Saturday, August 27, 2011

Toi à qui une grâce a été faite - Mon âme exalte le Seigneur


26Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth,

27auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.

28L'ange entra chez elle, et dit: Je te salue, toi à qui une grâce a été faite; le Seigneur est avec toi.

29Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation.

30L'ange lui dit: Ne crains point, Marie; car tu as trouvé grâce devant Dieu.

31Et voici, tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus.

32Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.

33Il règnera sur la maison de Jacob éternellement, et son règne n'aura point de fin.

34Marie dit à l'ange: Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d'homme?

35L'ange lui répondit: Le Saint Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.

36Voici, Élisabeth, ta parente, a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.

37Car rien n'est impossible à Dieu.

38Marie dit: Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole! Et l'ange la quitta.

39Dans ce même temps, Marie se leva, et s'en alla en hâte vers les montagnes, dans une ville de Juda.

40Elle entra dans la maison de Zacharie, et salua Élisabeth.

41Dès qu'Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein, et elle fut remplie du Saint Esprit.

42Elle s'écria d'une voix forte: Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.

43Comment m'est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne auprès de moi?

44Car voici, aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mon oreille, l'enfant a tressailli d'allégresse dans mon sein.

45Heureuse celle qui a cru, parce que les choses qui lui ont été dites de la part du Seigneur auront leur accomplissement.

46Et Marie dit: Mon âme exalte le Seigneur,

47Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,

48Parce qu'il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,

49Parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint,

50Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge Sur ceux qui le craignent.

51Il a déployé la force de son bras; Il a dispersé ceux qui avaient dans le coeur des pensées orgueilleuses.

52Il a renversé les puissants de leurs trônes, Et il a élevé les humbles.

53Il a rassasié de biens les affamés, Et il a renvoyé les riches à vide.

54Il a secouru Israël, son serviteur, Et il s'est souvenu de sa miséricorde, -

55Comme il l'avait dit à nos pères, -Envers Abraham et sa postérité pour toujours.

56Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.

Luc 1:26-56
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Saturday, August 20, 2011

La Résistance


Albertville (73) : l'ange gardien des caissières

18-07-2011


France3, 11/7/11

Depuis 2 ans, un prêtre ouvrier soutient les caissières grévistes du supermarché ED à Albertville.

92ème dimanche... Depuis que le groupe Europa discount a décidé, le 18 janvier 2009, d'ouvrir ses magasins 7 jours sur 7, 5 caissières savoyardes refusent de sacrifier ainsi leur repos dominical et dressent un piquet de grève tous les dimanches sur le parking de leur supermarché. Elles auraient sans dout déjà baissé les bras sans Bernard Anxionnaz.

"C'est notre père, notre leader, il nous permet d'aller de l'avant toujours, il se bat pour nous tout le temps" dit de lui Valérie, une des caissières grévistes. "C'est une personne magnifique, pleine de générosité", résume Corinne, une de ses collègues.

En vidéo, le reportage de Jean-Christophe Pain et Yves-Marie Glo

http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-video=GREN_1455143_100720110939_F3


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Que veut dire ce discoureur?


16Comme Paul les attendait à Athènes, il sentait au dedans de lui son esprit s'irriter, à la vue de cette ville pleine d'idoles.

17Il s'entretenait donc dans la synagogue avec les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur la place publique chaque jour avec ceux qu'il rencontrait.

18Quelques philosophes épicuriens et stoïciens se mirent à parler avec lui. Et les uns disaient: Que veut dire ce discoureur? D'autres, l'entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient: Il semble qu'il annonce des divinités étrangères.

19Alors ils le prirent, et le menèrent à l'Aréopage, en disant: Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes?

20Car tu nous fais entendre des choses étranges. Nous voudrions donc savoir ce que cela peut être.

21Or, tous les Athéniens et les étrangers demeurant à Athènes ne passaient leur temps qu'à dire ou à écouter des nouvelles.

22Paul, debout au milieu de l'Aréopage, dit: Hommes Athéniens, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux.

23Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription: A un dieu inconnu! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous annonce.

24Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main d'homme;

25il n'est point servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses.

26Il a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure;

27il a voulu qu'ils cherchassent le Seigneur, et qu'ils s'efforçassent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous,

28car en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être. C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes: De lui nous sommes la race...

29Ainsi donc, étant la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l'or, à de l'argent, ou à de la pierre, sculptés par l'art et l'industrie de l'homme.

30Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir,

31parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts...


Saturday, August 13, 2011

Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux


Ésaïe 61

1L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance;

2Pour publier une année de grâce de l'Éternel, Et un jour de vengeance de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés;

3Pour accorder aux affligés de Sion, Pour leur donner un diadème au lieu de la cendre, Une huile de joie au lieu du deuil, Un vêtement de louange au lieu d'un esprit abattu, Afin qu'on les appelle des térébinthes de la justice, Une plantation de l'Éternel, pour servir à sa gloire.

Ésaïe 61:1-3.

Saturday, August 6, 2011

Les Ressources Naturelles – enjeux et perspectives d’action pour la paix et le développement

Published by Emmanuelle Devuyst
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image: Justice&Paix

image: Justice&Paix

Formation proposée par le réseau Belge ressources naturelles

Vendredi 9 septembre 2011, de 9 à 17h
Bruxelles (CNAPD)
51, chaussée d’Haecht, 1210 Bruxelles
En français et en néerlandais (traduction simultanée).
Inscription nécessaire avant le 5 septembre: info@cnapd.be ou 02/640.52.62

9h00-9h15: Accueil
9h15-10h15: Introduction: Le retour des minerais comme enjeux stratégiques. Etat des lieux des enjeux et des politiques – Axelle Fischer (CJP)
10h30-12h30: Matières premières et développement. Le cas du lithium en Bolivie. Suivi du témoignage de Jose De Echave (Cooperaccion – Pérou) – Raf Custers (GRESEA)
12h30-13h30: Une introduction à la problématique des minerais sources de conflits à l’Est du Congo – Filip Hilgert (IPIS)
13h30-15h30:Suivi du témoignage d’Henri Muhiya (Commission épiscopale Ressources naturelles – RDC) – Nicolas Van Nuffel (CNCD- 11.11.11)
15h45-16h45: Conclusion: “Contre le modèle de société énergivore et sur-consommateur, un autre modèle s’impose”. Présentation de la campagne du CNCD-11.11.11


Source


Friday, July 29, 2011

La Grèce et l’Euro : Une situation de dette excessive et improductive et d’implosion financière

LA GRÈCE ET L’EURO : Une situation de dette excessive et improductive et d’implosion financière
Rodrigue TREMBLAY
www.legrandsoir.info
dimanche 17 juillet 2011

La Grèce et l’Euro : Une situation de dette excessive et improductive et d’implosion financière

Rodrigue TREMBLAY

Si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement, c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.– Albert Einstein (1879-1955), professeur et physicien théoriste né en Allemagne. Prix Nobel 1921

Chaque génération doit payer ses propres dettes. Si ce principe était appliqué il y aurait moitié moins de guerres dans le monde.

– Thomas Jefferson (1743-1826), 3ème Président des USA (1801-09)

Ayant vu les peuples de tous les autres pays écrasés par les guerres et les prodigalités de leurs dirigeants, j’ai voulu favoriser au contraire la paix, l’épargne et le règlement de la dette publique car j’étais convaincu que c’était le meilleur chemin vers le bonheur et la prospérité publique et privée.

– Thomas Jefferson

Le 4 juillet, l’organisme de prêt Standard & Poor’s a dit la vérité en ce qui concerne la Grèce, à savoir que ce pays est en faillite financière. Aucun tour de main, aucune occultation, aucune réorganisation de la dette et aucune aide "innovante" ne pourra dissimuler le fait que les règles défectueuses qui régissent la zone Euro aient donné l’occasion à certains de ses 17 membres de succomber à la tentation d’un endettement excessif et improductif suivi d’un défaut de paiement de la dette accompagné d’une écrasante hausse des coûts d’emprunt.

La Grèce (11 millions d’habitants) a, en fait, abusé de la crédibilité que lui donnait son adhésion à la zone Euro. En 2004, par exemple, le gouvernement grec s’est embarqué dans des dépenses somptuaires pour accueillir les jeux olympiques de l’été 2004 d’un montant de 7 milliards d’Euros (12,5 milliards de dollars). Puis de 2005 à 2008, le même gouvernement a décidé de faire d’autres folles dépenses, cette fois pour acheter toutes sortes d’armes dont il n’avait pas besoin à des fournisseurs étrangers. Accumuler une énorme dette étrangère de 533 milliards (2010) était la solution de facilité. Mais tôt ou tard, il faut payer le joueur de pipeau et on ne peut plus cacher le montant de la dette.

La situation financière actuelle de la Grèce (et celle d’autres pays européens comme l’Espagne, le Portugal, l’Irlande et même l’Italie) sont comparables à celle de l’Argentine il y a 10 ans environ. Dans chaque cas, un membre problématique d’une union monétaire donnée a conduit à un endettement étranger disproportionné qui a engendré une fuite des capitaux et une ruineuse déflation* par la dette.

Dans le cas de l’Argentine, le pays avait décidé d’adopter le dollar étasunien comme monnaie alors même que le niveau de productivité de l’Argentine était inférieur d’un tiers à celui des USA. Un taux de change artificiel de un peso=un dollar étasunien a tenu pendant presque dix ans avant l’effondrement inévitable.

Il est vrai que l’adhésion à une union monétaire d’un groupe de pays qui adopte une monnaie commune peut être un moyen puissant de stimuler l’économie et la productivité en bridant l’inflation quand ces unions monétaires sont bien construites mais elles peuvent se transformer en cauchemar économique quand elle ne le sont pas.

Malheureusement pour de nombreux membres pauvres de l’Europe, les règles d’une union monétaires viable n’ont pas été suivies et les conséquences catastrophiques de cette erreur ne devraient pas surprendre ceux qui ont une certaine connaissance de la finance internationale.

Quelles sont les règles à suivre pour qu’une union monétaire qui a une monnaie commune soit viable et stable ?

1- D’abord et surtout, les pays membres doivent avoir des structures économiques et des niveaux de productivité du travail comparables afin que la monnaie commune ne paraisse pas constamment surévaluée ou constamment sous-évaluée par rapport à l’économie de tel ou tel membre. L’alternative est d’avoir un haut niveau de mobilité de la main d’oeuvre entre les économies régionales de sorte que les niveaux de chômage ne restent pas trop hauts dans les régions les moins compétitives.

2- Deuxièmement, si aucune de ces deux premières conditions ne sont remplies (ce qui est généralement le cas parce que les unions monétaires réelles sont rarement des "zones monétaires optimales"**), l’union monétaire dont être dirigée par une entité politique puissante, comme par exemple un système de gouvernement fédéral, qui soit capable de transférer rapidement des fonds provenant des impôts des économies excédentaires vers celles qui sont déficitaires à travers un système centralisé d’égalisation des paiements.

Cela pour éviter l’insécurité et les tensions politiques qui surgissent quand le niveau de vie augmente dans les régions en excédent et baisse dans les régions en déficit. Mais quand les taux d’échange régionaux ne peuvent pas être réajustés à la hausse et ou à la baisse pour rééquilibrer la balance des paiements de chaque membre et quand la loi du prix unique s’applique à toute la zone monétaire, il ne reste pour seul levier d’ajustement aux déséquilibres extérieurs que les fluctuations des niveaux de revenu et d’emploi. Cela peut se révéler une solution très douloureuse.

Un tel système d’ajustement par la variation du revenu ou de l’emploi plutôt que par la variation des prix nous rappelle un peu la manière dont fonctionnait la règle d’or du 19ième siècle, malgré sa tendance déflationniste, sauf qu’au 19ième siècle il y avait une inflation des prix et des revenus dans les pays excédentaires et une baisse des prix et des revenus dans les pays déficitaires qui résultait de l’augmentation des réserves monétaires dans les économies excédentaires et de la diminution des réserves monétaires dans les pays déficitaires. Dans une union monétaire plus ou moins formelle la banque centrale contrôle le niveau général des prix pendant que les revenus augmentent et baissent.

3- La troisième condition pour qu’une union monétaire fonctionne bien, est la liberté de mouvement des capitaux bancaires et financiers dans la zone. Cela a pour but de maintenir des taux d’intérêts cohérents dans la zone monétaire qui prennent en compte le facteur de risque et aussi de favoriser le financement des projets productifs où qu’ils se trouvent.

Aux USA par exemple, le marché des fonds fédéraux éminemment liquide***, permet a des banques qui sont temporairement déficitaires d’emprunter des fonds à court terme à des banques qui sont temporairement en excédent. Au Canada, de grandes banques nationales ont des succursales dans toutes les provinces et peuvent facilement transférer des fonds des succursales qui ont des surplus aux succursales déficitaires sans affecter leurs opérations de prêts et de crédit.

4- La quatrième condition est d’avoir une banque centrale commune qui peut prendre en compte non seulement les niveaux d’inflation mais aussi la croissance économique réelle et les taux de chômage dans ses décisions de politique monétaire.

Malheureusement pour elle, la zone Euro a généralement échoué à remplir les conditions de base du bon fonctionnement d’une union monétaire.

Voyons une par une les raisons de cet échec.

a) D’abord, les niveaux de productivité du travail (la production par heure de travail) sont très différents d’un pays membre à l’autre. par exemple, en 2009, l’index de la productivité de l’Allemagne était de 100, il était seulement de 64,4 en Grèce, presque un tiers de moins. Au Portugal et en Estonie, par exemple, il était encore plus bas, à 58 et 47 respectivement. Cela signifie que l’Euro, comme monnaie commune, apparaît comme sous-évalué pour l’Allemagne et surévalué pour beaucoup d’autres membres de la zone Euro, ce qui stimule les exportations de l’Allemagne mais handicape fortement la compétitivité des autres membres de l’union.

b) Deuxièmement, et c’est peut-être encore plus important, la zone Euro n’est pas soutenue par une union fiscale et politique forte et stable. En conséquence les transferts fiscaux entre les membres sont laissés à des décisions politiques au coup par coup ce qui crée de l’insécurité. En fait il n’y a pas de mécanisme d’égalisation des balances commerciales entre les économies fortes et les économies faibles de la zone Euro. C’est pour cela qu’on peut dire qu’il n’y a pas de solidarité économique durable dans la zone Euro.

c) Troisièmement, ceux qui ont crée la zone Euro ont choisi de limiter le rôle de la Banque Centrale Européenne à un rôle monétaire réduit ; son obligation principale est de maintenir la stabilité des prix et elle n’est pas autorisée à jouer un rôle direct sur la stabilité macroéconomique de la zone ni à prêter directement de l’argent aux gouvernements en créant de la monnaie si besoin est. C’est pour cela qu’on peut dire qu’il n’y a pas de solidarité financière statutaire dans la zone Euro.

4) Et enfin, même si la mobilité du capital et du travail dans la zone Euro est assez élevée, historiquement parlant, elle est loin d’être aussi ancrée que par exemple dans l’union monétaire étasunienne.

Rétrospectivement, il semble que la création de la zone Euro en 1999 ait été davantage un pari politique qu’un projet monétaire et économique bien pensé. C’est tout à fait regrettable parce qu’une fois que les membres de la zone les plus éloignés du noyau auront fait faillite et seront probablement retournés à leur monnaie nationale, le choc financier aura de vraies conséquences économiques, pas seulement en Europe mais dans le monde entier.

De nombreux économistes pensent que la meilleure solution pour la Grèce et le reste de l’Union Européenne serait de mettre en oeuvre "une cessation de paiement organisée" de la dette publique grecque qui permettrait à Athènes de sortir de l’Euro et de reprendre sa monnaie nationale, le drachme, à un taux inférieur. Cela éviterait à la Grèce une longue dépression économique.

Refuser d’accepter l’évidence c’est à dire, une cessation de paiement organisée, ferait plaisir aux banquier créanciers de la Grèce mais nuirait grandement à son économie, ses travailleurs et ses citoyens. C’est à cela que servent les lois sur la faillite, à libérer les débiteurs de dettes impossibles à rembourser.

De toute évidence le pays le plus endetté de la terre n’est pas la Grèce mais les USA. permettez-moi de conclure en disant ceci : Si les politiciens étasuniens n’arrêtent pas de jouer à des jeux politiques avec l’économie, beaucoup d’Etasuniens vont souffrir dans les mois et les années qui viennent et d’autres pays seront contaminés.

Que l’Europe et les USA soient en difficulté économique tous les deux en même temps est une très mauvaise chose pour l’économie mondiale.

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Rodrigue Tremblay

Rodrigue Tremblay est professeur Emérite d’économie à l’université de Montreal. Il a écrit "Le Code pour une éthique globale" et "The Code for Global Ethics, Ten Humanist Principles (préfacé par Dr. Paul Kurtz). On peut le joindre à : rodrigue.tremblay@yahoo.com

Pour consulter l’original : http://www.thenewamericanempire.com/blog.htm

Traduction : Dominique Muselet pour LGS

Note :

*Déflation : Diminution importante et durable des prix. Politique de déflation : politique de lutte contre l’inflation se traduisant par des mesures visant à la baisse de la demande globale (diminution de la masse monétaire, des dépenses publiques, augmentation de la pression fiscale). Le Petit Robert Déflation par la dette :

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2354

**Zone monétaire optimale :

http://www.erudit.org/revue/ae/2000/v76/n4/602337ar.pdf

*** La liquidité d’un marché financier représente la capacité à acheter ou à vendre rapidement les actifs qui y sont cotés sans que cela ait d’effet majeur sur les prix. Plus un marché est liquide, plus il est aisé, rapide et peu coûteux d’y réaliser des transactions. Cette caractéristique figure parmi les qualités essentielles que doivent garantir les bourses de valeurs. (Wikipedia). [0-25%] [25-50%] [50-75%] URL de cet article 14211 http://www.legrandsoir.info/la-grec...



Source
http://www.legrandsoir.info/la-grece-et-l-euro-une-situation-de-dette-excess (...)

Friday, July 22, 2011

L’Alliance européenne pour le repos dominical lancée !

#140 - Juillet-Aout 2011

Contenu:

L’Alliance européenne pour le repos dominical lancée !


Le débat relatif au travail le dimanche revient au cœur de l’actualité. La grande journée de lancement de l’Alliance européenne pour le repos dominical s’est tenue le 20 juin 2011 auComité Economique et Social Européen (CESE) à Bruxelles.

unknownPour l’occasion, des éminents experts de différents Etats-membres de l’Union européenne ont fait le déplacement, afin de sensibiliser à la « valeur unique » de ce temps libre pour tous les citoyens de l’Union européenne. De plus, des parlementaires européens ont fait l’honneur de leur présence. Murie durant de longs mois, l’enjeu de la journée était considérable : donner un signe à toute l’Europe sur l’importance du repos dominical et le droit aux horaires de travail décent. La déclaration fondatricede l’Alliance européenne pour le repos dominical a recueilli en début de matinée 65 signatures, d’organisations diverses : alliances nationales pour le repos dominical, mouvements syndicaux, organisations de la société civile et communautés religieuses.

Une Alliance à l’image de la devise européenne : « Unie dans la diversité »

« Nous avons besoin de temps pour les rituels collectifs de société, pas uniquement pour les occupations de masse comme le shopping » a lancé Luca Jahier, président du Groupe III du CESE, pour ouvrir l'événement. Tout au long de la journée, des experts se sont relayés pour démontrer les bienfaits du repos dominical. « La force de l’Alliance se situe dans sa diversité », a déclaré Fabrice Warneck (Uni Europa) en présentant l’Alliance européenne pour le repos dominical.

La journée a commencé par la présentation par le professeur Dr. Friedhelm Nachreiner de l’étude « Deloitte » commandée par la Commission européenne ayant pour thème : l’évolution de l’organisation du temps de travail. Le professeur a brillamment démontré que le travail dominical entraîne des effets individuels néfastes sur la sécurité, la santé et sur l’équilibre vie professionnelle/vie privée des travailleurs. De remarquables analyses scientifiques et des études européennes vérifiées venaient à l’appui de ces thèses. Il conclut en ajoutant : « le travail dominical est impossible à compenser ou à prévenir avec davantage de temps ou de journées de repos en semaine ».


Les Eglises ont aussi fait entendre leurs voix. Outre, le Secrétariat de la COMECE co-organisatrice de l’événement, Patrick R. Schnabel, pasteur de l’Eglise protestante évangélique en Allemagne (EKD) animant les débats, a lui aussi plaidé en faveur du repos dominical, « grande plus value pour tous les secteurs et pour toutes les situations de vie ».

Après le déjeuner, Dr. Jill Ebrey, de l’Université de Chester a exprimé l’importance du week-end, dans le contexte historique du Royaume-Uni. A la fin de son exposé, elle souligne : « le week-end reste le temps où chacun a liberté de faire ce que qu’il a envie de faire ».

Des alliances nationales pour le repos dominical ont pris la parole, les organisations syndicales et de la société civile (associations familiales et sportives) aussi. Une table ronde réunissait l’ensemble de ces représentants. Maciej Ptaszynki, représentant de la chambre de commerce polonaise, signataire de la déclaration fondatrice a aussi expliqué que du point de vue économique « engager du personnel motivé le dimanche entraine des coûts supplémentaires à cause des augmentations de salaires ou de l’attribution de primes ».

Une intention particulière accordée au bénévolat

« Le bénévolat est le meilleur exemple de citoyenneté active » rappelle Pavel Trantina, président du groupe d’étude permanent au CESE pour l’Année Européenne du bénévolat 2011. En effet, le bénévolat correspond à un grand spectre de la population : tous les secteurs (du sport à la santé) y sont concernés. Après avoir expliqué l’importance du bénévolat et ses bienfaits économiques et sociaux, M. Trantina a mis en évidence le lien entre le bénévolat et le temps libre. Stephan Dietzen (Bureau européen du Comité olympique européen) confirme :« le bénévolat est la pierre angulaire du sport ! »

Pour clôturer l’évènement, chacun s’est prononcé sur le devenir de l’Alliance européenne. Un appel à l’action a aussi été lancé. En effet, l'Alliance européenne pour le repos dominical est politiquement décisive, dans le cadre de la révision de la directive 2003/88/EC par la Commission européenne. George Dassis, président du Groupe II du CESE confie : « La Commission a le devoir de réaliser une proposition en faveur du repos dominical! »

Par ailleurs, avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et l’instauration du droit à l’initiative citoyenne, l’Alliance a intérêt à mobiliser d’autres organisations afin de manifester aux institutions européennes son intention de sauvegarder le dimanche comme la journée de repos dans l'Union européenne. Ainsi, Fabrice Warneck conclut : « l’Alliance, forte de sa diversité a un moment politique à jouer! »

Noémie Mandin



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Friday, July 15, 2011

Communiqué de presse à l’issue de la rencontre des secrétaires généraux et des porte-parole des conférences épiscopales

"Voici que je fais toutes choses nouvelles. " (AP 21,5)

Communiqué de presse à l’issue de la rencontre des secrétaires généraux et des porte-parole des conférences épiscopales - Vilnius, Lituanie, 16-21 juin 2011

La Nouvelle Evangélisation n’est pas une potion magique…C’est, avant tout, une attitude. C’est un acte de confiance en Jésus Christ qui « fait toutes choses nouvelles ». C’est l’œuvre du renouveau inhérent à la Bonne Nouvelle de Jésus Christ. Elle est déjà en voie de réalisation et elle a besoin d’être proclamée au monde entier. La nouvelle évangélisation ne veut pas que le chrétien fasse quelque chose en plus, la seule chose qu’elle demande c’est d’incarner quotidiennement dans la prière et dans les œuvres de charité, dans la famille et dans le travail, la foi, l’espérance et la charité d’un Dieu qui s’est fait homme.
C’est ce qu’ont exprimé les Secrétaires généraux et les Porte-parole des Conférences épiscopales d’Europe qui se sont rencontrés à Vilnius, en Lituanie, du 16 au 21 Juin 2011, dans le cadre de deux rencontres différentes qui se sont tenues l’une après l’autre.
Dans ces temps particulièrement marqués par la sécularisation, la mission de l’Eglise est de rappeler à tous que les questions que chacun porte dans son cœur trouvent leur réponse uniquement dans la rencontre avec le Créateur. Cela signifie qu’au cœur de la mission de l’Eglise se trouve la personne humaine et son rapport avec Jésus Christ, car seul ce rapport peut transformer la vie et la remplir d’une joie qui sera en mesure de témoigner la présence de Dieu. Ainsi, ces personnes transformées par la rencontre avec Dieu sont les protagonistes de la nouvelle évangélisation ; elles sont la base du renouveau des communautés ecclésiales et les moteurs d’une Eglise qui va à la rencontre de ceux qui s’en sont éloignés, en leur offrant la possibilité de rencontrer à nouveau Jésus et d’expérimenter Sa miséricorde.
Les porte-parole ont également mis en exergue un certain nombre de bonnes pratiques qui montrent la façon dont cette nouvelle évangélisation est déjà présente dans le monde de l’économie, avec une présentation de Jorge Libano Monteiro; des nouveaux médias, avec les apports présentés par l’Italie, la Roumanie et la France, ainsi que dans l’univers du bénévolat.
Par le biais de la contribution du Secrétaire du Conseil Pontifical “Cor Unum”, Mons. Giovanni Pietro dal Toso, l’on a constaté que le bénévolat, qui est une réalité extrêmement présente dans le monde, peut aider à octroyer à l’Eglise un visage humain. L’on a également présenté la rencontre avec les Evêques et Responsables des bénévoles catholiques voulue par le Pape Benoît XVI à l’occasion de l’«Année Européenne du Bénévolat » et qui aura lieu au Vatican le 10-11 novembre 2011.
Les deux réunions auxquelles ont participé au total soixante personnes, représentant 30 Conférences épiscopales du continent, ont été organisées par le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) suite à l’invitation de la Conférence épiscopale lithuanienne et de son Secrétaire Général, Mons. Gintaras Grusas, Ordinaire Militaire.
Dans la capitale de la Lituanie, les participants ont eu la possibilité de connaître également un peu de l’histoire du pays et de la foi profondément enracinée dans ce peuple, même dans la période si difficile de la Grande Guerre et du Communisme. Le but de la rencontre de Vilnius était également celui de permettre aux Secrétaires généraux et aux Porte-parole d’établir des rapports d’amitié, en partageant leurs joies et leurs difficultés, et en abordant un certain nombre de questions d’actualité pour l’Eglise.
De plus, les Secrétaires ont affronté le thème de la liberté religieuse, qui est un droit de l’homme fondamental basé sur la dignité de la personne humaine. L’Eglise et l’Europe doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour garantir que ce droit soit respecté dans le monde entier, tout comme il doit l’être en Europe. Un autre thème central pour l’Europe a été celui de la crise démographique et notamment le problème du vieillissement de la population européenne, avec les graves conséquences que cela entraîne pour les systèmes d’assistance et de prévoyance et qui requièrent une attention urgente de la part de toute la société. Quant à eux, les Porte-parole ont pris en examen la visite du Pape en Ecosse, Angleterre et Pays de Galles ainsi que les activités de l’agence catholique SirEuropa au service des Eglises et de l’information en Europe.
Dans le cadre des deux rencontres l’on a également parlé des activités déjà menées par le CCEE et de celles qui figurent au calendrier. De son côté, la COMECE (l’organisme qui réunit les Evêques délégués des Conférences épiscopales des pays membres de l’UE) a présenté un rapport sur les questions principales actuellement en examen auprès des institutions européennes et sur
l’initiative pour la protection du dimanche comme jour de repos.
Les participants ont reçu un certain nombre d’informations concernant les trois prochaines rencontres mondiales importantes pour l’Eglise Catholique et qui se dérouleront en Europe : la JMJ à Madrid (16-21 août 2011), la rencontre mondiale des familles à Milan (29 mai – 3 juin 2012) et le Congrès Eucharistique International à Dublin (10-17 juin 2012). Il s’agit de rencontres qui mettent en exergue les aspects fondamentaux de la mission de l’Eglise.

Dans l’après-midi du samedi 19 juin, les Secrétaires généraux et les Porte-parole se sont rencontrés pour parler de la communication de l’Eglise en temps de crise et sur l’utilisation des nouveaux outils technologiques pour annoncer l’Evangile. La communication de l’Eglise fait partie de sa mission. Etre fidèle à l’Evangile et à la vérité : voilà la meilleure façon de communiquer, aussi bien en temps de crise que dans la vie ordinaire. Tous les moyens disponibles peuvent être utilisés, mais aucun ne peut remplacer la rencontre personnelle avec les autres et avec Dieu. Dans le contexte de la réflexion sur les nouveaux moyens de communication sociale, le CCEE a présenté le futur portail de l’Information Institutionnelle des Conférences épiscopales en Europe, qui sera mis en ligne pendant l’année 2012.

Dans le cadre de la rencontre, le Card. Audrys Juozas Backis, Archevêque de Vilnius et Mons. Sigitas Tamkievicius, Archevêque de Kaunas et Président de la Conférence épiscopale lituanienne, ont adressé leurs salutations aux participants. Dimanche 19 juin les participants ont visité l’ancien siège du KGB en Lituanie, qui est désormais un musée, et dans l’après-midi de lundi 20 juin, ils se sont rendus auprès du siège de la télévision publique lituanienne.

Thierry Bonaventura, Attaché de presse CCEE
+41788 516040 - thierry.bonaventuraccee.ch

Le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe (CCEE) réunit les Présidents des 33 Conférences épiscopales existant actuellement en Europe, représentées de droit par leur Président, ainsi que les Archevêques de Luxembourg, de la Principauté de Monaco et de Chypre des Maronites, et l’Évêque de Chisinau (Moldavie). Il est présidé par le Cardinal Peter Erdö, Archevêque d’Esztergom-Budapest, Primat de Hongrie. Ses vice-présidents sont le Cardinal Josip Bozanic, Archevêque de Zagreb et le Cardinal Jean-Pierre Ricard, Archevêque de Bordeaux. Le Secrétaire général du CCEE est le P. Duarte da Cunha. Le siège du secrétariat se trouve à Saint-Gall (Suisse).

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Tuesday, July 5, 2011

Le gouvernement à un pasteur : « renoncez à votre foi ! »



Il est maintenant interdit d’exprimer une opposition morale au sujet de l’homosexualité.

Le 09 juin 2008 – © 2011 WorldNetDaily

Un tribunal canadien des droits de l’homme a ordonné à un pasteur chrétien de renoncer à sa foi et de ne plus jamais exprimer son opposition morale au sujet de l’homosexualité, selon un nouveau rapport.

Dans une décision datée du 30 mai pendant la phase des sanctions des procédures quasi-judiciaires dirigée par le Tribunal des Droits de l’Homme de l’Alberta, le pasteur évangélique Stephen Boisson s’est vu interdire d’exprimer son point de vue biblique de l’homosexualité et a été condamné à payer $5000 pour les « dommages pour douleurs et souffrances » ainsi que des excuses à l’activiste qui se plaignait d’être blessé.

Selon un rapport de Pete Vere à la Catholic Exchange, la peine pourrait préfigurer le sort possible du révérend Alphonse de Valk, qui a également cité le point de vue biblique sur l’homosexualité dans un débat national au sujet des mariages du même sexe et qui fait maintenant face aux mêmes accusations.

Boisson a écrit une lettre à l’éditeur du journal local de Red Deer, en Alberta, en 2002 pour dénoncer l’avancé de l’activisme homosexuel comme « maléfique » et a déclaré : « Les enfants âgés de cinq et six ans sont soumis à la littérature et aux orientations pro-homosexuelles dommageables psychologiquement et physiologiquement dans le système scolaire public, tous sous le prétexte frauduleux de l’égalité des droits ».

L’activiste, l’enseignant local Darren Lund, a déposé une plainte et le verdict de culpabilité de Lori G. Andreachuk, un avocat, a été rendu le 30 novembre 2007. La dernière décision mettait en cause la phase des sanctions du tribunal.

« Tout en reconnaissant que la lettre de Boisson n’était pas un acte criminel, le tribunal du gouvernement a ordonné néanmoins au pasteur chrétien d’arrêter d’exprimer son opinion. » a signalé Vere.

Andreachuk a noté que Lund, celui qui a introduit la plainte, n’était pas réellement blessé.

« Dans ce cas, il n’y a pas de personne en particulier qui peut être compensée puisqu’aucune victime directe ne s’est présentée, » écrit-elle.

Toutefois, cela ne l’a pas empêché d’ordonner le paiement de toute façon.

Et quant à l’avenir, elle a écrit :

« M. Boisson et The Concerned Christian Coalition Inc. doivent cesser de publier dans les journaux, par courriel, à la radio, dans les discours publics, ou sur internet, à l’avenir, des remarques désobligeantes sur les gais et les homosexuels. En outre, ils ne doivent pas et il leur est interdit de faire des remarques désobligeantes à l’avenir au sujet de … ou Lund … les témoins de Lund en rapport avec leur participation à cette plainte. En outre, toutes les remarques désobligeantes contre les homosexuels doivent être retirées du site web courant et des publications de M. Boisson et The Concerned Christian Coalition Inc. », a déclaré l’avocat.

Andreachuk a également ordonné à Boisson à s’excuser pour la lettre originale au Red Deer Advocate et a dit aux deux « délinquants » de payer $5000.

La lettre d’excuses, a dit Vere, « menace les libertés civiles au Canada, selon Ezra Levant, auteur et avocat qui a été lui-même visé par une attaque du Tribunal des Droits de l’Homme. »

« Le gouvernement croit maintenant que s’il ne peut pas convaincre un pasteur chrétien qu’il a tort, il va seulement lui ordonner de se condamner lui-même. » a écrit Levant sur son blog. « À l’exception des autres tribunaux de Staline en Union Soviétique et de Mao en Chine, où cet « ordre » Orwellien est-il considéré comme de la justice ? »

« C’est comme une confession dans les prisons du Tiers-Monde, où les criminels accusés sont contraints de signer de fausses déclarations de culpabilité », a écrit Levant. « Nous n’ordonnons même pas aux assassins de présenter des excuses aux familles de leurs victimes. Parce que nous savons que les excuses forcées n’ont aucune signification. Mais, il n’en est pas de même si votre objectif est de discréditer les pasteurs chrétiens. »

« En substance, le Human Rights Tribunal de l’Alberta ordonne à un ministre de renoncer à sa foi chrétienne, puisque son opposition à l’homosexualité se fonde sur la tradition de la Bible judéo-chrétienne, » a écrit Vere.

WorldNetDaily a récemment rapporté à propos de Valk, la cible d’une cause de la Commission des Droits de l’Homme au sujet de ses références bibliques sur l’homosexualité.

« Le révérend Alphonse de Valk a défendu les enseignements de l’Église Catholique sur le mariage durant le débat du Canada sur les « mariages » du même sexe, en citant abondamment de la Bible, du catéchisme de l’Église Catholique et des encycliques du Pape Jean-Paul II. Chacun de ces documents contient les enseignements catholiques officiels. Et, comme des millions d’autres personnes à travers le monde et des âges, beaucoup d’entre eux étant des non-catholiques et des non-chrétiens, le révérend Alphonse de Valk croit que le mariage est une union exclusive entre un homme et une femme », écrit Vere.

Vere a soulevé la question que : Est-ce que le Canada considère maintenant la moralité comme un « crime haineux »?

« Si quelqu’un, en raison de ses croyances morales sincères, qu’il soit Juif, Musulman, Chrétien, Catholique, s’oppose à l’idée des mariages de même sexe au Canada, est-ce considéré comme un « crime haineux »? a-t-il demandé.

Vere a écrit que la réponse qu’il a obtenue de Mark van Dusen, un porte-parole de du Bureau Fédéral des Poursuites des Droits de l’Homme, l’a choqué.

L’agent du gouvernement a confirmé que l’agence enquêtait sur les plaintes, mais n’établissant pas les politiques publiques ou les normes morales. Il a dit que le travail de l’agence consistait à examiner les circonstances et décidait s’il fallait poursuivre ou abandonner les charges.

Ce qui est choquant à ce sujet, écrit Vere, est l’aveu que les plaintes injustifiées peuvent être rejetées, pourtant, la cause contre le révérend Alphonse de Valk est en cour depuis plus de six mois.

http://www.wnd.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=66704

Traduit par Oscar Blais

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Tuesday, June 28, 2011

Les Jésuites de la Syrie appellent à l’unité nationale

Les Jésuites de la Syrie appellent à l’unité nationale

(06-Jun-2011) Dans une «Méditation sur les événements actuels en Syrie» les jésuites de ce pays analysent la situation confuse dans laquelle se trouve la Syrie. Ils lancent un appel à l’unité nationale et au refus du rejet d’une partie de la population par une autre. Pour les chrétiens, cette unité est le garant de leur existence même. En outre, les jésuites appellent au dialogue et à la liberté d’expression. Ils invitent sincèrement toutes les parties à rejeter la violence. Ils terminent en exprimant leur profonde tristesse à toutes les familles des victimes.
Lisez le texte complet.

Méditations sur les événements actuels en Syrie

Nous, les Jésuites en Syrie, sommes bouleversés par les événements récents qui ont lieu dans
ce pays qui nous est cher. Nous nous sommes rencontrés pour prier ensemble, pour
intercéder en sa faveur, et pour méditer sur ce qui s’y passe. Ce texte est le fruit de notre
prière, nous désirons le partager avec vous :
La Syrie, pays agent de civilisation
Notre patrie, la Syrie, est le pays des multiples civilisations qui se sont succédées sur notre
terre et ont enrichi notre patrimoine. Une grande partie de cette richesse provient de la
communication et de l’harmonie entre des personnes de culture, de religion et de spiritualité
différentes. Ensemble, ces personnes ont constitué une unité dont nous sommes fiers et à
laquelle nous tenons, ce qui nous fait porter une grande responsabilité pour préserver cet
héritage grandiose.
L’histoire de notre pays s’est distinguée par l’esprit d’hospitalité et d’ouverture à l’autre, quel
qu’il soit. Cet esprit d'hospitalité, de recherche de l'unité dans la différence, ainsi que tous les
efforts qui conduisent à la construction de l'unité nationale sont, sans aucun doute, aux
fondements de la société syrienne et en font une belle et vivante mosaïque.
Les événements récents
Depuis quelques mois, surgissent dans notre pays, comme dans la plupart des pays arabes,
des revendications de réformes des structures politiques et sociales. Ces réformes visent à
conforter l'état de droit et la conscience citoyenne, dans le respect des libertés individuelles.
De telles revendications sont un droit légitime et reconnu pour tous, permettant à chaque
citoyen d'être un acteur de la transformation de cette société.
Malheureusement, c'est la confusion qui a pris le dessus, ouvrant la voie à la violence. Le
refus de l’autre, comme nous le savons tous, est la cause principale de la violence qui appelle
à son tour une autre violence. Nous observons en ce moment des tentatives visant à fomenter
des troubles et une guerre confessionnelle qui mèneraient à l’effritement de notre société.
Face à ces évènements sanglants dont l'intensité, la dureté et la violence augmentent de
semaine en semaine, et qui font des victimes innocentes, nous ne pouvons que pousser un cri
d'appel à la conscience de nos concitoyens, quelle que soit leur appartenance.
Ces circonstances difficiles ne constituent pas la première crise que vit notre peuple, et
malgré cela et dans chaque crise, nous avons trouvé dans l'Évangile le chemin à suivre nous
indiquant le juste choix à faire, la patience pour marcher sur ce chemin, ainsi que le courage
du silence quand il est nécessaire et de la parole quand elle s’impose.
En effet, l'Évangile nous appelle à témoigner au cœur de notre monde, à renforcer le dialogue
avec tous et à promouvoir la justice pour tous. C’est pourquoi, nous nous trouvons
maintenant appelés à exprimer notre total soutien à cette patrie et à son peuple, et à témoigner
des valeurs que nous tirons de notre foi et que nous pensons pouvoir partager avec nos compatriotes des différentes confessions religieuses et spirituelles, et des différents courants
philosophiques. Nous le pouvons parce que nous partageons avec eux tous l’héritage de la
noble civilisation arabe et que nous partageons avec eux le même souci de l’unité nationale et
le même respect de tous.
Les mutations à l’œuvre dans le monde arabe, et les troubles actuels qui en ont résulté dans la
société syrienne, sont porteurs d'une espérance nouvelle qu’il faut prendre en considération.
Cette espérance se caractérise en tout premier lieu par la liberté d’expression et la liberté
d’opinion, ainsi que par la recherche commune de la vérité. Les réformes sociales et
politiques sont devenues une nécessité pressante que nul n'a le droit d'ignorer.
La priorité de l’unité nationale
Ce qui caractérise une communauté humaine, c’est la diversité de ses composantes. Il n’y a
pas de vie sociale s’il n’y a pas de différences. La véritable paix nationale ne peut pas se
construire par le rejet d’une partie de la population contre une autre ; elle suppose tout au
contraire une véritable vie en commun. Cette vie n’est pas possible dans la perception
négative de la présence de l’autre, dans une simple “existence côte à côte” ; elle requiert une
véritable convivialité où chaque membre a un rôle efficace dans la société.
C’est pourquoi, nous partageons les craintes de notre peuple devant les défis actuels ; ces
craintes surgissent face à tout changement des structures. Quel est donc le rôle positif que
nous pouvons jouer dans les circonstances actuelles, si complexes soient-elles?
Sans doute est-il vrai de dire que nous, chrétiens, considérons l’unité nationale comme le
garant de notre existence même, et la perte de cette unité comme une menace de disparition,
de durcissement et d’effritement. C’est pourquoi, nous entendons jouer le rôle qui nous
permettra de renforcer l’unité nationale, en réactivant les valeurs qui sont essentielles à nos
yeux.
Le dialogue et la liberté d’expression
Il ne nous est pas possible de mentionner toutes les causes de la crise actuelle, mais nous nous
demandons comment dépasser cette situation douloureuse pour aboutir à une tentative de
dialogue sincère entre toutes les parties. Ce dialogue n’est pas chose facile car il suppose
d’abord la confiance dans l’autre et l’écoute de sa parole. Il nous faut aussi prendre
sérieusement en considération les idées de l’autre, même si elles sont différentes des nôtres.
Il n’y a pas de dialogue véritable sans acceptation préalable que “personne ne possède la
vérité complète”, ce qui veut dire que le but essentiel du dialogue est la recherche commune
de ce qui se rapproche le plus de la vérité; cette recherche commune suppose d’y convier
toutes les parties, sans exclusive aucune.
Un tel dialogue nécessite d’être suffisamment conscients afin de ne pas être entraînés par
différents canaux d’informations tendancieuses. Le chrétien adulte se libère de ses idées
négatives préconçues ; il tente par le dialogue, et par l’humilité du dialogue et de l’écoute, de
connaître les données objectives afin de constituer un pont entre les courants antagonistes au
sein de la société. Le chrétien adulte est un acteur efficace dans la constitution d’une opinion
publique modérée, condition essentielle pour une réforme réussie. Le rejet de la violence
Nous invitons sincèrement toutes les parties à rejeter la violence. Cette option pour la nonviolence ne provient pas d’un sentiment de peur ou de faiblesse ; elle est l’expression d’un
principe évangélique essentiel et un élément constitutif de notre vie humaine et de notre foi.
L’Église nous enseigne la nécessaire distinction entre la violence issue de la haine et l’usage
légal de la force pour arrêter une agression contre la société, à condition que ceux qui usent
légitimement de la force respectent pleinement la dignité de toute personne, quelles que
soient ses prises de position à leur égard.
Nous refusons d'entrer dans le cercle vicieux qui engendre la peur de l'autre et étouffe toutes
les bonnes intentions qui cherchent à édifier la patrie.
Chaque croyant doit purifier son cœur du mépris et de la haine ainsi que de la peur qui
justifierait pour lui l’appel à l’usage de la violence. De plus, chaque croyant doit être, dans
tous les domaines de sa vie sociale, tant en famille que dans la rue ou au travail, un élément
efficace dans la réalisation de l’unité nationale. Il ne peut pas se réfugier dans une neutralité
négative mais doit être un instrument de paix.
Dans ce contexte, nous espérons que les sentiments nationaux sincères, qui ont animé
beaucoup de personnes pendant les jours passés, ne sont pas une excuse pour l’usage d’un
discours qui refuse l’autre et le méprise, ce qui annihilerait toute possibilité de
communication avec lui.
Nous exprimons notre profonde tristesse à toutes les familles des victimes; et nous nous
engageons à œuvrer autant que possible, à les aider toutes, sans aucune distinction, pour
alléger leurs souffrances.
En conclusion, au regard de la gravité de la situation, au nom de tous ceux qui ont versé leur
sang, nous implorons les Syriens de tous bords, à se mobiliser sans tarder pour construire un
dialogue national sincère en vue d’une issue à cette crise.
Nous implorons le Très-Haut afin que notre premier objectif à tous, soit l'intérêt et la dignité
de chaque citoyen syrien. Ainsi nous renoncerons à tout exclusivisme étroit en cherchant,
envers et contre tout, à sauvegarder le salut de la nation.
Damas, le 3 juin 2011
(traduit de l'original en arabe)



Monday, June 20, 2011

L'Eglise anglicane va autoriser des évêques homosexuels


le 20 juin 2011 à 10h32 , mis à jour le 20 juin 2011 à 16h53

Selon un texte qui devait être publié lundi, l'orientation sexuelle ne doit pas être prise en considération dans la promotion d'un prêtre au rang d'évêque.


Des prêtres homosexuels un jour évêques ? Ce serait pour bientôt. L'Eglise anglicane d'Angleterre s'apprête à l'autoriser, selon un document devant être rendu public lundi en prévision du prochain synode (assemblée de délégués) de l'Eglise en juillet.

Intitulé "choisir des évêques, la loi sur l'égalité de 2010", ce texte insiste sur le fait que l'orientation sexuelle ne doit pas être prise en considération dans la promotion d'un prêtre au rang d'évêque. Cependant, le document recommande que la hiérarchie de l'Eglise puisse bloquer une nomination si cette nomination devait "causer de la division et de la désunion dans le diocèse" concerné.

L'Eglise anglicane avait été pressée de clarifier sa position sur l'ordination d'évêques homosexuels après que Jeffrey John, prêtre célibataire et homosexuel vivant avec un autre religieux, eut été contraint de renoncer au poste d'archevêque de Reading en 2003. En juillet 2010, l'Eglise anglicane d'Angleterre a de nouveau écarté la candidature de Jeffrey John au poste d'évêque du diocèse londonien de Southwark. Doyen de St Albans, Jeffrey John a contracté en 2006 un partenariat civil avec un autre prêtre, tout en assurant vivre dans le "célibat", un terme qui pour les hommes et les femmes d'Eglise est synonyme de chasteté. En septembre dernier, l'archevêque de Canterbury, le chef des anglicans, avait indiqué qu'il n'avait "pas de problème" avec le fait que des évêques soient homosexuels, pourvu qu'ils s'en tiennent au célibat.

L'ordination des femmes et celle d'évêques homosexuels dans l'Eglise d'Angleterre divise profondément ses membres. De nombreux hiérarques et fidèles anglicans, notamment en Afrique, rejettent l'attitude de leur Eglise sur l'homosexualité. Deux mois après la visite historique au Royaume Uni du pape Benoît XVI, trois évêques anglicans avaient annoncé en novembre dernier qu'ils rejoignaient, avec deux autres transfuges, l'Eglise catholique, pour marquer leur opposition à l'ordination des femmes ou la bénédiction des unions homosexuelles dans l'Eglise d'Angleterre. L'Eglise anglicane est née d'une rupture avec l'Eglise catholique au 16e siècle après que le pape Clément VII eut refusé d'accorder au roi d'Angleterre Henri VIII un divorce. L'Eglise d'Angleterre est l'Eglise mère de la communauté anglicane, qui compte quelque 77 millions de fidèles.

le 20 juin 2011 à 10:32

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Tuesday, June 14, 2011

Maintenant, que leur fera le maître de la vigne?



9Il se mit ensuite à dire au peuple cette parabole: Un homme planta une vigne, l'afferma à des vignerons, et quitta pour longtemps le pays.

10Au temps de la récolte, il envoya un serviteur vers les vignerons, pour qu'ils lui donnent une part du produit de la vigne. Les vignerons le battirent, et le renvoyèrent à vide.

11Il envoya encore un autre serviteur; ils le battirent, l'outragèrent, et le renvoyèrent à vide.

12Il en envoya encore un troisième; ils le blessèrent, et le chassèrent.

13Le maître de la vigne dit: Que ferai-je? J'enverrai mon fils bien-aimé; peut-être auront-ils pour lui du respect.

14Mais, quand les vignerons le virent, ils raisonnèrent entre eux, et dirent: Voici l'héritier; tuons-le, afin que l'héritage soit à nous.

15Et ils le jetèrent hors de la vigne, et le tuèrent. Maintenant, que leur fera le maître de la vigne?

16Il viendra, fera périr ces vignerons, et il donnera la vigne à d'autres. Lorsqu'ils eurent entendu cela, ils dirent: A Dieu ne plaise!

17Mais, jetant les regards sur eux, Jésus dit: Que signifie donc ce qui est écrit: La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l'angle?

18Quiconque tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.

19Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchèrent à mettre la main sur lui à l'heure même, mais ils craignirent le peuple. Ils avaient compris que c'était pour eux que Jésus avait dit cette parabole.

Luc 20:9-19.



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Monday, June 6, 2011

Les Jésuites de la Syrie appellent à l’unité nationale

Les Jésuites de la Syrie appellent à l’unité nationale
(06-Jun-2011) Dans une «Méditation sur les événements actuels en Syrie» les jésuites de ce pays analysent la situation confuse dans laquelle se trouve la Syrie. Ils lancent un appel à l’unité nationale et au refus du rejet d’une partie de la population par une autre. Pour les chrétiens, cette unité est le garant de leur existence même. En outre, les jésuites appellent au dialogue et à la liberté d’expression. Ils invitent sincèrement toutes les parties à rejeter la violence. Ils terminent en exprimant leur profonde tristesse à toutes les familles des victimes.

Lisez le texte complet:

Méditations sur les événements actuels en Syrie
Nous, les Jésuites en Syrie, sommes bouleversés par les événements récents qui ont lieu dans
ce pays qui nous est cher. Nous nous sommes rencontrés pour prier ensemble, pour
intercéder en sa faveur, et pour méditer sur ce qui s’y passe. Ce texte est le fruit de notre
prière, nous désirons le partager avec vous :
La Syrie, pays agent de civilisation
Notre patrie, la Syrie, est le pays des multiples civilisations qui se sont succédées sur notre
terre et ont enrichi notre patrimoine. Une grande partie de cette richesse provient de la
communication et de l’harmonie entre des personnes de culture, de religion et de spiritualité
différentes. Ensemble, ces personnes ont constitué une unité dont nous sommes fiers et à
laquelle nous tenons, ce qui nous fait porter une grande responsabilité pour préserver cet
héritage grandiose.
L’histoire de notre pays s’est distinguée par l’esprit d’hospitalité et d’ouverture à l’autre, quel
qu’il soit. Cet esprit d'hospitalité, de recherche de l'unité dans la différence, ainsi que tous les
efforts qui conduisent à la construction de l'unité nationale sont, sans aucun doute, aux
fondements de la société syrienne et en font une belle et vivante mosaïque.
Les événements récents
Depuis quelques mois, surgissent dans notre pays, comme dans la plupart des pays arabes,
des revendications de réformes des structures politiques et sociales. Ces réformes visent à
conforter l'état de droit et la conscience citoyenne, dans le respect des libertés individuelles.
De telles revendications sont un droit légitime et reconnu pour tous, permettant à chaque
citoyen d'être un acteur de la transformation de cette société.
Malheureusement, c'est la confusion qui a pris le dessus, ouvrant la voie à la violence. Le
refus de l’autre, comme nous le savons tous, est la cause principale de la violence qui appelle
à son tour une autre violence. Nous observons en ce moment des tentatives visant à fomenter
des troubles et une guerre confessionnelle qui mèneraient à l’effritement de notre société.
Face à ces évènements sanglants dont l'intensité, la dureté et la violence augmentent de
semaine en semaine, et qui font des victimes innocentes, nous ne pouvons que pousser un cri
d'appel à la conscience de nos concitoyens, quelle que soit leur appartenance.
Ces circonstances difficiles ne constituent pas la première crise que vit notre peuple, et
malgré cela et dans chaque crise, nous avons trouvé dans l'Évangile le chemin à suivre nous
indiquant le juste choix à faire, la patience pour marcher sur ce chemin, ainsi que le courage
du silence quand il est nécessaire et de la parole quand elle s’impose.
En effet, l'Évangile nous appelle à témoigner au coeur de notre monde, à renforcer le dialogue
avec tous et à promouvoir la justice pour tous. C’est pourquoi, nous nous trouvons
maintenant appelés à exprimer notre total soutien à cette patrie et à son peuple, et à témoigner
des valeurs que nous tirons de notre foi et que nous pensons pouvoir partager avec nos
compatriotes des différentes confessions religieuses et spirituelles, et des différents courants
philosophiques. Nous le pouvons parce que nous partageons avec eux tous l’héritage de la
noble civilisation arabe et que nous partageons avec eux le même souci de l’unité nationale et
le même respect de tous.
Les mutations à l’oeuvre dans le monde arabe, et les troubles actuels qui en ont résulté dans la
société syrienne, sont porteurs d'une espérance nouvelle qu’il faut prendre en considération.
Cette espérance se caractérise en tout premier lieu par la liberté d’expression et la liberté
d’opinion, ainsi que par la recherche commune de la vérité. Les réformes sociales et
politiques sont devenues une nécessité pressante que nul n'a le droit d'ignorer.
La priorité de l’unité nationale
Ce qui caractérise une communauté humaine, c’est la diversité de ses composantes. Il n’y a
pas de vie sociale s’il n’y a pas de différences. La véritable paix nationale ne peut pas se
construire par le rejet d’une partie de la population contre une autre ; elle suppose tout au
contraire une véritable vie en commun. Cette vie n’est pas possible dans la perception
négative de la présence de l’autre, dans une simple “existence côte à côte” ; elle requiert une
véritable convivialité où chaque membre a un rôle efficace dans la société.
C’est pourquoi, nous partageons les craintes de notre peuple devant les défis actuels ; ces
craintes surgissent face à tout changement des structures. Quel est donc le rôle positif que
nous pouvons jouer dans les circonstances actuelles, si complexes soient-elles?
Sans doute est-il vrai de dire que nous, chrétiens, considérons l’unité nationale comme le
garant de notre existence même, et la perte de cette unité comme une menace de disparition,
de durcissement et d’effritement. C’est pourquoi, nous entendons jouer le rôle qui nous
permettra de renforcer l’unité nationale, en réactivant les valeurs qui sont essentielles à nos
yeux.
Le dialogue et la liberté d’expression
Il ne nous est pas possible de mentionner toutes les causes de la crise actuelle, mais nous nous
demandons comment dépasser cette situation douloureuse pour aboutir à une tentative de
dialogue sincère entre toutes les parties. Ce dialogue n’est pas chose facile car il suppose
d’abord la confiance dans l’autre et l’écoute de sa parole. Il nous faut aussi prendre
sérieusement en considération les idées de l’autre, même si elles sont différentes des nôtres.
Il n’y a pas de dialogue véritable sans acceptation préalable que “personne ne possède la
vérité complète”, ce qui veut dire que le but essentiel du dialogue est la recherche commune
de ce qui se rapproche le plus de la vérité; cette recherche commune suppose d’y convier
toutes les parties, sans exclusive aucune.
Un tel dialogue nécessite d’être suffisamment conscients afin de ne pas être entraînés par
différents canaux d’informations tendancieuses. Le chrétien adulte se libère de ses idées
négatives préconçues ; il tente par le dialogue, et par l’humilité du dialogue et de l’écoute, de
connaître les données objectives afin de constituer un pont entre les courants antagonistes au
sein de la société. Le chrétien adulte est un acteur efficace dans la constitution d’une opinion
publique modérée, condition essentielle pour une réforme réussie.
Le rejet de la violence
Nous invitons sincèrement toutes les parties à rejeter la violence. Cette option pour la nonviolence
ne provient pas d’un sentiment de peur ou de faiblesse ; elle est l’expression d’un
principe évangélique essentiel et un élément constitutif de notre vie humaine et de notre foi.
L’Église nous enseigne la nécessaire distinction entre la violence issue de la haine et l’usage
légal de la force pour arrêter une agression contre la société, à condition que ceux qui usent
légitimement de la force respectent pleinement la dignité de toute personne, quelles que
soient ses prises de position à leur égard.
Nous refusons d'entrer dans le cercle vicieux qui engendre la peur de l'autre et étouffe toutes
les bonnes intentions qui cherchent à édifier la patrie.
Chaque croyant doit purifier son coeur du mépris et de la haine ainsi que de la peur qui
justifierait pour lui l’appel à l’usage de la violence. De plus, chaque croyant doit être, dans
tous les domaines de sa vie sociale, tant en famille que dans la rue ou au travail, un élément
efficace dans la réalisation de l’unité nationale. Il ne peut pas se réfugier dans une neutralité
négative mais doit être un instrument de paix.
Dans ce contexte, nous espérons que les sentiments nationaux sincères, qui ont animé
beaucoup de personnes pendant les jours passés, ne sont pas une excuse pour l’usage d’un
discours qui refuse l’autre et le méprise, ce qui annihilerait toute possibilité de
communication avec lui.
Nous exprimons notre profonde tristesse à toutes les familles des victimes; et nous nous
engageons à oeuvrer autant que possible, à les aider toutes, sans aucune distinction, pour
alléger leurs souffrances.
En conclusion, au regard de la gravité de la situation, au nom de tous ceux qui ont versé leur
sang, nous implorons les Syriens de tous bords, à se mobiliser sans tarder pour construire un
dialogue national sincère en vue d’une issue à cette crise.
Nous implorons le Très-Haut afin que notre premier objectif à tous, soit l'intérêt et la dignité
de chaque citoyen syrien. Ainsi nous renoncerons à tout exclusivisme étroit en cherchant,
envers et contre tout, à sauvegarder le salut de la nation.
Damas, le 3 juin 2011
(traduit de l'original en arabe)


Source
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Saturday, May 28, 2011

Restructuration de la Curie & Congrégation de Procureurs


Le Père Général


A toute la Compagnie

Changements dans l'organisation du gouvernement de la Compagnie

à la Curie Générale



Chers Frères dans le Christ,



Lorsque j'ai été élu Général, la Compagnie de Jésus m'a apporté le soutien d'une équipe de personnes qui constituent ce que nous appelons traditionnellement la Curie Générale. Je ne cesse d'apprécier et d'admirer la générosité et l'efficacité de cette équipe et de son aide précieuse pour ma mission de Supérieur Général.



La 35ème Congrégation Générale m'a en même temps fixé plusieurs orientations pour le gouvernement de la Compagnie et elle a demandé qu'une « large révision du gouvernement central » (d.5, n.9) soit engagée. Ces derniers mois, j'ai pu partager avec des Supérieurs Majeurs et des jésuites de diverses Conférences les grandes lignes de ce que j'entreprends pour répondre à ce mandat de la 35ème Congrégation Générale. Par cette lettre, je désire informer la Compagnie du point où nous en sommes dans cette révision.



Tout d'abord, je tiens à dire que le traitement des affaires ordinaires de gouvernement de la Compagnie (comme par exemple la nomination des supérieurs, l'admission aux derniers vœux, les renvois, l'érection des communautés, les comptes-rendus de visite ou les rapports financiers) continuera à être assuré selon les efficaces procédures qui proviennent de l'expérience et de la sagesse acquises par la Compagnie pendant près de cinq cents ans. Les changements que nous introduisons touchent essentiellement à notre capacité à répondre aux questions posées à notre mission avec la souplesse, la profondeur et la créativité requises à ce moment précis de l'histoire et de la vie de l'Eglise.



Les changements principaux peuvent être regroupés sous quatre têtes de chapitre :


1. Restructuration des Secrétariats établis à la Curie
2. Institution d'une petite Commission pour la Mission au sein du Conseil Général
3. Création d'un Groupe de Réflexion à Rome pour un travail de veille en continu
4. Autres modifications



1. Avec l'aide des Conseillers Généraux, nous restructurons les Secrétariats. La structure en place jusqu'à maintenant avait été établie avant tout en fonction des secteurs apostoliques. Ainsi, par exemple, un secrétaire pour la justice sociale veillait sur les centres sociaux, un secrétaire pour la spiritualité traitait des centres de spiritualité, et ainsi de suite. Mais aujourd'hui, afin de mieux promouvoir la mission telle qu'elle a été comprise et présentée lors de nos dernières Congrégations Générales, j'ai décidé de restructurer les Secrétariats de la façon suivante:



A- Il y aura trois Secrétaires (pour le moment appelés «Secrétaires Centraux») dont les fonctions et responsabilités couvriront les grandes dimensions de notre mission, qui doivent être présentes dans tous les secteurs apostoliques. Ainsi nous aurons des Secrétaires pour (1) le Service de la Foi, (2) la Promotion de la Justice et (3) la Collaboration avec autrui.

B- Certains apostolats particuliers qui touchent aux principaux domaines de la mission de la Compagnie et requièrent animation et coordination auront aussi un Secrétaire. Je pense actuellement à l'éducation primaire et secondaire, à l'enseignement supérieur et l'apostolat intellectuel. Ces secrétaires sectoriels pourront résider à Rome ou ailleurs, en fonction des besoins précis et des possibilités.

C- D'autres domaines de la mission (par exemple le dialogue interreligieux ou les communications) feront l'objet d'un suivi et d'une animation assurés principalement par des réseaux. Nous avons déjà en place un réseau pour le dialogue interreligieux et œcuménique.


2. Afin de promouvoir une réflexion sur la mission qui soit plus focalisée et une capacité de réponse aux enjeux apostoliques qui soit plus souple, je constitue une petite Commission au sein du Conseil Général pour discuter, discerner et élaborer des propositions sur des sujets relevant de notre mission commune. Cette Commission se composera des trois Secrétaires Centraux, de deux Conseillers Généraux et du Général. Nous nous retrouverons une fois par semaine et prendrons le temps nécessaire pour étudier les sujets inscrits à l'ordre du jour.



3. Afin de bénéficier d'une aide régulière pour réfléchir sur différentes évolutions qui affectent notre mission et en comprendre plus profondément les conséquences, j'ai constitué un groupe, ici à Rome, que j'ai appelé « Groupe de Réflexion de la Grégorienne » (parce que nous nous réunissons à l'Université Grégorienne). Depuis janvier de cette année nous avons tenu des sessions mensuelles de réflexion sur des sujets importants que je soumets à examen. Ce groupe est constitué de six jésuites venant de six disciplines et nationalités différentes qui ont tous généreusement accepté ce travail supplémentaire afin de m'apporter leur aide. Les membres actuels du groupe sont les Pères Giovanni Cucci (ITA - Culture - Civiltà Cattolica), José Funes (ARU - Science, Astronomie - Observatoire du Vatican), Michael Paul Gallagher (HIB - Théologie - Université Grégorienne), Daniel McDonald (WIS - Sociologie - Université Grégorienne), Théoneste Nkeramihigo (RWB - Philosophie - Université Grégorienne) et Hans Zollner (GER - Psychologie - Université Grégorienne).



4. Enfin, à la lumière des changements mentionnés ci-dessus et après avoir consulté le Conseil Général, j'ai estimé que les contraintes que je faisais porter aux deux Conseillers Généraux non résidant (les Pères Mark Rotsaert et Arturo Sosa) représentaient des charges qui ne s'imposent plus. Je souhaite remercier le Père Rotsaert et le Père Sosa pour les généreux services, de qualité, qu'ils ont rendus comme Conseillers Généraux ces trois dernières années. Je suis sûr que, même s'ils cessent d'être Conseillers Généraux, je pourrai continuer à compter sur leurs aides et leurs avis en cas de besoin.



Tous ces changements répondent à l'invitation toujours présente que nous adresse notre tradition de Compagnie : fixer l'attention sur le but de notre Compagnie et rechercher les instruments les plus appropriés pour discerner la volonté de Dieu et apporter avec générosité une réponse déterminée à l'appel du Christ à servir avec Lui dans notre monde d'aujourd'hui. Le Saint-Père a réaffirmé à plusieurs reprises que l'Eglise continue à compter sur nous pour le grand chantier de l'évangélisation ; il attend de nous l'engagement en profondeur - profondeur dans la réflexion et dans la démarche spirituelle - que la Compagnie a toujours offert. Telle est notre mission. C'est pour nous une grande joie que de pouvoir contribuer, même de manière très modeste, à l'œuvre de rédemption de Dieu. Notre désir est de continuer à grandir dans notre être et notre faire comme serviteurs de la mission du Christ.



Permettez-moi d'achever cette lettre en remerciant très sincèrement tous ceux qui m'aident actuellement dans le gouvernement de la Compagnie. Je suis rempli d'admiration pour la compétence mise en œuvre dans leur travail et pour l'humble générosité de leur engagement. Sans eux, ma mission de gouvernement se trouverait gravement affectée. Je vous prie donc de demander au Seigneur qu'il les bénisse tous avec abondance et comble leurs journées de joie et de consolation spirituelle.



Avec ma reconnaissance fraternelle, dans le Seigneur,


Adolfo Nicolás, S.I.

Supérieur Général


Rome, le 25 février 2011


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