10].
L’élimination du président démocratiquement élu de Syrie est un objectif de guerre des faucons libéraux et des néo-conservateurs. Sa neutralisation impliquerait la chute du régime comme le lynchage de Mouamar el-Kadhafi a plongé la Libye dans le chaos. A contrario, on ne peut sauver les Syriens sans soutenir leur président, Bachar el-Assad.
Comment les militaires ont tenté d’aider la Syrie
Selon Hersh, en 2013, l’état-major états-unien aurait fait connaitre à ses homologues syriens les quatre exigences de Washington pour changer de politique :
la Syrie devrait empêcher le Hezbollah d’attaquer Israël ;
elle devrait reprendre les négociations avec Israël pour régler la question du Golan ;
elle devrait accepter la présence de conseillers militaires russes ;
enfin elle devrait s’engager à procéder à de nouvelles élections à la fin de la guerre en autorisant une large frange de l’opposition à y participer.
Ce qui surprend à la lecture de ces quatre conditions, c’est soit l’absence complète de connaissance de la politique proche-orientale qu’ont les militaires états-uniens, soit leur volonté de poser des conditions qui n’en sont pas et qui seront donc immédiatement acceptées par Damas. À moins qu’il ne s’agisse de suggestions au président el-Assad pour qu’il parvienne à faire évoluer son homologue états-unien.
En premier lieu, le Hezbollah est un réseau de résistance à l’occupation israélienne qui s’est créé au Liban en réaction à l’invasion de 1982. Il était initialement non pas encadré par les Gardiens de la Révolution iraniens, même s’il doit beaucoup aux Bassidjis, mais par l’Armée arabe syrienne. Il ne se tourna vers l’Iran qu’après le retrait de l’Armée syrienne du Liban, en 2005. Et encore, lors de la guerre israélo-libanaise de 2006, le ministre syrien de la Défense était secrètement présent sur la ligne de front pour surveiller le transfert du matériel. Aujourd’hui, le Hezbollah chiite et l’Armée arabe syrienne laïque se battent ensemble, à la fois au Liban et en Syrie, contre les jihadistes que soutient Israël, à la fois au plan aérien et en matière médicale.
De 1995 (Wye River) à 2000 (Genève), le président états-unien Bill Clinton organisa des négociations entre Israël et la Syrie. En définitive, tout fut négocié équitablement, alors même que la délégation israélienne trichait en écoutant les conversations téléphoniques des présidents US et syrien [11]. La paix aurait pu et aurait dû être signée, si et uniquement si le Premier ministre israélien Ehud Barack n’avait reculé au dernier moment, ainsi qu’en atteste le président Clinton dans ses mémoires [12]. Bachar el-Assad reprit, de sa propre initiative, des négociations, indirectes cette fois, via la Turquie. Mais il les interrompit lorsque Israël viola grossièrement le droit international en abordant dans les eaux internationales la « Flottille de la Liberté ». La Syrie souhaite toujours reprendre et conclure ces négociations, c’est la partie israélienne, et elle seule, qui le refuse.
Concernant les relations militaires entre Damas et Moscou, elles remontent à la période soviétique et furent plus ou moins interrompues à l’époque de Boris Eltsine. En 2005, Bachar el-Assad se rendit en Russie pour renégocier la dette contractée avec l’Urss. Il offrit alors au Kremlin 30 kilomètres de côte pour agrandir le port militaire de Tartous, mais les Russes dont l’armée était en pleine réorganisation ne furent pas intéressés. Avant la Conférence de Genève (juin 2012), le conseiller national de sécurité Hassan Tourekmani proposa aux Russes de déployer des « Chapkas bleues » sur le sol syrien pour stabiliser le pays. Le Kremlin, observant l’activité de la CIA et l’afflux de jihadistes de tout le monde musulman, comprit un peu plus tard que cette guerre n’était qu’une répétition avant de se déplacer dans le Caucase. Vladimir Poutine déclara la Syrie « question intérieure russe » et prit l’engagement d’y déployer son armée. Si rien ne se passa en 2013 et 2014, ce n’est pas que la Russie changea d’avis, mais qu’elle prépara ses forces, notamment en mettant au point de nouvelles armes.
Enfin, la République arabe syrienne a procédé, en mai 2014, à une élection présidentielle qualifiée de juste et démocratique par toutes les ambassades à Damas. Ce sont les Européens qui, en violation de la Convention de Vienne, ont empêché des centaines de milliers de réfugiés d’y participer. Et c’est toujours eux qui ont convaincu différents groupes d’opposition de ne pas présenter de candidats. Bachar el-Assad, qui a largement gagné ce scrutin, est prêt à remettre son mandat en jeu, de manière anticipée, à la fin de la guerre. Par un simple vote de l’Assemblée, la République pourrait accepter les candidatures de Syriens exilés, sauf ceux qui ont collaboré avec les Frères musulmans ou avec leurs organisations armées (Al-Qaïda, Daesh, etc.).
Comment les militaires ont tenté d’aider la Syrie
Selon Hersh, en 2013, l’état-major états-unien aurait fait connaitre à ses homologues syriens les quatre exigences de Washington pour changer de politique :
Ce qui surprend à la lecture de ces quatre conditions, c’est soit l’absence complète de connaissance de la politique proche-orientale qu’ont les militaires états-uniens, soit leur volonté de poser des conditions qui n’en sont pas et qui seront donc immédiatement acceptées par Damas. À moins qu’il ne s’agisse de suggestions au président el-Assad pour qu’il parvienne à faire évoluer son homologue états-unien.
Les militaires US ne veulent pas être pris pour des néo-conservateurs
Juste avant de quitter ses fonctions, le général Martin Dempsey avait fait nommer le colonel James H. Baker directeur de l’Office of Net Assessment, c’est-à-dire du bureau chargé de la prospective et de la stratégie au Pentagone [13]. Or, Baker a la réputation d’être à la fois droit, rationnel et raisonnable, tout à l’opposé des straussiens. Bien que Seymour Hersh ne le cite pas dans son article, on croit percevoir son empreinte sur la position de l’état-major US.
Quoi qu’il en soit, l’article de Seymour Hersh atteste de la volonté de l’état-major US de se distinguer à la fois de la Maison-Blanche et des faucons libéraux comme les généraux David Petraeus et John Allen ; une manière comme une autre de souligner que, dans le contexte actuel, le président Obama n’a plus aucune raison de poursuivre les ambiguïtés auxquelles il était astreint ces trois dernières années.
À retenir
Thierry Meyssan
[1] “Influencing the SARG in the end of 2006”, William Roebuck, Cable from the State Department, Wikileaks.
[2] « Mise à jour d’une nouvelle filière de trafic d’armes pour les jihadistes », par Valentin Vasilescu, Traduction Avic, Réseau Voltaire, 24 décembre 2015.
[3] « Le Qatar et l’Ukraine viennent de fournir des Pechora-2D à Daesh », « Comment le Qatar a préparé le bombardement d’un camp de l’Armée syrienne », par Andrey Fomin, Oriental Review (Russie), Réseau Voltaire, 22 novembre et 10 décembre 2015.
[4] “Military to Military. US intelligence sharing in the Syrian war”, Seymour M. Hersh, London Review of Books, Vol. 38, No. 1, January 7, 2016.
[5] « Obama a-t-il encore une politique militaire ? », par Thierry Meyssan,Réseau Voltaire, 1er décembre 2014.
[6] « Ash Carter s’entoure d’une équipe de SDB Advisors », Réseau Voltaire, 26 décembre 2014.
[7] Alternative Futures for Syria. Regional Implications and Challenges for the United States, Andrew M. Liepman, Brian Nichiporuk, Jason Killmeyer, Rand Corporation, October 22, 2014.
[8] Rapport de l’Agence de Renseignement militaire aux divers services de l’administration Obama sur les jihadistes en Syrie (document déclassifié en anglais), 12 août 2012.
[9] « Le renseignement militaire états-unien et la Syrie », par W. Patrick Lang, Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), Réseau Voltaire, 21 décembre 2015.
[10] “Hagel : The White House tried to destroy me”, Dan de Luce, Foreign Policy, December 18, 2015.
[11] Cursed Victory : A History of Israel and the Occupied Territories(Victoire maudite : l’histoire d’Israël et les territoires occupés), Ahron Bregman, Penguin, 2014 (Traduction disponible uniquement en allemand).
[12] My Life, Bill Clinton, Knopf Publishing Group, 2004.
[13] « Ashton Carter nomme le nouveau stratège du Pentagone », Réseau Voltaire, 17 mai 2015.
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Monday, December 28, 2015
Sénat 360 : Immigration et brexit / Changement régional / gardes frontières (18/12/2015)
Published on Dec 18, 2015
Les titres :
Immigration et brexit, les enjeux européens
Du changement à la tête des régions
Vers un retour des gardes frontières ?
Les temps forts au Sénat
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Saturday, November 14, 2015
Carnage à Paris: au moins 128 morts et un terroriste français identifié (direct)
La rédaction
Mis en ligne il y a 3 minutes
Le président français a annoncé la fermeture des frontières. Le bilan humain pourrait encore s’alourdir.
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©AFP
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L’essentiel
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► Au moins 128 personnes ont été tuées (dont environ 80 victimes rien qu’au Bataclan) et 300 blessées dans six attentats coordonnés à Paris, selon un bilan encore provisoire
► Deux Belges ont perdu la vie dans les attentats
► Le groupe « Etat Islamique » revendique les attentats
► Huit assaillants sont morts, dont sept en se faisant exploser. Le corps d’un assaillant présumé du Bataclan, un Français, a été identifié.
► Le président français a décrété l’état d’urgence et a annoncé la fermeture des frontières. Il annonce un deuil national de trois jours.
► Le gouvernement fédéral a envoyé un message à l’ensemble des zones de police locale du royaume afin de relever le niveau de sécurité et de vigilance
► Des perquisitions sont en cours à Molenbeek en lien avec les attentats parisiens.
Les faits
La France a fait face à des attaques terroristes sans précédent. Une vague d’attentats suicide qui laisse le monde entier abasourdi.
► ÉDITO : Nous sommes tous des Parisiens
Une attaque au Bataclan, salle de spectacle dans l’est parisien, a fait environ 80 morts, ce vendredi soir. Cinq autres fusillades ont eu lieu dans d’autres secteurs de Paris : le Stade de France (4 morts), la rue Bichat (12 morts), boulevard voltaire (un des assaillants mort), la rue de Charonne (au moins 18 morts), la rue de la Fontaine-au-Roi (5 morts).
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La France a fait face à des attaques terroristes sans précédent. Une vague d’attentats suicide qui laisse le monde entier abasourdi.
► ÉDITO : Nous sommes tous des Parisiens
Une attaque au Bataclan, salle de spectacle dans l’est parisien, a fait environ 80 morts, ce vendredi soir. Cinq autres fusillades ont eu lieu dans d’autres secteurs de Paris : le Stade de France (4 morts), la rue Bichat (12 morts), boulevard voltaire (un des assaillants mort), la rue de Charonne (au moins 18 morts), la rue de la Fontaine-au-Roi (5 morts).
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Thursday, October 29, 2015
La loi controversée CISA validée par le Sénat américain
Julien Lausson - il y a 22 heures
La loi controversée CISA validée par le Sénat américain
Le Sénat américain a approuvé un texte de loi controversé qui organise le partage de données sensibles entre les entreprises et le gouvernement en cas d'attaque informatique. Mais le processus législatif est loin d'être terminé.
L’affaire du piratage de Sony Pictures a laissé des traces outre-Atlantique. À tel point que le Sénat des États-Unis s’est finalement résolu à approuver dans sa grande majorité un texte de loi qui autorise le partage de données — dont des informations personnelles — entre le gouvernement, les agences fédérales et les entreprises en cas de cyberattaque ou de menace pour le réseau.
Déposée par la sénatrice démocrate Dianne Feinstein en juillet 2014, la proposition de loi CISA (pour Cybersecurity Information Sharing Act) a été soutenue par 74 voix contre 21. Comme son nom l’indique, le texte organise le transfert volontaire de certains éléments sensibles aux autorités américaines. En échange, les sociétés acceptant de communiquer des données utiles pourront recevoir un soutien accru de l’État.
De nombreux opposants se sont manifestés pour convaincre les sénateurs de ne pas soutenir ce texte. C’est le cas des organisations de défense comme l’EFF mais aussi de personnalités comme Edward Snowden, qui a déploré que les amendements prévoyant l’anonymisation des données personnelles pour préserver la vie privée des Américains, n’aient pas été retenus par les sénateurs.
Très controversée, la loi CISA prévoit également une couverture juridique pour les sociétés participant à ce projet, leur permettant d’éviter des poursuites en cas de partage excessif. Ce qui pourrait avoir un effet contreproductif : au lieu de prendre garde à ce qu’elles partagent, les sociétés pourraient être moins regardantes, la menace d’une action en justice n’agissant plus comme un garde-fou.
La loi CISA partage de nombreux points communs avec un précédent texte, le Cyber Intelligence Sharing and Protection Act (CISPA). Présenté en 2011, celui-ci prévoyait en effet des mesures similaires à CISA, à commencer par le partage des informations sensibles en cas d’attaque informatique. Mais en 2013, le Sénat s’était opposé au texte. En début d’année, il a toutefois été réintroduit par la chambre basse du parlement.
Bien qu’important, le vote du Sénat ne permet pas au texte d’entrer en vigueur tel quel. Le processus législatif américain est assez similaire à celui existant en France, avec des commissions et des sous-commissions chargées de travailler le texte et de mener des auditions, des débats publics en séance et une commission de conciliation en cas de désaccord entre les deux chambres.
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Monday, October 12, 2015
Bruxelles: Les jeunes politiciens chrétiens de demain se réunissent pour prier
Source de l'article: http://www.evangeliques.info.
Le 1er octobre, un petit-déjeuner bruxellois a rassemblé une cinquantaine de jeunes politiciens chrétiens. Un événement qui a eu lieu au parlement européen de Bruxelles.
Ce petit-déjeuner a été organisé par l’European Christian Political Youth, l’European Evangelical Alliance et l’International Fellowship of Evangelical Students. Les jeunes ont par ailleurs été accueillis par Branislav Skripek, membre du parlement européen. De nombreux thèmes d’actualité ont pu être abordés durant cette réunion, tels que la crise des réfugiés, la liberté de religion où encore les changements climatiques.
Denys Dhiver, président de l’European Christian Political Youth, a convaincu les jeunes, qu’en s’engageant dans le monde politique, «il n’est pas possible de laisser sa foi à la porte, autrement nous serions comme des coquilles vides». Les jeunes chrétiens ont également été encouragés à faire preuve de courage afin de devenir des personnes qui ne peuvent cacher leur foi.
La rédaction d'Evangeliques.Info - 06 octobre 2015 13:41
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Thursday, August 20, 2015
La Macédoine décrète l’état d’urgence face à l’afflux de migrants
Le Monde.fr | 20.08.2015 à 17h08 • Mis à jour le 20.08.2015 à 18h28
Le gouvernement macédonien a décrété jeudi 20 août l’état d’urgence, notamment dans le sud du pays confronté à un afflux de migrants souhaitant se rendre en Europe occidentale. Le pays explique dans un communiqué qu’il va engager les forces armées pour aider à gérer cette « crise ».
« En raison d’une pression accrue à la frontière sud et d’une migration intensifiée sur le corridor balkanique, il a été estimé qu’un contrôle plus important et plus efficace était nécessaire dans la zone frontalière, où l’on enregistre des passages illégaux massifs en provenance de la Grèce. »
Des milliers de migrants, syriens, mais aussi somaliens, pakistanais, afghans ou irakiens, affluent ces derniers jours dans le sud de la Macédoine, en particulier dans la ville de Gevgelija, à la frontière avec la Grèce. Ils espèrent monter dans des trains en direction du nord et traverser la Macédoine, puis la Serbie, pour se rendre ensuite dans les pays du nord de l’Union européenne.
Voir le récit interactif : La Macédoine, nouveau purgatoire des migrants sur la route de l'Europe
Recours à l’armée
Le gouvernement macédonien a également décidé de déployer des forces armées et d’installer un quartier général dans la zone touchée par l’afflux de migrants pour aider les autorités locales.
« Nous pensons que le recours à l’armée va produire deux effets escomptés : améliorer la sécurité pour nos concitoyens dans ces deux régions et permettre une meilleure approche des gens qui souhaitent demander l’asile », a déclaré le porte-parole du ministère macédonien de l’Intérieur, Ivo Kotevski, cité par l’agence de presse officielle MIA.
Des wagons pour transporter les migrants
La Macédoine avait mis en garde mercredi contre une « situation alarmante » et lancé un appel aux pays voisins pour lui envoyer des wagons pour transporter les migrants vers le nord, ses propres capacités étant saturées.
Depuis janvier, environ 160 000 migrants, en provenance surtout des zones de guerre en Syrie, en Afghanistan ou en Irak, sont arrivés sur des îles grecques d’Egée en provenance des côtes occidentales turques proches, selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés.
L’agence européenne Frontex a recensé une arrivée record de plus de 100 000 migrants pour le seul mois de juillet, un record depuis 2008.
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Monday, August 17, 2015
La médiocre ignominie appelée Hillary Clinton
Guy Millière – La présidence Obama restera dans l’histoire la pire présidence qu’aient connu Etats-Unis. J’ai dressé récemment une liste des ravages qu’elle laissera derrière elle.
C’est une liste provisoire, hélas, car il reste un an et demi à Obama pour agir. On voit ces ravages chaque jour dans de multiples rubriques, de l’environnement à l’économie et aux faits divers. L’un des ravages dont on a vu des exemples inquiétants ces derniers temps est celui constitué par les actes de violence commis contre des policiers par des criminels noirs : Obama n’a, depuis six ans et demi, cessé d’inciter à la haine contre la police et de renforcer le racisme anti-blanc qui infeste les communautés noires américaines. Ce racisme a suscité les émeutes de Baltimore, comme celles de Ferguson, qui viennent d’avoir des suites, avec la « commémoration » de la mort d’un jeune délinquant noir appelé Michael Brown. Ce racisme a suscité des assassinats de policiers par de jeunes délinquants noirs, et une recrudescence de la criminalité dont les premières victimes sont des noirs (on ne le dit pas en France, je sais, mais la France est un pays où l’information a disparu sous le poids de la désinformation).
Les ravages se voient en politique étrangère, et ont culminé en ce domaine avec les accords passés avec les mollahs iraniens, accords qui vont permettre à l’Iran de se doter d’armes atomiques et de financer davantage le terrorisme islamique et des organisations qui vont du Hezbollah au Hamas, des talibans afghans aux groupes qui se réclament encore d’al Qaida et n’ont pas fait allégeance à l’Etat Islamique. Ces accords sont si abominables que des démocrates en nombre croissant font défection, et qu’Obama est contraint de recourir à la menace et à la pression pour faire rentrer dans le rang ceux qui seraient tentés de voter contre au mois de septembre. Ils sont si abominables que les deux tiers des Américains, selon les sondages, et malgré les propos mensongers d’Obama et de John Kerry, déversés à jet presque continu, sont eux-mêmes hostiles aux accords (on ne le dit pas non plus en France, je sais, la désinformation fonctionne).
Les ravages sont si évidents pour nombre d’Américains que la révolte gronde, que le parti républicain lui-même est contesté par ceux qui ont jusque là voté républicain et qui voient en des gens tels que John Boehner, Speaker of the House, et Mitch McConnell, Majority Leader du Sénat, des traitres.
Ils expliquent le mouvement qui a porté Donald Trump, et qui, malgré les manipulations inhérentes au débat organisé par Fox News (qui, depuis, face au torrent d’emails critiques reçus a rectifié ses positions) se poursuit : pour l’heure, les deux personnes que le débat était censé avoir sabordé, Donald Trump et Ted Cruz en sont ressorties renforcées dans l’opinion.
Ils expliquent qu’à gauche, un candidat ouvertement socialiste concurrence Hillary Clinton, dans un pays où se dire socialiste valait jusque là l’élimination de la vie politique (sauf dans l’état dont vient ce candidat, Bernie Sanders : le Vermont).
Ils expliquent pour partie que l’étoile de Hillary Clinton pâlit de jour en jour.
Mais cette étoile a bien d’autres raisons de pâlir : Hillary Clinton a un passé accablant, qui inclut au moins une mort très trouble (celle d’un dénommé Vince Foster, retrouvé suicidé en 1993), des actes financiers douteux, de multiples soupçons de corruption, de mensonge sous serment, de parjure, de détournement de fonds, de destruction de preuves et d’obstruction à la justice (on ne le dit pas en France, je sais : la désinformation fonctionne très bien).
Hillary Clinton ne cesse au fil de sa campagne de tenir des propos manipulateurs, guidés par la volonté de séduire des fractions de l’électorat en un endroit, puis d’autres fractions de l’électorat en un autre endroit.
Elle est une très mauvaise candidate. Elle est porteuse d’une insoutenable fausseté qui devrait la faire perdre, et qui ne lui permet d’espérer gagner que parce que subsiste une coalition de gens vivant d’allocations sociales, de jeunes gens au cerveau tellement délavé qu’ils savent à peine encore qui était George Washington, et de bobos devenus riches grâce à internet et vivant dans leur bulle.
Si elle ne s’appelait pas Hillary Clinton, elle serait en prison, pour longtemps.
Elle incarne une ignominie qui s’approche de celle inhérente à Obama, mais elle n’a pas la prestance de bateleur d’estrade qu’a Obama. L’ignominie d’Hillary Clinton est une ignominie médiocre, qui devient repoussante pour un nombre croissant d’électeurs potentiels.
On prête à Obama l’intention de pousser Joe Biden, son vice-président, à entrer dans la course à la présidence aux fins d’être candidat à la place de la candidate si elle continue à sombrer. On lui prête, même, la volonté de faire sombrer la candidate, tant elle est mauvaise.
Je pensais jusque voici peu qu’Hillary serait élue (ou que Biden, s’il la remplace le serait) quoi qu’il arrive.
Je pense que si un candidat tiède comme Jeb Bush devient le candidat républicain, Hillary (ou Biden) gardera ses chances.
Mais je pense aussi qu’un candidat porté par la révolte serait à même de l’emporter.
Les ravages que la présidence Obama a occasionné et créera encore sont bien réels, mais il reste des Américains qui aiment l’Amérique et qui ne supportent plus ce qui se passe : ce sont des gens de la classe moyenne qu’Obama continue à broyer, des petits entrepreneurs, des noirs qui voient les catastrophes occasionnées par les racistes noirs anti blancs, des hispaniques victimes des effets de l’immigration clandestine qui tire les salaires vers le bas, des soldats, des anciens combattants.
L’Amérique n’est pas l’Europe, malgré les ravages que la présidence Obama a occasionné et créera encore.
La révolte incarnée par Donald Trump a ses racines dans ce qui a fait de l’Amérique ce qu’elle est, et c’est pour cela qu’un homme comme Ted Cruz la respecte. Elle fait trembler l’établissement républicain, et il est bon, dans le contexte présent, que l’établissement républicain tremble et soit incité à se souvenir du message des tea parties.
Les idées portées par Ted Cruz, mais aussi Ben Carson, Carly Fiorina, Marco Rubio, Scott Walker, Mike Huckabee, sont les idées qui ont fait de l’Amérique ce qu’elle est.
Ce sont les idées qui ont fait de l’Amérique un pays que j’aime autant que tous les Américains qui aiment l’Amérique.
Ces idées ne sont pas mortes.
Malgré les défauts du premier débat républicain, je songeais souvent en le regardant que ce débat aurait été impensable en Europe, que les idées qui y étaient exprimées, lorsqu’elles pouvaient être exprimées étaient des idées si éteintes en Europe que personne ne les énonce plus.
Il faut un Président conservateur à l’Amérique, il lui faut un président renouant avec l’esprit des pères fondateurs, de Ronald Reagan, de George Walker Bush lorsqu’il s’est conduit en capitaine courageux face à la tempête que fut l’après onze septembre.
J’imagine de moins en moins que Miss Hillary puisse être élue, ou que Joe Biden puisse l’être.
Voir que dans les sondages effectués ces derniers jours, les candidats qui ressortent renforcés sont, dans l’ordre, Donald Trump, Ben Carson, Ted Cruz, Carly Fiorina, montre qu’il se passe quelque chose.
Dans l’émission de Sean Hannity sur Fox News, lundi soir, Michael Cohen, porte-parole de Donald Trump a annoncé que Donald Trump allait présenter ses propositions dans les jours à venir : c’est ce qu’il a commencé à faire, et Sean Hannity a consacré toutes ses émissions jusqu’au 14 août à ce sujet.
Megyn Kelly, dans son émission, a dit que l’incident était clos, et que Donald Trump était un homme solide, dans une campagne rude. C’était une façon pour elle d’enterrer la hache de guerre qu’elle avait brandi. Dont acte.
Voir en tête des sondages un homme d’affaires qui a réussi et qui ose parler de manière tranchée, un grand neurochirugien noir conservateur, un homme qui a osé défier l’establishment républicain au nom des principes du conservatisme, une femme d’affaires, est très intéressant.
La campagne ne fait que commencer. Tout est possible.
Et si l’appareil républicain cesse de se montrer obsédé négativement, et paniqué par Donald Trump, et se tourne, comme il le devrait depuis longtemps, vers une dénonciation tranchée des ravages résultant des années Obama et vers une mise au jour incessante de l’insoutenable fausseté d’Hillary Clinton, tout en présentant des propositions nettes à même de rendre sa grandeur à l’Amérique, tout sera possible davantage encore.
Je ne pense pas que Donald Trump sera le candidat républicain, mais je pense qu’en incarnant ce qu’il a incarné ces dernières semaines, il a rendu un grand service à l’Amérique.
Nul ne sait qui sera candidat, mais si le candidat est Ted Cruz, s’il est Ben Carson, ou, même, s’il est Marco Rubio ou Scott Walker, les choses seront en bonne voie. Carly Fiorina serait une excellente candidate à la vice-présidence.
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour Dreuz.info.
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Thursday, August 13, 2015
Travail dominical : le pape dénonce une "idéologie de profit"
Lors de l’audience générale, mercredi 12 août, le pontife a vivement critiqué la généralisation du travail le dimanche.
"Le temps du repos, surtout celui dominical, nous est destiné pour que nous puissions profiter de ce qui ne s’achète pas et ne se vend pas", a déclaré François devant les 4 000 fidèles venus assister à l’audience générale, mercredi 12 août.
L'esclavage est contre "Dieu et la dignité de la personne humaine"
Le repos dominical est "sacré", a assuré le pape, car il "rappelle à l’homme et à la femme qu’ils sont faits à l’image de Dieu, qui n’est pas esclave du travail, mais seigneur". "Nous aussi, nous ne devons jamais être esclaves du travail, mais seigneurs", a-t-il poursuivi, regrettant que des millions d’hommes, de femmes et d'enfants soient aujourd’hui esclaves du travail. "En ce moment, il y a des esclaves, des personnes exploitées, a repris le pape dans une brève improvisation, et ceci est contre Dieu et contre la dignité de la personne humaine". Il a assuré que "l’obsession du profit économique et de l’efficacité technique" mettaient en danger les rythmes de vie de l’homme. Selon lui, les jeunes sont les premières victimes de ce "mauvais virus" qu'est l'avidité de la consommation.
Une définition du concept de fête
Dans le cadre de son audience générale, le pape a évoqué deux autres dimensions qui rythment la vie de famille : la fête et la prière. Le Saint-Père a mis en garde contre une mauvaise interprétation du concept de fête. "La fête n’est pas la paresse de rester dans son fauteuil ou l’ivresse d’une évasion idiote. Elle est surtout un regard amoureux et reconnaissant sur le travail bien fait". C’est un temps pour "regarder notre maison, les amis que nous accueillons et penser que cette chose est bonne ! La fête est un cadeau précieux de Dieu à la famille humaine, ne l’abîmons pas !" a-t-il affirmé.
François a insisté sur l’importance de vivre des moments de fête dans la famille mais aussi dans l’environnement du travail : "pour les naissances, les mariages, les départs les arrivées : vivre des moments de familiarité dans l’engrenage de la machine productive, cela nous fait du bien !".
Thursday, June 25, 2015
Le pape François demande "pardon" pour les persécutions contre les Vaudois
22/06/2015 à 10h17
Le pape François à Turin le 21 juin. - Marco Bertorello - AFP
Le pape François a demandé lundi solennellement "pardon" au nom de l'Eglise catholique pour les persécutions dont elle s'est rendue coupable au cours de l'Histoire à l'encontre de l'Eglise vaudoise. "De la part de l'Eglise catholique, je vous demande pardon pour les attitudes et les comportements non chrétiens, et même non humains, que, au cours de l'Histoire, nous avons eus contre vous. Au nom du Seigneur Jésus Christ, pardonnez-nous", a demandé le pape.
Née au douzième siècle, quatre siècles avant la Réforme de Luther, ce mouvement qui prêchait l'Évangile dans les campagnes, avait été déclaré hérétique un siècle plus tard et, par la suite pourchassé et victime de massacres de grande ampleur ordonnés par des papes de la fin du Moyen-Age. Aujourd'hui, la "Table vaudoise", qui compte 45.000 fidèles, dont 30.000 fidèles en Europe, surtout en Italie du Nord, est adhérente de l'Alliance réformée mondiale.
Par la rédaction avec AFP
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Tuesday, June 16, 2015
Edward Snowden : Le Sunday Times utilise le DMCA pour censurer l’article de Glenn Greenwald qui a démonté l’histoire
Publié par : Houssen Moshinaly
Date: 16 juin 2015Heure :8:28

Le week-end dernier, The Sunday Times a lancé une bombe en rapportant que des fichiers top secret emportés par Edward Snowden sont entre les mains des gouvernements chinois et russes. L’article prétendait que les agences de renseignement gouvernementales ont été forcées de lancer des opérations de sauvetage et une source du gouvernement britannique prétendait même que Snowden avait du sang sur les mains. Cela aurait pu être un scoop et une menace directe contre Snowden et les journalistes qui travaillent avec lui, mais l’article du Sunday Times a été démonté rapidement par d’autres journalistes. Il n’y a aucun fait qu’on peut vérifier et les sources du gouvernement sont prétendument anonymes.
Une notice DMCA à cause d’une image de la Une du Sunday Times
Glenn Greenwald, qui est très proche de Snowden, a contre-attaqué immédiatement dans un long article sur The Intercept. On peut estimer que le point de vue de Greenwald est partial, mais la plupart de ses arguments tiennent la route. CNN a interrogé le journaliste Tom Harper qui a écrit l’histoire et il a évité toutes les questions embarrassantes. Il ignorait où les documents ont pu être volés, si les gouvernements russes et chinois avaient effectivement mis la main dessus ou même si ces fichiers étaient chiffrés ou non. En fait, le mec ignorait tout de ce qu’il avait écrit dans son propre article. Il a juste déclaré que son article était la position officielle du gouvernement anglais ce qui signifie que c’est une propagande orchestrée.
Greenwald a traité cet article comme étant le pire du journalisme. Et les critiques de Greenwald ont attiré l’attention et le Sunday Times a été critiqué de toute part. Mais le média anglais a tenté de censurer l’article de Greenwald en lui envoyant une notice DMCA en prétextant que l’article était illustré avec une image en faible résolution de la Une du Sunday Times. De ce fait, l’article viole le droit d’auteur du média anglais et qu’il mérite amplement la notice DMCA. Le site de Greenwald a publié la notice et le journaliste a déclaré qu’il ne supprimerait pas cette photo qui montre la preuve que le Sunday Times a fait juste une propagande abjecte. Le problème est que l’image utilisée de la Une du Sunday Times utilisée par Greenwald ne possède pas la résolution nécessaire pour être lisible. Et Greenwald n’a pas reproduit tout l’article et il a utilisé le droit de citation (Fair use) d’un contenu.
Des erreurs trop fréquentes des médias de masse et de la presse de caniveau
Cette histoire qui fait une très mauvaise publicité au Sunday Times montre qu’on doit vérifier les faits au minimum avant de publier un prétendu scoop. L’argument qui a détruit l’article du Times est que le partenaire de Greenwald, David Miranda, aurait rendu visite à Snowden à Moscou, mais Miranda ne l’a jamais fait. Le Sunday Times a supprimé le paragraphe en toute discrétion (cela signifie qu’il n’a pas averti ses lecteurs qu’il a supprimé le paragraphe), mais le paragraphe est évidemment présent dans la version en papier.
Les critiques ont pointé plusieurs incohérences dans l’article du Times incluant le fait que le reporter utilise les termes agents et officiers alors qu’ils ont des définitions très différentes dans le monde du renseignement anglais. Le Sunday Times ignore si les documents ont été volés à Snowden ou que ce dernier les a donnés volontairement à la Chine et la Russie. Ce qui est très con, car s’il les avait donnés, il les aurait déchiffrés au préalable. Et sur la citation que Snowden avait du sang sur les mains, la déclaration qui suit est qu’il n’y aucune preuve que quelqu’un ait été blessé. Mais l’histoire du Sunday Times n’est pas du journalisme, mais une propagande pour éviter une remise en question de la législation anti-terroriste de l’Angleterre. Quelques jours plus tôt, un rapport a été écrit par David Anderson qui critique ouvertement les lois anti-terroristes de l’Angleterre. Anderson estime que le système actuel est anti-démocratique, inutile et qu’il est intolérable sur le long terme.
Personnellement, je ne suis pas étonné que le Sunday Times ait publié cette merde puisque c’est une presse de caniveau. Mais le pire est que tous les médias l’ont répété en boucle en utilisant le titre le plus sanglant possible. De CNN à Euronews en passant par tous les médias français. Cela montre que ces médias adorent détruire les personnes qui critiquent le système et qu’ils sont encore les serviteurs fidèles de la propagande gouvernementale.
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Wednesday, May 20, 2015
Des règles plus strictes sur le blanchiment d'argent pour lutter contre l'évasion fiscale et le financement du terrorisme
De nouvelles règles anti-blanchiment d'argent aideront à combattre le délit fiscal et le financement du terrorisme en facilitant le traçage des transferts de fonds et des sources de richesse. ©BELGA/AGEFOTOSTOCK
Les propriétaires réels de sociétés devront être inscrits dans les registres centraux des pays de l'UE, ouverts à la fois aux autorités et aux personnes ayant un "intérêt légitime", comme les journalistes d'investigation, selon les nouvelles règles convenues avec le Conseil et adoptées en plénière mercredi. La nouvelle directive vise à intensifier la lutte contre les infractions fiscales et le financement du terrorisme.
De nouvelles règles facilitant le traçage de transferts de fonds ont aussi été approuvées.
La quatrième directive contre le blanchiment de capitaux contraindra, pour la première fois, les États membres de l'UE à tenir des registres centraux reprenant les informations liées aux propriétaires "effectifs" finaux de sociétés et autres entités légales, ainsi que de fiducies (trusts). Ces registres centraux n'avaient pas été envisagés dans la proposition de la Commission mais furent inclus dans les négociations par les eurodéputés.
Selon le texte, les banques, les auditeurs, les juristes, les agents immobiliers ou encore les casinos devraient se montrer plus vigilants concernant les transactions suspectes réalisées par leurs clients.
Accès en cas d'"intérêt légitime"
Les registres centraux seront accessibles aux autorités et à leurs unités de renseignement financier (sans aucune restriction), aux "entités obligées" (telles que les banques exerçant leurs fonctions de vigilance à l'égard de la clientèle), et aussi au public (bien que l'accès du public puisse être soumis à l'enregistrement en ligne de la personne qui le demande et à une redevance destinée à couvrir les frais administratifs).
Pour accéder à un registre, une personne ou une organisation (par exemple, les journalistes d'investigation ou des ONG) devront en tout cas démontrer un "intérêt légitime" en cas de suspicion de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme et d'infractions "principales" qui pourraient aider à les financer, comme la corruption, les délits fiscaux et la fraude.
Ces personnes pourraient accéder à des informations telles que le nom, le mois et l'année de naissance, la nationalité et le pays de résidence du propriétaire réel et les détails de la propriété. Toute dérogation à l'accès fourni par les États membres ne sera possible que "au cas par cas, dans des circonstances exceptionnelles".
Les informations du registre central sur les fiducies (trusts) ne seront accessibles que pour les autorités et les entités pertinentes.
Les députés ont également inséré plusieurs dispositions dans le texte modifié de la directive pour protéger les données personnelles.
Mesures spéciales pour les personnes "politiquement exposées"
Le texte clarifie les règles à propos des personnes "politiquement exposées", à savoir des personnes présentant un risque de corruption plus élevé que d'habitude en raison des positions politiques qu'elles détiennent, tels que les chefs d'État, les membres de gouvernement, les juges de la Cour suprême, et les membres du parlement, ainsi que les membres de leur famille.
En cas de relations d'affaires à haut risque avec de telles personnes, des mesures supplémentaires doivent être mises en place, par exemple, pour établir les sources de richesse et des fonds impliqués, dit la directive.
Le traçage des transferts de fonds
Les députés ont également approuvé un règlement sur les "transfert de fonds", qui vise à améliorer la traçabilité des payeurs et des bénéficiaires ainsi que de leurs actifs.
Prochaines étapes
Les États membres auront deux ans pour transposer la directive anti-blanchiment d'argent dans leurs lois nationales. La réglementation sur les transferts de fonds sera directement applicable dans tous les États membres 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'UE.
Procédure: Co-décision, accord en seconde lecture
REF. : 20150513IPR5531
Les propriétaires réels de sociétés devront être inscrits dans les registres centraux des pays de l'UE, ouverts à la fois aux autorités et aux personnes ayant un "intérêt légitime", comme les journalistes d'investigation, selon les nouvelles règles convenues avec le Conseil et adoptées en plénière mercredi. La nouvelle directive vise à intensifier la lutte contre les infractions fiscales et le financement du terrorisme.
De nouvelles règles facilitant le traçage de transferts de fonds ont aussi été approuvées.
La quatrième directive contre le blanchiment de capitaux contraindra, pour la première fois, les États membres de l'UE à tenir des registres centraux reprenant les informations liées aux propriétaires "effectifs" finaux de sociétés et autres entités légales, ainsi que de fiducies (trusts). Ces registres centraux n'avaient pas été envisagés dans la proposition de la Commission mais furent inclus dans les négociations par les eurodéputés.
Selon le texte, les banques, les auditeurs, les juristes, les agents immobiliers ou encore les casinos devraient se montrer plus vigilants concernant les transactions suspectes réalisées par leurs clients.
Accès en cas d'"intérêt légitime"
Les registres centraux seront accessibles aux autorités et à leurs unités de renseignement financier (sans aucune restriction), aux "entités obligées" (telles que les banques exerçant leurs fonctions de vigilance à l'égard de la clientèle), et aussi au public (bien que l'accès du public puisse être soumis à l'enregistrement en ligne de la personne qui le demande et à une redevance destinée à couvrir les frais administratifs).
Pour accéder à un registre, une personne ou une organisation (par exemple, les journalistes d'investigation ou des ONG) devront en tout cas démontrer un "intérêt légitime" en cas de suspicion de blanchiment d'argent, de financement du terrorisme et d'infractions "principales" qui pourraient aider à les financer, comme la corruption, les délits fiscaux et la fraude.
Ces personnes pourraient accéder à des informations telles que le nom, le mois et l'année de naissance, la nationalité et le pays de résidence du propriétaire réel et les détails de la propriété. Toute dérogation à l'accès fourni par les États membres ne sera possible que "au cas par cas, dans des circonstances exceptionnelles".
Les informations du registre central sur les fiducies (trusts) ne seront accessibles que pour les autorités et les entités pertinentes.
Les députés ont également inséré plusieurs dispositions dans le texte modifié de la directive pour protéger les données personnelles.
Mesures spéciales pour les personnes "politiquement exposées"
Le texte clarifie les règles à propos des personnes "politiquement exposées", à savoir des personnes présentant un risque de corruption plus élevé que d'habitude en raison des positions politiques qu'elles détiennent, tels que les chefs d'État, les membres de gouvernement, les juges de la Cour suprême, et les membres du parlement, ainsi que les membres de leur famille.
En cas de relations d'affaires à haut risque avec de telles personnes, des mesures supplémentaires doivent être mises en place, par exemple, pour établir les sources de richesse et des fonds impliqués, dit la directive.
Le traçage des transferts de fonds
Les députés ont également approuvé un règlement sur les "transfert de fonds", qui vise à améliorer la traçabilité des payeurs et des bénéficiaires ainsi que de leurs actifs.
Prochaines étapes
Les États membres auront deux ans pour transposer la directive anti-blanchiment d'argent dans leurs lois nationales. La réglementation sur les transferts de fonds sera directement applicable dans tous les États membres 20 jours après sa publication au Journal officiel de l'UE.
Procédure: Co-décision, accord en seconde lecture
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Saturday, May 9, 2015
Aux Caraïbes, Hollande appelle à la solidarité entre pays riches et pauvres
CLIMAT
Le président François Hollande salue la foule le 9 mai 2015 à Fort-de-France, en Martinique © AFP ALAIN JOCARD
Photo
Fort-de-France (AFP) - François Hollande a appelé samedi à la solidarité entre pays riches et pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique, lançant "un appel de Fort-de-France", à l'ouverture du sommet Caraïbe climat organisé par la France à la Martinique.
Sept mois avant la conférence Climat 2015 organisée en décembre à Paris, dont il a fait un enjeu crucial de son quinquennat, le président a dès son arrivée souligné l'urgence d'agir contre le réchauffement de la planète.
Le sommet accueille une trentaine de délégations de toute la Caraïbe, dont le président haïtien Michel Martelly, 13 Premiers ministres et 6 ministres, dont la ministre de l'Environnement cubaine.
M. Hollande a appelé à la "mobilisation de l'ensemble des pays caribéens parce que ce sont eux qui vont apporter destémoignages à la fois sur les risques, les conséquence du réchauffement climatique mais aussi sur les solutions".
Selon lui, l'appel de Fort-de-France est lancé "pour qu'à la Conférence de Paris une attention très forte soit portée" aux problèmes auxquels sont confrontés les îles caribéennes.
Il a assorti cet appel d'un nouvel avertissement aux pays les plus prospères, proclamant: "Moi, j'ai prévenu les pays riches. Je leur ai dit: s'il n'y a rien en termes de financement pour les pays qui sont les plus fragiles et les plus pauvres, ils ne vous suivront pas".
"Nous avons une unité à avoir, un rassemblement à opérer", a-t-il plaidé, soulignant qu'"on ne pourra pas faire la séparation quand il y a un cyclone entre les pays riches et les pays pauvres".
Les pays insulaires de la Caraïbe, qui ne contribuent qu'à hauteur de 0,3% aux émissions de gaz à effet de serre, ressentent puissamment les effets du changement climatique : montée du niveau des eaux, renforcement des épisodes climatiques violents, prolifération d'algues Sargasses qui empoisonnent ses rivages...
Sous un soleil de plomb, il a ensuite accueilli ses hôtes au côté du président d?Haïti Michel Martelly, au son grave des conques de Lambris, ces grands coquillages dont se servaient jadis les esclaves pour communiquer.
Alors qu'en février l'actrice Marion Cotillard était montée sur scène en Indonésie pour lancer "un appel de Manille", cette fois "l'appel de Fort-de-France" a été déclamé à quatre voix, dont celle de la ministre de l?Écologie Ségolène Royal.
- 'Une bombe à retardement' -
Un texte parsemé de formules lyriques qui évoque une "haute conscience-monde" nécessaire pour "surmonter ces défis" climatiques.
Sur le fond, l'appel se présente comme un cahier de doléances et de propositions des pays caribéens appelant notamment "les dirigeants mondiaux" à "entendre l'appel des pays les plus vulnérables".
"Même si les Caraïbes n'assument qu'une part infime des émissions mondiales de gaz à effet de serre, nos gouvernements veilleront à contribuer pleinement à l'action internationale", proclame-t-il aussi.
Dans cette "patrie commune" que constitue la planète "nul ne pourra se sauver seul", proclame également le texte.
Parlant d'"une bombe à retardement", Serge Letchimy, le président de la Région Martinique, a ouvert le sommet en évoquant la situation inégale entre pays riches et pauvres face aux effets du réchauffement, soulignant par exemple la possibilité que "la moitié des iles des Bahamas ne disparaissent sous l'effet de la montée des eaux".
Depuis des mois, M. Hollande s'est fait le porte-parole de la cause climatique dans quasiment tous ses déplacements à l'étranger.
Six ans après le fiasco de la conférence de Copenhague, l'enjeu est de taille pour le chef de l?État, qui veut à tout prix que le nom de Paris ne soit pas associé à un nouvel échec, à deux ans de la présidentielle.
La communauté internationale s'est fixée comme objectif de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés. L'Union européenne s'est d'ores et déjà fixée comme feuille de route de "réduire d'au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030".
Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2009 Agence France-Presse.
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Fort-de-France (AFP) - François Hollande a appelé samedi à la solidarité entre pays riches et pays pauvres dans la lutte contre le réchauffement climatique, lançant "un appel de Fort-de-France", à l'ouverture du sommet Caraïbe climat organisé par la France à la Martinique.
Sept mois avant la conférence Climat 2015 organisée en décembre à Paris, dont il a fait un enjeu crucial de son quinquennat, le président a dès son arrivée souligné l'urgence d'agir contre le réchauffement de la planète.
Le sommet accueille une trentaine de délégations de toute la Caraïbe, dont le président haïtien Michel Martelly, 13 Premiers ministres et 6 ministres, dont la ministre de l'Environnement cubaine.
M. Hollande a appelé à la "mobilisation de l'ensemble des pays caribéens parce que ce sont eux qui vont apporter destémoignages à la fois sur les risques, les conséquence du réchauffement climatique mais aussi sur les solutions".
Selon lui, l'appel de Fort-de-France est lancé "pour qu'à la Conférence de Paris une attention très forte soit portée" aux problèmes auxquels sont confrontés les îles caribéennes.
Il a assorti cet appel d'un nouvel avertissement aux pays les plus prospères, proclamant: "Moi, j'ai prévenu les pays riches. Je leur ai dit: s'il n'y a rien en termes de financement pour les pays qui sont les plus fragiles et les plus pauvres, ils ne vous suivront pas".
"Nous avons une unité à avoir, un rassemblement à opérer", a-t-il plaidé, soulignant qu'"on ne pourra pas faire la séparation quand il y a un cyclone entre les pays riches et les pays pauvres".
Les pays insulaires de la Caraïbe, qui ne contribuent qu'à hauteur de 0,3% aux émissions de gaz à effet de serre, ressentent puissamment les effets du changement climatique : montée du niveau des eaux, renforcement des épisodes climatiques violents, prolifération d'algues Sargasses qui empoisonnent ses rivages...
Sous un soleil de plomb, il a ensuite accueilli ses hôtes au côté du président d?Haïti Michel Martelly, au son grave des conques de Lambris, ces grands coquillages dont se servaient jadis les esclaves pour communiquer.
Alors qu'en février l'actrice Marion Cotillard était montée sur scène en Indonésie pour lancer "un appel de Manille", cette fois "l'appel de Fort-de-France" a été déclamé à quatre voix, dont celle de la ministre de l?Écologie Ségolène Royal.
- 'Une bombe à retardement' -
Un texte parsemé de formules lyriques qui évoque une "haute conscience-monde" nécessaire pour "surmonter ces défis" climatiques.
Sur le fond, l'appel se présente comme un cahier de doléances et de propositions des pays caribéens appelant notamment "les dirigeants mondiaux" à "entendre l'appel des pays les plus vulnérables".
"Même si les Caraïbes n'assument qu'une part infime des émissions mondiales de gaz à effet de serre, nos gouvernements veilleront à contribuer pleinement à l'action internationale", proclame-t-il aussi.
Dans cette "patrie commune" que constitue la planète "nul ne pourra se sauver seul", proclame également le texte.
Parlant d'"une bombe à retardement", Serge Letchimy, le président de la Région Martinique, a ouvert le sommet en évoquant la situation inégale entre pays riches et pauvres face aux effets du réchauffement, soulignant par exemple la possibilité que "la moitié des iles des Bahamas ne disparaissent sous l'effet de la montée des eaux".
Depuis des mois, M. Hollande s'est fait le porte-parole de la cause climatique dans quasiment tous ses déplacements à l'étranger.
Six ans après le fiasco de la conférence de Copenhague, l'enjeu est de taille pour le chef de l?État, qui veut à tout prix que le nom de Paris ne soit pas associé à un nouvel échec, à deux ans de la présidentielle.
La communauté internationale s'est fixée comme objectif de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2 degrés. L'Union européenne s'est d'ores et déjà fixée comme feuille de route de "réduire d'au moins 40% ses émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030".
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